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    <title><![CDATA[Le blog de Cathou]]></title>
    <link>http://www.litterature-pour-tous.com/</link>
    <description>Une approche de certains écrivains ; vie, œuvres, extraits. </description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog de Cathou]]></title>
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    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 03:04:42 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 03:04:42 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.litterature-pour-tous.com</copyright>            <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les Origines de la langue Française]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-les-origines-de-la-langue-francaise-43938495.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 14pt;">La double naissance</span></span><br></span></span></strong></span>
  </div>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>842&nbsp;&nbsp; Serments de Strasbourg<br></strong></span><br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Les&nbsp; serments de Strasbourg sont les premiers documents où le
    latin cède la place aux langues vulgaires, le&nbsp; "roman"&nbsp; pour la partie occidentale de l'empire, le&nbsp; "tudesque" pour la partie orientale.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Le mot&nbsp; "tudesque"&nbsp; vient de l'adjectif germanique tiudesc,
    qui signifie <em>«populaire»</em>. Cette racine se retrouve aussi dans le mot <em>tiudesc-Land</em> qui signifie le <em>«pays du peuple»</em>.&nbsp; Au fil du temps, il se transformera en
    <em>Deutschland</em>, nom actuel de l'Allemagne.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <br>
    Ils sont trois, <strong>Lothaire (ci contre),</strong> Louis et Charles. Les deux premiers sont frères. Lothaire, quarante-sept ans, et Louis, <img src=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fb/Lothar_I.jpg/180px-Lothar_I.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fb/Lothar_I.jpg/180px-Lothar_I.jpg" width="180" height="278">trente-quatre, sont les fils de l'empereur Louis le Pieux et d'Ermangarde.
    Charles est le fruit du remariage de l'empereur avec la jeune et belle Judith de Bavière. Il a dix-neuf ans. <strong>Tous les trois sont les petits-fils de</strong> <strong>Charlemagne</strong>.
    Ils se font la guerre depuis deux lustres, et plus encore depuis la mort de leur père. <strong>Le Pieux</strong> semblait pourtant avoir tout prévu et réglé depuis longtemps. En 817, l' année
    suivant son couronnement, il a rompu avec la tradition franque du partage en instituant son premier fils, Lothaire, en futur détenteur de la couronne impériale. Ses autres fils, Louis et Pépin
    (ce dernier devait mourir quelques années plus tard), recevraient en lots de consolation des royaumes soumis à l' autorité de Lothaire. Entre la coutume des Francs et le rêve d'un Empire romain
    reconstitué, Louis 1er choisit l'unité de l' Empire et celle de l' Europe chrétienne. L'Église applaudit. Les guerriers francs et leurs chefs plient, sans enthousiasme. La naissance de Charles,
    l'ambition de Judith et&nbsp; l'amour de Louis pour sa jeune épouse vont bouleverser le schéma. Pour doter le petit Charles et lui assurer un bel avenir, on va peu à peu rogner sur les
    territoires promis à Lothaire, lequel n'entend pas être dépossédé par un gamin et par une marâtre qui a ensorcelé son père. Le ton monte et, chez les princes francs, il est rare qu' on en reste
    aux mots. D'autant que Lothaire est pressé de ceindre la couronne promise avant qu' elle ne tombe en quenouille. Si pressé que, par deux fois, il monte une expédition, dépose son père - avec l'
    appui de l' archevêque de Reims - et l' envoie méditer, en compagnie de l' impératrice, derrière les murs d'un couvent. Deux fois, le vieil empereur refait surface. Intrigues, coups de main,
    assassinats, yeux crevés, alliances faites et défaites, mais aussi, comme personne ne l' emporte durablement, réconciliations spectaculaires, embrassades, pardons, traités, nouveaux partages. Les
    royaumes virtuels et leurs titulaires se font et défont. Lorsque Louis meurt à Mayence en 840, l'idée impériale est morte. Elle n'aura pas duré un demi-siècle. Elle entre dans la légende de
    l'Europe.<br>
    <br>
    <img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/75/Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg/300px-Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/75/Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg/300px-Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg" width="220" height="209">Mais Lothaire s'y accroche encore, et
    pour cause. L'Église franque, elle, hésite. L'unité politique de I'Empire, garante de son unité spirituelle, c'était sa grande idée. Un empereur, un pape, une chrétienté. Mais elle vient aussi,
    dans les dernières années du règne de Louis le Pieux, de découvrir les bénéfices d'un pouvoir impérial affaibli et divisé ; sous <strong>Charlemagne,</strong> elle était soumise ; depuis 830,
    elle dirige l' essentiel des affaires politiques et l' administration d 'un monarque affaibli. Et Lothaire, le violent, le brutal, risque de replacer l' épiscopat sous le joug.<br>
    <br>
    &nbsp;Le sort des armes va trancher le cas de conscience des évêques et exprimer, faute d'un message plus clair, la volonté divine : le 25 juin 841, les troupes conjointes de <strong>Louis, dit
    le Germanique,</strong> et de <strong>Charles, qu' on sumommera le Chauve</strong>, rencontrent à Fontenoy en Puisaye, près d' Auxerre, les soldats de Lothaire. Le choc fut, disent les annales,
    d'une extraordinaire violence. Lothaire, défait, s' enfuit, abandonnant sur le champ de bataille les corps de la plupart de ses partisans. La guerre est finie, la parole appartient désormais aux
    politiques, c'est-à-dire aux clercs.<br>
    <br>
    Faute de document, on doit imaginer les tractations entre les camps, les émissaires, les cartes rudimentaires, les colères des uns</span></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">et des autres et les efforts des religieux pour mettre fin au plus vite à un conflit dont les hordes païennes, les Arabes
    au sud, les Normands à l' ouest et au nord, les Hongrois à l'est, pourraient profiter.<br>
    Sans doute est-ce d'un groupe de ces clercs savants, formés aux écoles d'Aix-la-Chapelle, de Corbie ou de <strong>Fulda*,</strong> imprégnés de culture latine traditionnelle, qu' est venue cette
    idée si simple et si révolutionnaire : effectuer le partage entre Charles et Louis - Lothaire, provisoirement, est hors course, contraint d' accepter ce qu'on lui donne - selon la langue parlée
    par leurs sujets. <strong>Une Francia occidentalis à l' ouest, dont les habitants parlent le roman ; une Francia orientalis à l'est, de langue germanique</strong>. Entre les deux, en tampon parce
    <img src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:9r-hKF_nmmqTGM:http://osee3.unblog.fr/files/2009/10/0a2.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:9r-hKF_nmmqTGM:http://osee3.unblog.fr/files/2009/10/0a2.jpg" width="105" height="111">qu' on n' est pas naïf, on réservera pour Lothaire un royaume tout en
    longueur et assez invivable, <strong>multilingue de surcroît,</strong> qui court de la Lombardie à l' embouchure du Rhin. En guise de consolation, Lothaire conservera la couronne impériale,
    réduite à un simple symbole d'unité. <strong>L'idée de la France et celle de l' Allemagne sont nées autour de l' appartenance homogène à une manière de parler.</strong><br>
    <br>
    *</span></span></span> <cite><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fulda">fr.wikipedia.org/wiki/<strong>Fulda</strong></a><br>
    <br></cite> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong>Le roman est une langue doublement vulgaire</strong> : un
    dérivé populaire du latin populaire, celui des marchands, des esclaves et des soldats arrivés en Gaule avec la conquête romaine huit siècles plus tôt. Du mauvais latin mâché et remâché par
    l'usage quotidien jusqu'à n'avoir plus qu'un vague souvenir de sa naissance. Ces origines fort plébéiennes de la langue française n' ont jamais fait l' affaire des nationalistes : <strong>on n'
    avoue pas aisément que le génie de la langue, ce don des dieux, est né dans le ruisseau.</strong> Selon les époques, les idéologies et l' état des connaissances linguistiques, idéologues et
    grammairiens - c'est tout un - se sont échinés à trouver des parents plus nobles ou à imaginer des mariages augustes dont serait issu le divin enfant. Le celtique, le grec, le germain, l'hébreu.
    Peine perdue, immenses chantiers ouverts pour n'y découvrir qu' une poignée de cailloux, quelques mots, quelques formes grammaticales, quelques racines importées, comme il en existe dans toutes
    les langues, perdues dans un océan de latin bâtard et rustique, lequel traînait déjà avec lui un fantôme de grec.<br>
    <br></span></span></span> <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Dater la naissance de la langue française parlée est donc une vaine entreprise.</strong> Chacun croit parl</span></span>er le latin de son père
    et de sa mère et chacun le transforme. Mais à un moment, vers le début du VII ème&nbsp; siècle, chacun se rend compte qu'il ne comprend plus que vaguement le vieux latin des gens instruits, celui
    qu' on parle <img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/28/Sacramenta_Argentariae_%28pars_longa%29.png/180px-Sacramenta_Argentariae_%28pars_longa%29.png" class="GcheTexte"
    alt="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/28/Sacramenta_Argentariae_%28pars_longa%29.png/180px-Sacramenta_Argentariae_%28pars_longa%29.png" width="180" height="350">dans les
    églises, et moins encore celui des livres. Il a cessé de parler latin. Déjà, les évêques recommandent aux prêtres d'utiliser dans leurs prêches un latin simplifié.&nbsp; Que Charlemagne et sa
    cour d'intellectuels rénovent les études et les lettres latines tombées en déshérence, et l' écart se creuse encore, définitivement. <strong>Les contemporains de Charlemagne ont conscience qu'il
    existe désormais deux langues dans la partie occidentale de l'Empire, celle de l' écrit, le latin, et celle des illettrés, de la parole, que personne encore n'appelle le français et qui
    s'éparpille d'ailleurs en une infinité de dialectes.</strong><br>
    <br>
    <strong>Du côté de l' écriture - latine</strong> : le sacré, le pouvoir, la justice, la littérature, les formes nobles du savoir; le tout entre les mains d 'une toute petite minorité de clercs,
    bilingues, seuls détenteurs de cette immense puissance, celle de tradui re en langue romane rustique la parole de Dieu, les ordres de l' administration, les décisions des juges et la mémoire de
    la civilisation. <strong>Du côté de la parole</strong> : la sujétion, l'espace restreint des patois, la force brutale de l'aristocratie militaire franque, l'exercice rugueux et borné de la vie
    quotidienne.<br>
    <br>
    <strong>Le 14 février 842, Louis le Germanique et Charles le Chauve se rencontrent à Strasbourg pour sceller l'alliance d'où sortiront,</strong></span></span></span> <span style=
    "color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>quelques mois plus tard, les traités de Verdun.</strong> Les conseillers des deux
    rois ont tout fait pour donner à l' événement un éclat exceptionnel. Plus que publique, la cérémonie est publicitaire. II ne s' agit pas d'un simple serment d'accord entre deux princes comme il y
    en a eu, comme il y en aura tant, mais d'un acte fondateur, directement inspiré par la volonté divine : la création de deux royaumes égaux que les deux demi-frères se donnent l'un à l'autre par
    total consentement, après l</span></span>e jugement de Dieu sans appel qu' est la victoire de Fontenoy.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">II est donc essentiel que tous entendent et comprennent le serment échangé. lls sont donc là, présents,
    <strong><em>&lt; &lt;en la cité qui jadis s' appelait Argentaria, mais qui aujourd' hui est appelée communément Strasbourg &gt;&gt;</em></strong>, les conseillers qui ont préparé l'accord, les
    clercs qui administrent, les législateurs, les hommes de cour, mais aussi,&nbsp; mais surtout, les chefs de guerre et leurs troupes. C'est à eux que s' adressent en priorité Louis et Charles. Le
    premier, le plus âgé. parle d' abord, en langue germanique, à ceux de son camp pour leur expliquer la force particulière du serment qu'il va prononcer : <strong><em>&lt;&lt; Si toutefois, ce qu'à
    Dieu ne plaise, je venais à violer le serment juré à mon frère, je délie chacun de vous de toute soumission envers moi, ainsi que du serment que vous m' aurez prêté. &gt;&gt;</em></strong>
    Charles, en langue romane, reprend exactement les mêmes termes.<br>
    <br>
    C' est après ce moment que se produit le coup de théâtre politique et linguistique préparé en coulisse. Louis le Germanique, toujours au bénéfice de&nbsp; l' âge, se tourne vers les troupes de
    Charles et jure, en langue romane : <strong><em>&lt;&lt;Pro Deo amur et pro Christian poblo et nostro commun salvament, dist di en avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo
    cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra salvar dift, in o quid il mi altresi fazet.</em> <em>. . &gt;&gt;</em></strong></span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On est obligé aujourd'hui de traduire cette première apparition du français : <strong><em>&lt;&lt;Pour
    l'amour de Dieu et pour le&nbsp; salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir de ce jour, pour autant que Dieu m' en donne le savoir et le pouvoir, je soutiendrai mon frère Charles ici
    présent de mon aide matérielle et en toute chose, à condition qu' il m' en fasse autant. .. &gt;&gt;<br>
    <br></em></strong> Et Charles prononce un serment de nature identique, en langue tudesque: <strong><em>&lt;&lt;In Goddes minna ind thes christianes folches ind unser bedhero gehaltnissi. ..
    &gt;&gt;<br>
    <br></em></strong> <span style="color: #800000;">Vient ensuite un troisième serment, celui que&nbsp; &lt;&lt; le peuple de chacun des deux &gt;&gt; prononce dans sa propre langue.
    <em><strong>&lt;&lt; Si Louis tient le serment qu' il a juré à son frère Charles et que Charles, mon seigneur, de son côté n' observe pas le sien, au cas où je ne pourrais l' en détourner, je ne
    lui prêterai en cela aucun appui, ni moi ni nul que j' en pourrais détourner &gt;&gt;</strong></em><em>.<br>
    <br></em> <strong>Les Serments de Strasbourg</strong> marquent la naissance conjointe de la France et de l' Allemagne, <strong>sous le signe de la reconnaissance mutuelle de leur spécificité
    linguistique sur la ruine de l'idée impériale latine<br>
    fondateur.</strong><em><br></em></span><strong><em><span style="color: #800000;"><br></span></em></strong></span></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong>Les <em>Serments de Strasbourg</em></strong> sont primordiaux du point de vue de l'histoire <a title=
    "Linguistique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Linguistique">linguistique</a>, car ils sont une des premières attestations écrites de l'existence d'une <a title="Langues romanes" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_romanes">langue romane</a> en <a title="Francie occidentale" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francie_occidentale">Francie occidentale</a> (ici l'ancêtre
    de la <a title="Langue d'oïl" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_d%27o%C3%AFl">Langue d'oïl</a>) et d'un <a title="Langues germaniques" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_germaniques">dialecte germanique</a>.</span></span></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">(extrait&nbsp; du Préambule : "Le Pays de la Littérature" Pierre Lepape - Edition du Seuil)</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Oct 2011 15:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">876f743a79e46c4e9c37ae7f363684bd</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Yasunari Kawabata]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-yasunari-kawabata-97532912.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000; font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">1899&nbsp; 1972</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Prix Nobel de littérature en 1968</strong>, qualifié de <em>&lt;&lt; plus grand écrivain japonais
    contemporain&gt;&gt;</em> président, de 1948 à 1965, du PEN-club <em>(réunion de poètes -&nbsp; essayistes - nouvellistes)</em> de son pays, membre de l'Académie des arts,
    <strong>Kawabata</strong> risque de pâtir quelque peu, aujourd'hui, d'une consécration officielle aussi éclatante ; trop d'écrivains japonais du XXème&nbsp; siècle ont vécu leur carrière
    littéraire comme une révolte parfois tragique pour que l'oeuvre n'ait pas à se défendre contre une certaine réputation de complaisance. L'image reçue de Kawabata, le solitaire, le sage qui vit
    encore dans l'ancien Japon, contraste, elle aussi, un peu trop facilement avec les succès de l'homme public. Mais l'oeuvre, à s'en tenir à elle, <img src=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.kangchenjungamovingpictures.co.uk/blog/wp-content/uploads/2011/04/Kawabata.jpg&amp;sa=X&amp;ei=F4MZT5adEZSQ8gPE0OGrCw&amp;ved=0CAsQ8wc4JA&amp;usg=AFQjCNG8rveowY7CnAxH7JAMCf-jwHzOIw"
    class="DrteTexte" alt=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.kangchenjungamovingpictures.co.uk/blog/wp-content/uploads/2011/04/Kawabata.jpg&amp;sa=X&amp;ei=F4MZT5adEZSQ8gPE0OGrCw&amp;ved=0CAsQ8wc4JA&amp;usg=AFQjCNG8rveowY7CnAxH7JAMCf-jwHzOIw"
    width="204" height="300">est d'une réelle grandeur : une lecture superficielle n'y découvrira que drames d'amour, effusions sentimentales, orchestration nostalgique des usages d'antan. Or, ce qui
    fait le prix de chaque page de Kawabata, c'est la qualité du regard, les correspondances du paysage et du sentiment, le dépouillement d'un récit sans figure voyante ni abstraction, où la beauté
    des choses, l'apparence des êtres parvient à rendre compte des troubles les plus profonds.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Quand Kawabata y naît le 14 juin 1899, Osaka est déjà une grande ville, sans charme particulier. Son père y exerce la médecine ; c'est, comme d'ailleurs la mère de l'écrivain, une personne d'une
    haute culture, versé en particulier dans la poésie chinoise. Mais l'enfant n'a pas deux ans qu'il est déjà orphelin et il sera élevé dans la ferme de ses grands-parents. Sa grand-mère meurt
    bientôt et il reste seul avec son grand-père maternel, malade et aveugle. Il a quinze ans à la mort de celui-ci et connaît alors l'internat. Sa première oeuvre, publiée en 1925, sera l'écho de
    cette enfance assombrie par les deuils ; il s'agit du <em><strong>"Journal d'un garçon de quinze ans"</strong></em>, dont le thème fondamental est la solitude de l'orphelin.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Au carrefour de l'Orient et de
    l'Occident</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Très tôt, il se sent le goût de la peinture et de la littérature, publie des nouvelles dans les journaux,
    dévore la littérature russe et française. Ses études supérieures, à l'Université impériaIe de Tokyo, manifestent à la fois son intérêt pour l'Occident (il acquiert une connaissance approfondie de
    la langue anglaise) et son attachement à la tradition nationale (sa seconde spécialité est l'histoire de la littérature japonaise). Ses études terminées, son activité littéraire s'intensifie,
    d'autant plus que l'héritage paternel le délivre du souci de sa subsistance. En 1924, il fonde avec d'autres écrivains un groupe qui se propose de faire profiter les lettres japonaises des divers
    courants <img src="http://www.shunkin.net/Auteurs/Livres/KawabataYasunari2.jpg" class="GcheTexte" alt="http://www.shunkin.net/Auteurs/Livres/KawabataYasunari2.jpg" width="120" height=
    "200">intellectuels d'Occident (néo-romantisme, symbolisme, expressionnisme, psychanalyse, etc.). Mais si, pour certains d'entre eux, ce renouvellement passe par une rupture avec les conventions
    figées de la littérature<br>
    traditionnelle, ce n'est pas exactement le cas pour Kawabata, qui ne renonce pas complètement à l'esthétique ancienne et reste imprégné de religiosité bouddhique. Un récit paru en 1922,
    <em><strong>"La Petite danseuse d' Izu"</strong></em>, est, à cet égard, caractéristique : sous la forme de notes de voyage, nous est contée une intrigue amoureuse entre un étudiant et une jeune
    danseuse ; mais, au-delà de l'anecdote, on y déchiffre le sentiment de la beauté éphémère, de la pureté fragile, la nostalgie d'une tradition où la danse est moins exhibition que participation à
    un rite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <em><strong>"La Petite danseuse d' Izu"</strong></em> n'est encore qu'une nouvelle, quoique assez longue. Kawabata prendra l'habitude de publier ses oeuvres en feuilleton dans les journaux, et de
    constituer un roman à partir d'une suite de courts récits. Ce sera le cas d' <strong><em>"Asakusa Kurenaidan"</em></strong>&nbsp; publié en 1925 (Asakusa est le quartier des plaisirs des confins
    de Tokyo). Ce sera également le cas de <strong><em>"Pays de neige",</em></strong> dont l'élaboration s'étend de 1935 à 1948. On a pu qualifier ce roman, et certains de ceux qui ont suivi, de
    <em>&lt;&lt; tragédies du sentiment humain&gt;&gt;</em>. L'unité de l'oeuvre, plus encore que dans l'intrigue amoureuse <em>(un</em></span> <span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>dilettante, Shimamura, retrouve à chacun de ses séjours en montagne une femme, Komako, qui ne pourra supporter
    cette discontinuité et finira tragiquement</em>), réside dans l'intense poésie qui émane de ce pays de neige, coupé du reste du monde par un long tunnel, lieu hors du temps où naît un nouveau
    sentiment des choses.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Dans les années qui précèdent la Seconde Guerre mondiale, Kawabata échappe à l'agressivité nationaliste en se plongeant dans les Sûtra bouddhiques, de plus en plus pénétré de la présence de la
    mort dans la vie même, voyant dans toute beauté une allusion à une autre existence. Beaucoup de nouvelles de cette époque montrent comment le spectacle de la nature peut conduire à une communion
    au-delà de la mort. C'est ce sens religieux qu'il faut donner au thème, si fréquent dans toute l'oeuvre, de la floraison des arbres.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pendant ce temps, Kawabata reste éloigné des vicissitudes historiques ; aucune trace dans son oeuvre de la
    campagne de Chine ; mais le désastre de 1945 l'atteint profondément : <em>&lt;&lt; Je n'écrirai plus, déclare-t-il alors, que <img src=
    "http://www.shunkin.net/Auteurs/Livres/KawabataYasunari5.jpg" class="DrteTexte" alt="http://www.shunkin.net/Auteurs/Livres/KawabataYasunari5.jpg" width="120" height="196">des poèmes voués aux
    morts.&gt;</em>&gt; Est-ce ainsi qu'il faut interpréter <em><strong>"Nuée d'oiseaux blancs",</strong></em> roman publié en 1952 ? Il s'agit encore d'une histoire d'amour et de mort. Kikuji
    connaît, avec la maitresse de son père, mort récemment, une indicible plénitude amoureuse ; mais celle-ci se suicide ; sa fille Fumiko se donne à lui, mais elle sent qu'elle ne saurait être, pour
    Kikuji, qu'une réminiscence de sa mère, et elle disparaît. Cette trame, grossièrement résumée, ne rend cependant pas compte de l'essentiel : les deux femmes pratiquaient en expertes l'art du thé
    et il s'établit une correspondance constante et très délicate entre la perfection des objets, des gestes traditionnels, et les expériences sensuelles des amants, à la recherche d'une harmonie
    sensible, que sa perfection rendrait inaccessible à toute souillure. Ainsi, dans la multitude des notations concrètes se dessine cette intuition de l'être.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Quoique très différent, <em><strong>"Le Grondement de la montagne"</strong></em>, publié deux ans plus tard (1954), témoigne de la même recherche intuitive, par l'image, des sentiments les plus
    profonds. La mélancolie d'un vieillard, qui sent sa fin proche et dont la vie n'a pas été heureuse, la délicate sympathie qui l'unit à sa belle-fille, jeune femme qui supporte courageusement
    l'infidélité de son mari : rien là de très romanesque ; tout le charme du livre est dans la succession de petites scènes, apparemment banales, mais qui sont toujours l'écho d'un état de
    conscience du vieillard, d'un aspect de sa mélancolie, de la délicatesse de ses sentiments. Nombreux sont les drames qui surviennent dans la famille, mais les personnages principaux vivent leur
    mélancolie dans la lenteur du quotidien, dans les gestes simples de la vie, comme s'ils trouvaient là - et non dans quelque décision violente - la voie d'une<br>
    secrète plénitude.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>&lt;&lt; Il est facile d'entrer dans le monde des Bouddha, il est difficile d'entrer dans le monde des
    démons. Ce propos d'Ikkyu, moine zen, me touche au plus profond de moi-même, a dit Kawabata dans sa conférence de Stockolm. Tout artiste aspirant au vrai, au bien et au beau comme objet final de
    sa quête, est hanté fatalemen</em>t <img src="http://www.shunkin.net/Auteurs/Livres/KawabataYasunari12.jpg" class="GcheTexte" alt="http://www.shunkin.net/Auteurs/Livres/KawabataYasunari12.jpg"
    width="120" height="200"><em>par le désir de forcer cet accès difficile du monde des démons, et cette pensée, apparente ou secrète, hésite entre la peur et la prière.&gt;&gt;</em> De cette quête
    et de son ambivalence témoigne un court roman, paru en 1961 : <em><strong>"Les Belles endormies"</strong></em>. Singulière maison de prostitution où les clients, tous très âgés, passent des nuits
    à contempler le corps parfait de jeunes compagnes qu'ils n'éveillent pas. Par la méditation et par le rêve, le héros y évoque les femmes qu'il a connues. Ce sommeil est bien proche de la mort, et
    si la quête érotique donne accès au monde des démons, les beautés parfaites qu'on y rencontre ne sauraient être tout à fait étrangères à la perfection des Bouddha.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Publié l'année suivante, <em><strong>"Kyoto"</strong></em> semble sacrifier à un romanesque un peu facile : des jumelles, orphelines dès leur enfance et que le destin a séparées, se retrouvent
    une fois devenues jeunes filles. Mais elles appartiennent à des milieux différents et décident d'elles-mêmes de ne plus se revoir. Cependant, le vrai sujet du roman, c'est la relation quasiment
    amoureuse qui unit les personnages à la ville ; ce qu'ils recherchent en fuyant la cité moderne, en se réfugiant dans les jardins, dans les monastères, dans les sanctuaires, c'est, à travers la
    nature et la beauté<img src="http://img.over-blog.com/185x300/1/35/13/57/nouvelle/kawabata-couv.jpeg.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://img.over-blog.com/185x300/1/35/13/57/nouvelle/kawabata-couv.jpeg.jpg" width="117" height="190"> préservée, le sentiment de l'intemporel.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On l'aura compris, dans ses romans et dans ses nouvelles, Kawabata est avant tout un poète. A l'analyse, il
    préfère l'intuition, à la grande fresque, le tableau intimiste, aux péripéties, la subtilité du regard. Laisser aux images les plus simples, aux gestes les plus quotidiens le soin de dire toutes
    les instances de l'être, voire l'intuition de l'au-delà : l'intrigue ne vaut que par les images, et les images ne sont pas un décor ; tout est signe, dans la discrétion et la plénitude.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il se donne la morte le 16 avril 1972 à Zushi.<br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Oct 2011 14:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3b4cd63b6922090e4c1b912f30ebc79d</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-yasunari-kawabata-97532912-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Ezra Pound]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-erza-pound-90010975.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">1885&nbsp;&nbsp; 1972</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">&lt;&lt; Le dernier Américain à vivre la tragédie de l'Europe &gt;&gt;</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    <strong>Ezra Pound</strong> risque d'être plus connu pour ses causeries anti-américaines à la radio romaine fasciste pendant la Seconde Guerre mondiale, pour son antisémitisme, que pour ses
    <em><strong>"Cantos"</strong></em> - <em>suite épique de poèmes de captivité</em> -&nbsp; Voilà une constatation accablante. On ne peut en effet passer sous silence une activité politique qui,
    pour avoir été souvent incohérente, n'a pas manqué cependant d'avoir des retentissements regrettables. On ne peut non plus refuser, pour des raisons idéologiques, d'aborder une oeuvre
    monumentale, vivant pilier de la poésie contemporaine.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ezra Weston Loomis Pound</span></strong>&nbsp; <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong>&nbsp;</strong>est un provincial : ses maladresses, ses emportements, ses engouements ne font que le souligner.
    Né dans l'Idaho, à Hailey, petite ville de 2000 habitants, le 30 octobre 1885, il appartient à une famille bourgeoise, aisée, cultivée, dans laquelle la poésie et la culture sont à l'honneur.
    Pound compose très tôt : à 15 ans, il décide <img src=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://1.bp.blogspot.com/-w2k30jzV0O8/TbY_kZ97OUI/AAAAAAAAEFU/9JPBwXarRYU/s1600/pound4.jpg&amp;sa=X&amp;ei=2OLQTvOwHcPGswapmtjNDA&amp;ved=0CAsQ8wc&amp;usg=AFQjCNGRw0JXvD7qox7I8UznUronOQhS5A"
    class="DrteTexte" alt=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://1.bp.blogspot.com/-w2k30jzV0O8/TbY_kZ97OUI/AAAAAAAAEFU/9JPBwXarRYU/s1600/pound4.jpg&amp;sa=X&amp;ei=2OLQTvOwHcPGswapmtjNDA&amp;ved=0CAsQ8wc&amp;usg=AFQjCNGRw0JXvD7qox7I8UznUronOQhS5A"
    width="222" height="296">d'être poète.<br>
    Tout son effort tend dès lors à inventer un mode poétique qu'il ne devrait qu'à lui seul. Il explore les possibilités que lui offrent les langues romanes, la poésie provençale, la poésie
    gréco-latine. Déjà apparaît la préoccupation majeure du poète, <em>&lt;&lt;faire du neuf &gt;&gt;</em>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    A 23 ans, il quitte définitivement l'Amérique ; en 1908, il publie à Venise son premier recueil <em><strong>"A Lume Spento",</strong></em> qu'il jette rageusement dans le Grand Canal avant de
    partir pour Londres. Quelques exemplaires échappent à l'engloutissement et vont faciliter ses contacts avec les milieux littéraires londoniens. Dès 1909, il côtoie les écrivains les plus célèbres
    : Conrad, Thomas Hardy, Henry James, W.B. Yeats : il ne lui reste plus qu'à se trouver.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">En 1920, il fait partie du mouvement "moderniste" rattaché à <em>"la Génération perdue".</em> Il a été le
    chef de file de plusieurs mouvements littéraires : <em>l'imagisme et le vorticisme.</em></span>
  </p>
  <p>
    <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Imagisme">* http://fr.wikipedia.org/wiki/Imagisme</a>
  </p>
  <p>
    <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vorticisme">* http://fr.wikipedia.org/wiki/Vorticisme</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">En 1940, il</span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">part pour l'Italie et</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">se
    rapproche de Mussolini et du fascisme. Il fait la propagande de ce mouvement par l'intermédiaire de la radio italienne, ce qui lui vaut d'être interné le 21 novembre 1945 pendant treize ans par
    les autorités américaines qui préfèrent le déclarer&nbsp; "fou"&nbsp; plutôt que de concevoir qu'un Américain puisse trahir sa patrie. L'inculpation pour trahison est abandonné le 18 avril 1958
    suite à une campagne menée par diverses personnes et magazines influents.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Le 30 juin il retourne en Italie déclarant aux journalistes : <em>&lt;&lt; toute l'Amérique est un asile de
    fous &gt;&gt;</em>. Il continua jusqu'à la fin de sa vie à s'opposer au système américain&nbsp; à travers divers journaux et <strong>meurt le 1er novembre 1972.</strong><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <center>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;"><span>Quelques citations d'Ezra
    Pound</span></span></strong></span>
  </center>
  <center>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;"><span><br></span></span></strong></span>
  </center>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;">«L'usure est le cancer du monde que seul le scalpel
    du</span></span></em><br>
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;">fascisme peut extraire de la vie des
    nations.»</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;"><br></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;">«Les soixante Juifs qui ont commencé cette guerre
    devraient</span></span></em><br>
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;">être expédiés à Sainte-Hélène par mesure
    prophylactique.»</span></span></em><br>
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;">(émission à la radio fasciste italienne, 30 avril
    1942)</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;"><br></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;">«Le capitalisme pue.»</span></span></em><br>
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;">(10 décembre 1943)</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;"><br></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;">«Tout simplement, je veux une nouvelle
    civilisation.»</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">(tiré de ERZA POUND par <span><span style="font-family: Georgia,Arial,Helvetica;">Kerry
    Bolton)</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><strong><em>Les Cantos</em></strong></span><br>
    <span class="texte" style="color: #800000;">de</span><br>
    <span style="color: #800000;">Ezra Pound</span><br>
    <span class="livre" style="color: #800000;">Flammarion<br>
    26.00 €</span>
  </p>
  <p class="livre" style="text-align: center;">
    <!--Champ donnees "Revue N&degree;, du ..."--><span style="color: #800000;"><a href="http://www.lmda.net/comrevueS.PHP" target="blank"><img src="http://www.lmda.net/imnavig/unes/une038.jpg"
    valign="bottom" border="0" vspace="5" width="80" height="111"><br>
    Article paru dans le N° 038<br>
    Mars-mai 2002</a></span><br>
    <span style="color: #800000;">par <strong>Renaud Ego</strong></span>
  </p>
  <center>
    *
  </center><!--
<table width=100% cellpadding="4">
<tr>
<td align="center"><a
href="http://www.lmda.net/cartecome.pdf" _mce_href="http://www.lmda.net/cartecome.pdf" >Offre d'abonnement<br>sp&eacute;cial &eacute;tudiant</a></td>
</tr>
<tr>
<td align='center'><a
href="http://www.lmda.net/cartecome.pdf" _mce_href="http://www.lmda.net/cartecome.pdf" ><img height="90" width="60" src="http://www.lmda.net/imnavig/cartecomept.jpg" _mce_src="http://www.lmda.net/imnavig/cartecomept.jpg" border="0" hspace="3"></a> </td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><a
href="http://www.lmda.net/cartecoma.pdf" _mce_href="http://www.lmda.net/cartecoma.pdf" >Offre de parrainage<br>sp&eacute;cial abonn&eacute;</a></td>
</tr>
<tr>
<td align='center'><a
href="http://www.lmda.net/cartecoma.pdf" _mce_href="http://www.lmda.net/cartecoma.pdf" ><img height="90" width="60" src="http://www.lmda.net/imnavig/cartecomapt.jpg" _mce_src="http://www.lmda.net/imnavig/cartecomapt.jpg" border="0" hspace="3"></a> </td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4" align="center"><span class="texte"><i>bulletins &agrave; t&eacute;l&eacute;charger, &agrave; imprimer et &agrave; renvoyer<br>valables jusqu'au 8 janvier 2008</i></span></td>
</tr>
</table>
-->
  <!--Champ "titre article"-->
  <p class="gdtitrenc">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt; color: #800000;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></span><span style=
    "text-decoration: underline; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #800000;">Les Cantos</span></strong></span>
  </p>
  <p class="gdtitrenc">
    <span style="text-decoration: underline; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #800000;"><br></span></strong></span>
  </p><!--Champ "article (partie 1...
<p>)"-->
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="pttitrebleu">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">La nouvelle édition, désormais complète, des <em><strong>"Cantos"</strong></em> permet de lire l'oeuvre
    majeure mais d'un abord ardu <strong>d'Ezra Pound</strong>. Un hymne novateur et apocalyptique en quête d'une nouvelle civilisation.</span>
  </p>
  <p class="pttitrebleu">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">Il est peu d'oeuvres au XX ème siècle dont l'ambition fut aussi grande que celle des
    <strong><em>"Cantos"</em></strong> ; et il en est peu qui furent à ce point un échec, ne serait-ce qu'aux&nbsp; yeux de leur auteur, et cela malgré l'influence déterminante que ce long poème
    épique exerça, notamment sur la poésie américaine. Avec Pound <em>"la catastrophe côtoie la gloire"</em> remarquait Denis Roche qui fut l'un de ses premiers traducteurs ; chez lui l'extrême
    générosité le dispute à l'ignominie, la lucidité poétique, à l'aveuglement politique. Mais cet échec -si c'en est un- doit avant tout se mesurer à l'aune de l'immense défi qu'il lança à la
    littérature : rien moins que reprendre le cours de l'Histoire, dans la prolixité des voix qui la composent, pour forger un autre chant, collectif et anonyme, qui soit aussi l'hymne d'une
    civilisation à venir.</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">La genèse des <strong><em>"Cantos"</em></strong> est indissociable d'une autre oeuvre cardinale,
    <strong>"<em>Ulysse"</em></strong> de Joyce, dont Pound fut l'inlassable critique, l'impresario, et le premier éditeur. L'un comme l'autre firent le choix, en apparence archaïque, d'écrire une
    épopée ; Joyce dans le miroir de <strong><em>"L'Odyssée</em>"</strong>, Pound dans celui de <strong><em>"La Divine comédie"</em>.</strong> Joyce commence en 1914 l'épopée psychologique d'une
    conscience quelconque, celle d'un juif errant dans les rues d'une ville moderne ; Pound, lui, esquisse dès 1915 l'épopée anonyme du monde saisi à travers la figure multiple de quelques
    civilisations en proie aux forces qui les détruisent ou au contraire, en quête de perfection. Ce sera <strong><em>"Les Cantos"</em></strong>, <em>"l'oeuvre de ma vie, en vers, un long poème
    nouveau, vraiment LONG, sans fin"</em>.</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">Pour Pound, l'épopée est <em>"un poème qui inclut l'histoire"</em>, et comme chez Dante, elle débute dans
    une forêt obscure. En l'occurrence, la Première Guerre mondiale où meurent quelques-uns de ses amis, comme le sculpteur Gaudier-Brzeska. Pound assigne au poème l'énorme tâche de réfléchir cette
    violence et d'en élucider les causes, au moment où il comprend qu'elle est le moteur véritable de l'histoire. C'est pourquoi <strong>"<em>Les Cantos"</em></strong> débutent aux enfers. On y voit
    Ulysse, comme dans le chant XI de <em>L'Odyssée,</em> questionner les morts et demander au devin Tirésias de lui expliquer comment il reviendra à Ithaque. Tout le projet des
    <strong><em>"Cantos</em>"</strong> tient dans cette parabole : par un long périple à travers l'Histoire, Pound va chercher les voies d'un autre avenir. Il y puise des exemples de sagesse et
    expose les innombrables situations où l'homme se fourvoie. Son extravagante&nbsp; érudition le conduit à travers la Chine de Confucius, la Provence des troubadours, l'Italie de Dante et Guido
    Cavalcanti, l'Amérique de John Adams. Sigismond Malatesta et Confucius deviennent pour lui les modèles des princes éclairés. À l'opposé, il stigmatise les responsables à ses yeux des désordres du
    monde, <em>"les politiciens"</em>, <em>"Les pervers, les pervertisseurs du langage,/ Les pervers, qui ont placé soif d'argent/ Avant les plaisirs des sens"</em> (Canto XIV). Puis c'est le célèbre
    Canto XLV où Pound extirpe ce qui lui semble être la racine du mal, celle qu'il nomme <em>usura</em> -l'âpreté au gain, le lucre -</span> <em><span style="color: #800000;">terme péjoratif qui
    désigne le&nbsp; gain, le bénéfice ou le&nbsp; profit</span></em> -. <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">sans fin dont le libéralisme sauvage
    est la forme actuelle.</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">Puis le projet des <strong>"<em>Cantos"</em></strong> commence à se perdre. Pound qui s'installe en Italie
    en 1924, s'éloigne de Joyce, dénonce <em>"la colique psychique"</em> des pages de <em>Work in progress</em>. Quant à lui, il veut <em>"voir la réalité"</em> c'est-à-dire l'économie et se fait le
    chantre de théories fumeuses, comme "le crédit social" de C. H. Douglas. La tension poétique des premiers cantos se relâche dans les cycles des cantos "chinois" et "américains" qu'il écrit dans
    les années 30, à la fois confus et pesamment didactiques. Il se pense en chef révolté de ce parti de l'intelligence qu'il a toujours voulu constituer. Non sans paradoxe, ce pacifiste
    convaincu&nbsp; se rapproche de Mussolini et se lance dans de vigoureux plaidoyers en faveur du fascisme qui lui valent en 1945 d'être inculpé de trahison.</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">Emprisonné à Pise, il y écrit les <strong><em>"Cantos pisans",</em></strong> somptueuse introspection d'un
    homme sur qui l'histoire s'est brisée, un homme qui n'est plus qu' <em>"un chien sous la grêle/ une pie gonflée dans le soleil changeant"</em> et qui chante <em>"l'énorme tragédie du rêve dans
    les épaules courbées du paysan"</em>. Il y a là d'admirables pages. Certes Pound continuera jusqu'à la fin l'oeuvre de sa vie, mais sans plus croire possible l'avènement d'un paradis, comme dans
    <em>La Divine comédie</em>. Au contraire tout le portera à écrire une apocalypse.</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">On ne saurait juger Pound, en trop peu de mots. Joyce disait à son propos qu'il faisait <em>"de brillantes
    découvertes et de criantes erreurs"</em>. Disons seulement qu'en adoptant la figure épique du <em>"nostos"</em> - du retour - et cherchant dans l'histoire les figures d'un autre futur, Pound
    s'attelait à la tâche, réactionnaire par essence, d'ériger le passé en avenir. Dès lors, il était logique qu'il trouvât dans le fascisme, cet avatar anachronique de la Rome impériale, un
    modèle.</span><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">Pourtant, le meilleur de Pound est aussi à chercher dans cette immense synthèse de langages et d'histoires
    que sont <strong>"<em>Les Cantos"</em>.</strong> Pour près d'un tiers, ce poème est la compilation et le collage d'un matériau brut, poétiquement retaillé. Les Objectivistes (Charles Reznikoff,
    Louis Zukofsky, William Carlos Williams) s'en souviendront. <strong><em>"Les Cantos</em>"</strong> y puisent là leur dimension impersonnelle ou anonyme, si neuve dans la poésie du XXe siècle. Ils
    y trouvent aussi une exceptionnelle diversité de phrasés, une scansion et un sens très neuf du vers que cet écrivain, qui croyait <em>"en un rythme absolu"</em>, a su déployer en une composition
    musicale chatoyante, même si elle est d'une lecture souvent difficile.</span><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;">Il est étonnant que Pound demeure encore si mal connu en France. Son long poème impersonnel est peut-être
    <em>"ce livre futur"</em> que Lautréamont appelait de ses voeux, lorsqu'il enjoignait la poésie à être faite par tous, ou que Rimbaud célébrait dans <em>"la poésie objective"</em> qu'il opposait
    à celle <em>"horriblement fadasse"</em> et <em>"subjective"</em> de son temps. Gageons que cette nouvelle édition des <em>Cantos</em> comblera quelque peu ce retard.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Les Cantos</strong>&nbsp; Ezra Pound</span><br>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">sous la direction d'Yves di Manno</span><br>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Traduits de l'américain par</span><br>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">J. Darras, Y.di Manno, D. Roche, P. Mikriammos et F. Sauzey</span><br>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Flammarion</span><br>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 15 Oct 2011 17:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c8f3bd87a6ef92748fba60ce112e773c</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-erza-pound-90010975-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Pablo Neruda]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-pablo-neruda-88850262.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">1904&nbsp;&nbsp; 1973</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Des <strong><em>trois paysages fondamentaux</em></strong> dont la poésie de <strong>Neruda</strong> se
    nourrit, <em><strong>le premier,</strong></em> chronologiquement et sans doute aussi par ordre d'importance, est <em><strong>le Sud,</strong></em> où s'installe, en 1906, la famille du poète,
    deux ans après la naissance de ce dernier. Il n'est pas indifférent à l'évolution postérieure de cette poésie que &lt;&lt;la province de l'enfance&gt;&gt; ait été, au XVl ème et au XVII ème
    siècle, le théâtre de l'héroïque résistance que le peuple <strong>araucan*</strong> opposa au conquérant espagnol. &lt;&lt; La Frontera&gt;&gt; - <em>c'est le nom qu'on donne au Chili à cette
    région</em> - ne se confondra jamais, dans la mémoire du poète, avec l'abstraction idéaliste d'un paradis perdu. Elle <img src=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://2.bp.blogspot.com/_G8OWWySkoTc/TSV7J1gGzHI/AAAAAAAAARM/qSnWdZ4R1xw/s1600/PabloNeruda.jpg&amp;sa=X&amp;ei=0tXDTqmhIMPt-gbxm6WPDg&amp;ved=0CAwQ8wc&amp;usg=AFQjCNGykfebK7Bv0Rt2Tud0F20swovhtw"
    class="DrteTexte" alt=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://2.bp.blogspot.com/_G8OWWySkoTc/TSV7J1gGzHI/AAAAAAAAARM/qSnWdZ4R1xw/s1600/PabloNeruda.jpg&amp;sa=X&amp;ei=0tXDTqmhIMPt-gbxm6WPDg&amp;ved=0CAwQ8wc&amp;usg=AFQjCNGykfebK7Bv0Rt2Tud0F20swovhtw"
    width="173" height="261">est un paysage habité par l'histoire. Au début du siècle, c'est vers ces terres encore presque vierges que le capitalisme chilien cherche à réaliser son expansion.<br>
    C'est sur une nature sauvage, livrée à l'énergie d'une population de pionniers, que l'enfant portera ses premiers regards. Dans cette région extrêmement humide et froide, couverte de lacs, de
    volcans et d'immenses forêts, ce n'est pas seulement l'interminable pluie australe qui accompagnera sa rêverie, mais le chant de la scie luttant contre le bois ou encore <em>(Neruda a eu un père
    cheminot)</em> le cri des trains déchirant le silence végétal. Tout autant que les longues promenades solitaires à travers bois, les rythmes du travail humain contribueront, dans les années
    d'enfance, à former la sensibilité du futur poète.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">*</span> L<span style="color: #800000;">es <strong>Mapuches</strong>, littéralement «&nbsp;Peuple de la
    terre&nbsp;» en <a title="Mapudungun" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mapudungun">mapudungun</a>, sont les communautés aborigènes de la zone centre-sud du&nbsp; Chili et de l' Argentine,
    connues également sous le nom d'<strong>Araucans</strong>.</span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000;">Site "BiblioMonde" sur Pablo NERUDA</span></strong> <em><span style="color: #800000;">:</span></em>&nbsp; <a href=
    "http://www.bibliomonde.com/auteur/pablo-neruda-241.html">http://www.bibliomonde.com/auteur/pablo-neruda-241.html</a>
  </p>
  <p>
    <a>&nbsp;</a><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Dans la poésie de <strong>Pablo Neruda</strong>, le Sud, lieu de l'enfouissement vertical, s'articule
    dialectiquement avec l'immensité horizontale du paysage océanique. <em><strong>L'océan Pacifique,</strong></em> face auquel il s'installe en 1943, à Isla Negra, petit village situé à une
    quarantaine de kilomètres au sud de Valparaiso, fait de l'enraciné des forêts australes un perpétuel voyageur. Par sa présence constante dans la poésie de Neruda, il témoigne de l'ambition
    totalisatrice qui en constitue le trait fondamental. Mais surtout il s'y impose comme le modèle le plus accompli du mouvement dialectique qui traverse la nature et l'histoire et auquel toute
    l'oeuvre du poète se montre attentive.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    <em><strong>Le troisième paysage</strong></em> constitutif de la poésie nérudienne est celui, <em><strong>désertique, du</strong> <strong>Nord du Chili.</strong></em> S'il arrive que Neruda le
    compare à l'Océan, il en diffère cependant par un aspect essentiel. Sur l'Océan, l'homme n'a pas de prise, tandis qu'il arrache, au prix d'un effort gigantesque, son cuivre et son salpêtre à la
    pampa hostile. Le paysage du &lt;&lt;Norte Grande&gt;&gt; par la quotidienne victoire que l'ouvrier chilien y remporte sur la nature, permet de prendre la mesure de la grandeur de l'homme mais
    aussi, dans un ordre social fondé sur l'injustice, la mesure de son infinie misère. C'est au sein de ce paysage que pour le poète, devenu en 1945 le candidat du Parti communiste chilien aux
    élections sénatoriales, s'inscriront les dures leçons de la lutte des classes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    C'est une géographie inextricablement nationale et personnelle que celle de la poésie de <strong>Pablo Neruda</strong>. En devenant histoire, elle s'universalise, mais elle ne le devient qu'au
    travers d'une pratique et d'une mythologie personnelles. Par quel cheminement et par quels détours ? il faut, sur ce poin, interroger l'itinéraire poétique nérudien.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    L'oeuvre de <strong>Pablo Neruda</strong> déconcerte la critique de diverses façons : par son étendue peu commune (quarante-trois recueils dont certains comportent plusieurs volumes) et aussi par
    l'extraordinaire diversité de ses registres. Il y a, chez Neruda : un poète au verbe hermétique et oraculaire et un chroniqueur dont l'humilité côtoie le prosaïsme, un satirique féroce et un
    homme dont le lyrisme amoureux est un des plus purs de ce temps, un barde* malicieux de la tradition populaire et un poète grave sans cesse enclin à la méditation. Mais plus encore que ce
    caractère multiple, ce qui complique et souvent fausse l'approche de la poésie de <strong>Pablo Neruda,</strong> c'est le rapport qu'elle entretient avec le politique, l'idéologique, et plus
    généralement, avec l'histoire. Deux dates y tiennent une place décisive : 1936 et 1958.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;">* Tardivement et par extension, le mot <strong>barde</strong> est employé comme synonyme de poète ou chanteur d'expression <a title="Breton" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Breton">bretonne</a>, <a title="Gallois" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gallois">galloise</a> ou <a class="mw-redirect" title="Gaélique" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Ga%C3%A9lique">gaélique</a>.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">De la saison en Enfer à L' Espagne au
    coeur</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    C'est vers 1920 que le jeune <strong>Neftali Reyes adopte le pseudonyme de Pablo Neruda</strong> (en hommage au poète thèque Juan Neruda - <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Neruda">http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Neruda)</a>. Dans les années qui suivront, entre 1921 et 1927, au prix d'une douloureuse transplantation qui l'a mené de
    Temuco à Santiago, l'enfant timide et silencieux de &lt;&lt; La Frontera&gt;&gt; est devenu un poète fêté par les milieux littéraires de la <img src=
    "http://image5.evene.fr/img/livres/g/2070404218.jpg" class="GcheTexte" alt="http://image5.evene.fr/img/livres/g/2070404218.jpg" width="108" height="180">capitale. Son étonnante précocité en a
    fait, à vingt ans, l'auteur d'un livre qui, aujourd'hui encore, demeure, avec plus d'un million d'exemplaires vendus, un des best sellers de la poésie de langue espagnole : <strong><em>"Vingt
    poèmes d'amour et une chanson désespérée"</em></strong> (1924). L'envie de tout quitter tourmente, cependant, l'adolescent. En 1927, il s'embarque pour la Birmanie, où il a obtenu une obscure
    charge consulaire. A Rangoon, puis à Batavia et à Colombo, au rêve d'évasion va rapidement se substituer le cauchemar de la solitude. C'est d'une véritable saison en enfer que les poèmes de
    <em><strong>"Résidence sur la Terre"&nbsp;</strong></em> (1927-1931) tiennent le journal. Ce livre lucide et désespéré, un des sommets de la poésie contemporaine de langue espagnole, est tout
    entier dominé par une obsession : la destruction temporelle. Le poète y assiste impuissant à l'implacable mouvement par <img src=
    "http://ecx.images-amazon.com/images/I/51X5DXDKZFL._SL500_AA300_.jpg" class="DrteTexte" alt="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51X5DXDKZFL._SL500_AA300_.jpg" width="216" height=
    "216">lequelles les êtres et les choses se désagrègent, mais il y est déjà un témoin pour lequel l'objectivité du réel en constitue la dimension essentielle, un homme pour lequel iI ne saurait y
    avoir de résidence que sur cette terre. Aussi n'est-ce pas dans un ailleurs imaginaire qu'il cherchera à fuir l'angoisse, mais dans les arcanes du monde matériel. En cela, les poèmes de l'exil
    oriental peuvent être considérés comme le creuset du matérialisme poétique à venir. Il n'en est pas moins vrai que c'est l'irruption de l'histoire dans l'existence du poète qui permettra à la
    sombre saison des <strong><em>"Résidences"</em></strong> de porter ses fruits dans toute leur plénitude.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    En 1936, <strong>Neruda</strong> est en Espagne où il a réussi à se faire nommer. Il est l'ami de Federico García Lorca, de Rafael Alberti, de Miguel Hernandez. Au coup d'état fasciste, iI répond
    par un cri de révolte d'une violence inouïe. C'est <em><strong>"L'Espagne au coeur"</strong></em>, qui fera partie de la <em><strong>"Troisième résidence"</strong></em> (1935-1945). Ce poème
    marque la rupture de Neruda avec tout un passé poétique. <em>&lt;&lt; Le monde a changé et</em> <em>ma poésie a changé&gt;&gt;,</em> dira-t-il. Ce changement devait, pendant des années, être une
    source intarissable de polémiques et de malentendus : la critique nérudienne a longtemps opposé de façon irréductible le poète des <strong><em>"Résidences</em></strong>" et celui postérieur à
    1936, sans voir que la transformation de l'un en l'autre s'était faite sur la base d'une profonde continuité. Avec la publication, en 1950, du <strong><em>"Chant général"</em></strong>, c'est un
    projet aussi ancien que la poésie de Neruda elle-même qui trouve son épanouissement : celui d'un vaste poème cyclique.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">La découverte de l'inépuisable</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    En 1973, au lendemain de la mort de <strong>Pablo Neruda</strong> et de l'installation à Santiago de la junte du général Pinochet, l'écrivain argentin Julio Cortazar pouvait écrire : <em>&lt;&lt;
    Il faudrait êtte sourd et aveugle pour ne pas sentir que ces pages du <strong>Chant général</strong> ont été écrites il y a deux mois, il y a quinze jours, hier soir, aujourd'hui même, écrites
    par un poète mort, écrites pour notre honte et, peut-être, si un jour nous le méritons, pour notre espoir&gt;</em>&gt;. La terrible actualité que conservent certains poèmes du <strong><em>"Chant
    Général"</em></strong> (1950) s'explique par les circonstances qui présidèrent à son écriture.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    En 1947, deux mois après son arrivée au pouvoir où l'ont porté les forces unies de la gauche chilienne, Gonzalez Videla trahit ses engagements. Dans un discours au Sénat intitulé
    <em><strong>&lt;&lt; J'accuse &gt;&gt;</strong></em> - i<em>nspiré du "J'accuse" d'Emile Zola -</em> , <strong>Neruda</strong>, qui a adhéré en 1945 au Parti communiste chilien et qui deviendra
    bientôt membre de son comité central, dénonce la forfaiture. Un ordre d'arrestation est lancé contre lui. C'est dans la clandestinité que le poète achèvera d'écrire le livre qu'il a commencé
    d'écrire autour de 1940 et auquel il a donné pour titre <em><strong>"Le Chant général".</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Le vaste cycle des <em><strong>"Odes élémentaires"</strong></em> (1954, 1956, 1957, 1959) s'étend sur
    quatre livres mais déborde en réalité sur toute la production de cette période. Il se présente comme une sorte de chant général de toutes les choses, des plus humbles aux plus nobles, de tous les
    aspects de la vie, des plus légers jusqu'aux plus graves. Les odes proprement dites sont plus de deux cents et chacune d'elles traite un thème différent. On y trouve célébrés pêle-mêle le lézard
    et la cuillère, Arthur Rimbaud et la bicyclette, l'abeille et la tomate, la paresse et l'Océan. Une paire de ciseaux ou même les chaussettes du poète sont jugés dignes par ce dernier de la même
    ferveur poétique que l'espérance ou la solidarité humaine. Avec un vers raccourci à l'extrême, où chaque mot acquiert le relief et la densité de l'objet, les <em><strong>"Odes"</strong></em>
    semblent vouloir enserrer dans leur sinueuse calligraphie l'univers tout entier afin de le soumettre à la loi de leur simplicité et de leur transparence. Rien de plus démystificateur que le
    lyrisme souriant des <em><strong>"Odes élémentaires"</strong></em> : l'inspiration poétique y est désacralisée, quant au mythe têtu du &lt;&lt;poète maudit&gt;&gt;, il fait eau de toutes parts.
    L'histoire littéraire fournit peu d'exemples d'une poésie aussi consciente et aussi sereine.<br>
    Une double circonstance va néanmoins troubler cette sérénité, et être à l'origine, un peu avant la fìn des années cinquante, d'une crise qui aura sur la poésie de <strong>Pablo Neruda</strong>
    d'importantes et durables conséquences.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">1958 : Le retour au chant
    personnel</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    Il s'agit de deux événements antérieurs à 1958 mais dont on ne mesure les effets qu'avec la publication à cette date de <em><strong>"Vaguedivague"</strong></em>. Le premier est le divorce du
    poète. Il se sépare en 1955 de celle qui avait été la compagne de ses débuts dans la vie militante, Delia Del Carril, pour épouser Matilde Urrutia, l'inspiratrice des admirables sonnets de
    <em><strong>"La Centaine d'amour"</strong></em> (1959).<br>
    Le second événement est la révélation, faite lors du XX ème&nbsp; congrès du Parti communiste de l'Union Soviétique, des crimes de Staline. Tout en ne reniant rien de ses convictions communistes
    (<em>&lt;&lt;Je ne suis</em> <em>pas de ceux qui reviennent de la lumière&gt;&gt;,</em> déclarera-t-il fièrement), <strong>Neruda</strong> est profondément bouleversé.<br>
    Le souvenir de l'erreur stalinienne ne cessera plus désormais d'être présent à l'horizon de la méditation du poète sur l'histoire.<br>
    Cette crise de la fin des années cinquante ne saurait certes être comparée à celle de 1936. Les lignes de force de l'univers poétique nérudien demeurent les mêmes : l'exploration passionnée du
    monde élémentaire se poursuivra dans <em><strong>"Pierres du Chili</strong></em>" (1961) ou dans <em><strong>"Pierres du ciel</strong></em>" (1970), et l'adhésion aux luttes historiques ne se
    démentira pas, qu'il s'agisse de célébrer la Révolution cubaine <em><strong>"Chanson de Gester 1960"</strong></em> ou de dénoncer ceux qui sont tout à la fois les auteurs du génocide vietnamien
    et du complot contre le Chili de l'Unité populaire dont il fut pendant deux ans l'ambassadeur en France.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong>Pablo Néruda obtient le Prix Nobel de littérature le 21 Octobre 1971</strong>. Après le coup d'Etat
    du 11septembre 1973 au Chili qui renverse Salvador Allende, sa maison est saccagée et ses livres brûlés ; i<strong>l meurt le 23 septembre 1973.</strong> Suite à des soupçons d'assassinat, le
    Partie Communiste Chilien a demandé&nbsp; l'ouverture d'une enquête le 2 juin 2011, pour déterminer les causes de sa mort. L'inhumation de <strong>Pablo Neruda</strong> devient, malgré la
    surveillance policière, une manifestation de protestation contre la terreur militaire. (Wikipédia)</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x5fiu2" width="480" frameborder="0" height=
    "360"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"
    _mce_style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"&gt;&amp;lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"
    _mce_style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"&amp;gt;&amp;amp;amp;amp;lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color:
    #800000;" _mce_style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"&amp;amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;amp;amp;lt;span style="font-size: 10pt; font-family:
    arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;" _mce_style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color:
    #800000;"&amp;amp;amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;br&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt; &amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;a
    href="http://www.dailymotion.com/video/x5fiu2_complainte-de-pablo-neruda-jean-fer_music" _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/x5fiu2_complainte-de-pablo-neruda-jean-fer_music"
    target="_blank"&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;Complainte de Pablo neruda Jean Ferrat&amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;/a&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;
    &amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;em&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;par &amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;a href="http://www.dailymotion.com/rozenfelds" _mce_href="http://www.dailymotion.com/rozenfelds"
    target="_blank"&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;rozenfelds&amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;/a&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;amp;amp;amp;lt;/em&amp;amp;amp;amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;amp;amp;lt;/span&amp;amp;amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;amp;lt;/span&amp;amp;amp;amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/span&gt;</span></iframe></span>
  </div>
  <div>
    <em><br></em>
  </div>
  <div>
    <div style="text-align: center;">
      <div>
        <div>
          <div>
            <div>
              <div>
                <div>
                  <em><object type="application/x-shockwave-flash" id="Visionneuse" height="319" width="425" data="http://www.ina.fr/video/ticket/2593366001/80313/73fc8ca5c7d8ce1c3449a887a365b31b">
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          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 15 Oct 2011 16:30:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">eafb9ece622939853cb6458184700432</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-pablo-neruda-88850262-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Thomas Stearns Eliot]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-thomas-stearns-eliot-88059365.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000; font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">1888&nbsp; 1965&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Poète, dramaturge, critique, T.S. Eliot a exercé sur tous ses contemporains une influence décisive.
    Beaucoup l'ont imité à perte de souffle, certains l'ont obstinément rejeté, mais nul n'est resté insensible à sa voix.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Américain de vieille souche&nbsp; - il naît à Saint Louis, Missouri, le 26 septembre 1888 -&nbsp; brillant étudiant à Harvard&nbsp; où il sera assistant en philosophie pendant deux ans, de 1912 à
    1914, T.S. Eliot s'imprègne très tôt, non seulement de l'humanisme gréco-latin dont ses pièces s'inspireront largement, mais aussi des grands textes sacrés de l' Inde, <em>les Védas, les
    Upanishads, la Bhagavad-Gîtâ</em> dont&nbsp; on trouvera maints échos dans les <strong>"Quatre quatuors"</strong>, et de <em><strong>&nbsp;</strong></em></span><span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>"La Divine comédie" de Dante</em></span> <span style=
    "color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">qui hante <strong>"La Terre vaine"</strong>. C'est sur cette toile de fond que va s'inscrire l'oeuvre du poète :
    <em>&lt;&lt; Les jeunes écrivains imitent, les écrivains mûrs pillent &gt;&gt;,</em> confie-t-il.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    En 1913, une bourse d'études lui permet de se rendre en Allemagne. A la déclaration de guerre, il se hâte <img src="http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1948/eliot.jpg"
    class="DrteTexte" alt="http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1948/eliot.jpg" width="162" height="227">de regagner l'Angleterre et trouve refuge à Menon College (Oxford) ;
    là, il se consacre à la rédaction de sa thèse sur le philosophe F.H. Bradley. Cette thèse, jamais soutenue, ne sera publiée qu'en 1964 sous le titre <strong>"Knowledge and Experience"</strong> ;
    dans un avant-propos, <strong>T.S. Eliot</strong> tient à préciser qu'il n'est pas sûr de comprendre cette étude conçue 46 ans auparavant. Cependant, les idées et les intuitions du philosophe ne
    vont cesser de le préoccuper comme en témoigne leur commune méditation sur le thème de l' Absolu.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    En 1915, il épouse à Londres une jeune Anglaise, <strong>Vivien Haigh</strong> <em>(ci dessous</em>), et doit alors sérieusement songer à gagner sa vie : d'abord maitre d'école, il trouve un
    emploi à la Lloyds Bank en 1917. Ce premier mariage fut un épisode déterminant qui marqua douloureusement&nbsp; toute la vie du poète : Vivien manifesta bientôt des signes inquiétants de
    nervosité. En 1921, fortement ébranlé lui aussi, T.S. Eliot va se faire soigner à Lausanne où il parvient à <img src=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/5/59/Vivienne_Haigh-Wood.jpg/270px-Vivienne_Haigh-Wood.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/5/59/Vivienne_Haigh-Wood.jpg/270px-Vivienne_Haigh-Wood.jpg" width="205" height="185">retrouver un équilibre compromis en même temps qu'il compose
    <strong>"La Terre vaine"</strong>. Le couple devait se séparer en 1932 et Vivien mourra en 1948, dans une clinique psychiatrique. Un second mariage, en 1957, accordera au poète la paix qu'il
    avait tant cherchée. Les dernières années de sa vie, qu'il partage avec sa seconde femme, Valérie, seront enfin heureuses et lui permettront sans doute de se réconcilier avec lui-même.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Une date importante est associée à deux décisions capitales : en 1927, il devient citoyen britannique et se convertit à l'anglicanisme. Si la première option rappelle la démarche de son illustre
    contemporain <strong>Henry James</strong>, la seconde mutation ne va pas manquer d'infléchir le message et la portée de son oeuvre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <strong>En 1948, T.S. Eliot reçoit le Prix Nobel de Littérature</strong>. C'est la célébrité. Il ne souhaitait pas que l'on écrivît sa biographie : à ses yeux, seul importe le poème offert au
    public. Dans un poème écrit en français en 1917, &lt;&lt;Mélange adultère de tout &gt;&gt; - titre emprunté à Tristan Corbière -, n'a-t-il pas résumé pour les curieux tous les événements
    mémorables de sa carrière jusqu'à cette date ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En Amérique, professeur;<br>
    En Angleterre, journaliste ;<br>
    C' est à grands pas et en sueur<br>
    Que vous suivrez à peine ma piste.<br>
    En Yorkshire, conférencier ;<br>
    A Londres, un peu banquier,<br>
    Vous me paierez bien la tête.<br>
    C'est à Paris que je me coiffe<br>
    Casque noir de jemenfoutiste.</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>&nbsp;</strong><br>
    <strong>T.S. Eliot</strong> n'a rien du poète naif. Bien au contraire. Il a médité sur le phénomène poétique, soucieux d'en renouveler les données, conscient à la fois de I'héritage prodigieux
    transmis par la tradition et de la nécessité de ne point le trahir ; il s'est donc imposé très tôt un trajet singulier, difficile.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Pour lui, le poème consiste à traduire fidèlement les sentiments, les expressions, les images contemporaines. Réceptivité, humilité, abnégation, telles sont les vertus que le poète se doit de
    cultiver<br>
    : <em>&lt;&lt; la poésie ne consiste pas à lâcher la bride à I'émotion mais à fuir I'émotion &gt;&gt;</em> car&nbsp; <em>&lt;&lt;l' l'émotion</em> <em>artistique est impersonnelle &gt;&gt;</em>.
    La formule frappe par son caractère tranchant, son dogmatisme. En vérité, les meilleurs poèmes de <strong>T.S. Eliot</strong> vont exprimer une tension majeure qui naît du besoin impérieux
    d'obéir à un ordre rigoureux en même temps que la texture mélodique laisse percevoir des accents, des élans qui n'appartiennent qu'au seul poète.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Dès 1908, à Harvard, <strong>T.S. Eliot</strong> découvre deux poètes français qui vont l'aider considérablement à moduler son timbre : <strong>Jules Laforgue et Tristan Corbière</strong> le
    fascinent en ce qu'ils apportent des accords nouveaux ou plutôt une certaine discordance bien étrangère aux harmonies baudelairiennes ; avec eux, la surprise, l'insolite, le prosaisme cocasse
    acquièrent droit de cité : <strong>&lt;&lt;La chanson d'amour de J. Alfred Prufrock *&gt;&gt;</strong> sera le résultat de cette rencontre. Laforgue et Corbière lui fournissent l'instrument qui
    lui permet de nuancer son chant comme il l'entend : le mode mineur tord le cou à I'éloquence, tourne le dos au sublime, à l'emphase. Quelle meilleure recette pour tout dire sans en avoir l'air,
    se livrer sans abandon, parler de soi sans l'avouer, doser la confidence au point de la gommer ? Tous les procédés de la rhétorique sont bons pour détourner l'attention du sujet vers l'objet,
    innocenter le poète en quelque sorte, faire basculer la réalité poétique de telle sorte que seuls importent désormais les rouages et les révolutions de la précieuse mécanique plutôt que les
    battements du coeur romantique. Ce qui compte en définitive, c'est moins ce que I'on dit que la façon de le dire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">* <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chanson_d%27amour_de_J._Alfred_Prufrock">http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chanson_d%27amour_de_J._Alfred_Prufrock</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Le mode mineur, <strong>T.S. Elio</strong>t aurait également pu I'entendre dans les austères vibrations si caractéristiques de deux poètes américains qui appartiennent aux dernières décennies du
    XIXe siècle : Emily Dickinson et Stephen Crane, Mais il a tenu à s'inspirer d'une autre langue, le français, pour bien établir entre lui et la poésie la distance nécessaire entre le créateur et
    sa création. Créer, c'est toujours se mettre en question et nous savons qu' <em>&lt;&lt; ironiser, c'est s'absenter&gt;</em>&gt;, selon le très bel aphorisme du philosophe V. Jankélévitch.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il meurt à Londres le 4 jnvier 1965, suite à un emphysème.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">LAURENT TERZIEFF répond aux questions de Laure Adler à propos de la pièce qu'il joue actuellement
    <strong>"Meurtre dans la cathédrale"</strong> de T.S ELIOT. Il parle du texte de cette pièce écrite en vers, contradiction de la foi par rapport à la vérité, texte qui prouve que tout peut être
    dit par la poésie pure.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div style="text-align: center;">
      <div>
        <div>
          <div>
            <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><object type="application/x-shockwave-flash" id="Visionneuse" height="278" width="370" data=
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        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div id="titre" style="background-image: url(/design/titre_even.png); background-position: right top; background-repeat: no-repeat;"></div>
  <div style="background-image: url(/design/titre_even.png); background-position: right top; background-repeat: no-repeat;"></div>
  <div style="background-image: url(/design/titre_even.png); background-position: right top; background-repeat: no-repeat;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Un peu d'histoire - 29 décembre
    1170</span></strong></span> <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;">Meurtre dans la cathédrale de
    Cantorbéry - HERODOTE.NET</span><br></span></strong>
  </div>
  <div id="titre" style="background-image: url(/design/titre_even.png); background-position: right top; background-repeat: no-repeat;">
    <div>
      <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span></strong>
    </div>
  </div><!-- XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX   colonne droite  XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX!-->
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le 29 décembre 1170, l'archevêque Thomas Becket (52 ans) est assassiné dans sa cathédrale de
    Cantorbéry&nbsp; pendant qu'il célèbre les vêpres. C'est l'épilogue d'une amitié entre le prêtre et le roi <a href="http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=397">Henri II</a> qui s'est
    transformée en haine. Une tragédie de théâtre appliquée à l'Histoire&nbsp;!</span>
  </p>
  <div class="signature">
    <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">André Larané.</span></strong>
  </div>
  <div class="signature"></div>
  <div class="signature">
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </div>
  <p class="centre">
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><img class="CtreTexte" src="http://www.herodote.net/Images/BecketXVCanterburymini.jpg" title=
    "Le meurtre de Thomas Becket dans la cathédrale de Cantorbéry, d'après une miniature du XVe siècle"></span>
  </p>
  <div class="inter"></div>
  <div class="inter">
    <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Un homme de principes</span></strong>
  </div>
  <div class="inter">
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </div>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Fils d'un marchand de Rouen, Thomas Becket conjugue tous les talents&nbsp;: beauté, intelligence, adresse.
    Après des études à Paris, il entre au service de Théobald, archevêque de Cantorbéry et primat d'Angleterre. Celui-ci lui confie la charge d'archidiacre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Thomas Becket devient le chancelier et l'ami du roi <a href=
    "http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=11541219">Henri II</a> Plantagenêt dès l'avènement de celui-ci sur le trône d'Angleterre. Il se montre administrateur efficace et bon
    courtisan. Il partage les plaisirs du roi, part avec lui faire la guerre en Aquitaine et ne se prive pas de taxer les abbayes pour couvrir les besoins de la cour.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Lorsque meurt Théobald en 1162, Henri II croit habile de confier l'archevêché de Cantorbéry à son ami. Il
    espère avoir de la sorte un interlocuteur complaisant à la tête du clergé anglais. Mal lui en prend. Thomas Becket change très vite de manière et prend sa nouvelle tâche à coeur. Il abandonne sa
    charge de chancelier et, dès le synode de Westminster, en octobre 1163, s'oppose publiquement à son ancien ami qui veut lever des taxes sur les terres d'Église et soumettre les ecclésiastiques à
    sa juridiction.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le roi promulgue à cet effet les <em>Constitutions de Clarendon</em>. Celles-ci placent l'Église anglaise
    sous l'autorité du trône. On peut lire par exemple&nbsp;: <em>«Les clercs, lorsqu'ils auront été convoqués devant un tribunal du roi, devront se rendre à son tribunal et aussi au tribunal
    ecclésiastique. Et si un clerc a été convaincu ou s'il a avoué, l'Eglise n'a plus le droit de le protéger.<br>
    Les archevêques, les évêques et toutes les personnes dans le royaume qui sont vassaux directs du roi tiennent leurs possessions du seigneur roi en baronie et doivent en rendre compte aux
    fonctionnaires et aux officiers du roi...<br>
    Et si l'archevêque ne rend pas bonne justice, l'appel doit venir en dernier ressort au roi et il ne doit pas aller plus loin sans l'autorisation du seigneur roi.»</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em><br></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><img class="CtreTexte" src="http://www.herodote.net/Images/Becket.jpg" title=
    "Le meurtre de Thomas Becket d'après une miniature médiévale" width="238" height="369"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Thomas Becket accepte dans un premier temps les <em>Constitutions</em> puis se rétracte à la demande du
    pape Alexandre III.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Sommé de comparaître devant une assemblée de barons, l'archevêque prend la poudre d'escampette. Il traverse
    la Manche et se réfugie à l'abbaye de Saint-Colombe, à Sens, sous la protection du roi de France et du pape. Son séjour sur le Continent se prolonge pendant six ans.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Enfin, sur la foi d'une promesse de réconciliation d'Henri II, qui le rencontre à Fréteval, en France, il
    consent à revenir en Angleterre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Mais les querelles reprennent de plus belle. Un jour, comme l'archevêque a excommunié tous les évêques qui
    ont pris le parti du roi, celui-ci s'écrie&nbsp;: <em>«Eh&nbsp;! quoi, parmi tous ces lâches que je nourris, aucun n'est donc capable de me venger de ce misérable clerc&nbsp;!»</em> Quatre
    chevaliers ne se le font pas dire deux fois et courent à la cathédrale faire ce qu'ils croient être leur devoir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <div class="inter">
    <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Repentance</span></strong>
  </div>
  <div class="inter">
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </div>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Devant le scandale national et international que soulève le crime, Henri II abroge les <em>Constitutions de
    Clarendon</em> et fait amende honorable. Il se rend devant la châsse de l'archevêque, à Cantorbéry, et y passe un jour et une nuit en prière. Puis, devant les 70 moines du chapitre de la
    cathédrale, il se dépouille de ses vêtements et se fait fouetter. Il reçoit enfin l'absolution. Comme, le même jour, ses troupes triomphent des Écossais, ses sujets estiment que Dieu l'a
    effectivement absous.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La châsse du saint archevêque&nbsp; martyr&nbsp; vaut à Cantorbéry de devenir pendant un temps une
    destination de pèlerinage aussi prisée que Compostelle.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Deux auteurs modernes ont rendu vie à cette histoire. Il s'agit de <strong>Thomas Eliot</strong>
    (<em>Meurtre dans la cathédrale</em>) et Jean Anouilh (</span><em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Bec</span><span style=
    "font-size: 10pt; color: #800000;">ket</span></em><span style="font-size: 10pt; color: #800000;">).</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 15 Oct 2011 16:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">982ffc5f7be68e090b86c37abcf2fe49</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-thomas-stearns-eliot-88059365-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Georges Bernanos]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-georges-bernanos-87504248.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">1888&nbsp; 1948</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Écrivain français,</span> <span style="color: #800000;"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Louis - Émile - Clément</strong></span> -</span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong>Georges Bernanos</strong> né le 20 février 1888 à Paris. Il&nbsp; a commencé par l'action, à laquelle il s'est
    donné sans retenue, comme &lt;&lt;un homme entier&gt;&gt; qu'il était. Journaliste, militant d' Action Française, il constate, pendant la guerre de 1914, la vanité d'un héroïsme qui, finalement,
    ne profitera qu'aux compromissions des hommes politiques. Ce militant de l'Absolu est alors proche du désespoir et son premier roman, <em><strong>"Sous le Soleil de Satan" *</strong></em>(1926),
    témoigne de son désarroi, sans toutefois présenter le triomphe de Satan comme inéluctable. La satire d'une société rongée par le mensonge sera tout aussi violente dans <em><strong>"L'
    Imposture"</strong></em> (1927) et <em><strong>"La Joie"</strong></em> (1929), mais là encore, la sainteté finit par triompher.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">* <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Sous_le_soleil_de_Satan">http://fr.wikipedia.org/wiki/Sous_le_soleil_de_Satan</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    Après 1930, sous la pression des événements, en particulier d'un accident qui le laisse infirme, <strong>Bernanos&nbsp;</strong> <img src=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.communique-de-presse-gratuit.com/wp-content/uploads/bernanoscom-216x300.jpg&amp;sa=X&amp;ei=i-yrTrujMIKW8gOzuI2pCw&amp;ved=0CAsQ8wc4IQ&amp;usg=AFQjCNFljFEW4aF4D9UCG6tM6D2ZS2yoTA"
    class="DrteTexte" alt=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.communique-de-presse-gratuit.com/wp-content/uploads/bernanoscom-216x300.jpg&amp;sa=X&amp;ei=i-yrTrujMIKW8gOzuI2pCw&amp;ved=0CAsQ8wc4IQ&amp;usg=AFQjCNFljFEW4aF4D9UCG6tM6D2ZS2yoTA"
    width="178" height="248">reprend une activité de polémiste : l'horreur d'une société matérialiste, <strong><em>"La Grande peur des bien-pensants"</em></strong> (1931)&nbsp; ; de la férocité
    franquiste, <em><strong>"Les Grands cimetières sous la lune"</strong></em> (1938) ; puis, pendant la guerre, l'imposture de Vichy, <em><strong>"Lettre aux Anglais"</strong></em> (1941), les
    dangers de la société et de la civilisation modernes, <em><strong>"La France contre les robots"</strong></em> (1947), lui inspirent des pages lucides et apocalyptiques. Il n'a pourtant pas
    renoncé au roman : vivant à Palma de Majorque, puis, après 1938, au Brésil, il écrit son chef-d'oeuvre, le "<em><strong>Journal d'un curé de campagne"</strong></em> (1936), récit du tourment
    spirituel d'un jeune prêtre, mû par la plus totale charité et décidé à porter le fer et le feu dans l'âme d'une révoltée, pour assurer sa rédemption. Des romans de caractère plus narratif et
    vaguement &lt;&lt; policier &gt;&gt;,&nbsp; <em><strong>"Un crime"</strong></em> (1935), <em><strong>"Nouvelle histoire de Mouchette"</strong></em> (1937), ont pour objectif de dénoncer, sous une
    autre forme, le mensonge, l'injustice, et, ce qui est le pire des maux pour lui, l'indifférence au salut : "<em><strong>Monsieur Ouine"</strong></em> (1943-1946).</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Peu de temps avant sa mort, le 5 juillet 1948 à&nbsp; Neuilly sur Seine, <strong>Bernanos</strong> acheva
    le scénario des <em><strong>"Dialogues des carmélites"</strong></em> (1949) dans lequel, encore une fois, il dépeint avec une sobre grandeur l'ascension religieuse d'une âme noble et pure.
    Écrivain exigeant, généreux et inquiet, passionné jusqu'à la violence, Bernanos trouve son unité dans un combat de tous les jours pour &lt;&lt; l'honneur chrétien&gt;&gt;. Fidèle à "l' esprit
    d'enfance", dont il apprécie l'exigence d'idéal, attentif à la grandeur de la pauvreté, conscient que l'homme, comme Jésus, doit passer par les sueurs de l'angoisse, <strong>Bernanos</strong> a
    la fougue d'un visionnaire et sa véhémence pourrait sembler intolérance si, derrière la violence et les ambiguïtés de l'oeuvre, ne se dessinaient la tendresse et les tourments d'un homme.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bernanos">http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bernanos</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x4ga6r" width="480" frameborder="0" height="360"></iframe><br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/x4ga6r_georges-bernanos-sur-les-chemins-de_travel" target="_blank">Georges Bernanos sur les chemins de l'Artois</a> <em>par <a href=
    "http://www.dailymotion.com/dherent" target="_blank">dherent</a></em>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Extrait de la pièce de théâtre <strong>"Le Dialogue des Carmélites"</strong> de Georges BERNANOS, mise en
      scène par Gildas BOURDET et interprétée par la Comédie Française au théâtre de la porte Saint Martin.</span>
    </p>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <em><br></em>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
      <div>
        <em><object type="application/x-shockwave-flash" id="Visionneuse" height="319" width="425" data="http://www.ina.fr/video/ticket/CAB87033357/80313/73fc8ca5c7d8ce1c3449a887a365b31b">
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        </object></em>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 15 Oct 2011 16:03:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3881615578676bce08914ad514a65a26</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Louis Aragon]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-louis-aragon-86905884.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 14pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">1897&nbsp;&nbsp; 1982</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><em>&lt;&lt; Ce que je sais,&nbsp; je l'ai appris à mes dépens &gt;&gt;</em><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    <strong>Louis Aragon (Louis Andrieux)</strong> naquit à Neuilly sur Seine le 3 octobre 1897. Sa mère, célibataire, le faisait&nbsp; passer pour son jeune frère ; l'enfant grandit dans cette
    complicité affectueuse, entouré d'attentions féminines (sa grand-mère, des tantes, les étrangères qui étaient les hôtes de la pension de famille que dirigeait sa mère) ; il fréquentait à l'école,
    à Neuilly, des camarades d'un autre milieu social que le sien. Dans ce climat moral difficile, s'exaspéraient sa timidité et son amour-propre, s'enracinaient ses révoltes, ses désespoirs, ses
    enthousiasmes. Lisant passionnément, il faisait en cachette l'apprentissage de l'écriture pour fixer ses "secrets"&nbsp; : de six à neuf ans, il écrivit soixante "romans".</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    Sa vie d'homme s'ouvre sur la double expérience de la guerre et du surréalisme. Il doit interrompre, en 1917, des études de médecine. Mobilisé à l'hôpital du Val-de-Grâce, il fait la connaissance
    de Breton. Il écrit <img src=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.actechanson.fr/wp-content/upload/louis_aragon_image_1.jpg&amp;sa=X&amp;ei=PSmgTtSTEtTN4QTYzK38BA&amp;ved=0CAsQ8wc&amp;usg=AFQjCNHmaPWI4IRpO_v5MujocFqMv6mAAw"
    class="GcheTexte" alt=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.actechanson.fr/wp-content/upload/louis_aragon_image_1.jpg&amp;sa=X&amp;ei=PSmgTtSTEtTN4QTYzK38BA&amp;ved=0CAsQ8wc&amp;usg=AFQjCNHmaPWI4IRpO_v5MujocFqMv6mAAw"
    width="170" height="232">alors dans des revues d'avant-garde, fonde, avec Breton et Soupault, la revue &lt;&lt; Littérature &gt;&gt;, publie, en 1920, son premier recueil de poèmes
    <strong><em>(Feu de joie)</em></strong>, et son premier roman <strong><em>(Anicet)</em></strong>. Il renonce définitivement à la médecine pour se consacrer à la littérature, travaille comme
    secrétaire du directeur de théâtre Jacques Hébertot et pour le compte du couturier et mécène Jacques Doucet.&nbsp; Il participe aux manifestations, aux spectacles-provocations du groupe
    <strong>Dada*,</strong> puis, après la rupture avec <strong>Tzara**,</strong> aux activités - poétiques et <img src=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.jacquesmagnin.fr/1970_elsa_triolet/1970_elsa_triolet_01.jpg&amp;sa=X&amp;ei=zi2gTqnxE_P14QSU3azjBA&amp;ved=0CAwQ8wc&amp;usg=AFQjCNHVISufWL9zLLSn3fyrSJ2ZKOu2GA"
    class="DrteTexte" alt=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.jacquesmagnin.fr/1970_elsa_triolet/1970_elsa_triolet_01.jpg&amp;sa=X&amp;ei=zi2gTqnxE_P14QSU3azjBA&amp;ved=0CAwQ8wc&amp;usg=AFQjCNHVISufWL9zLLSn3fyrSJ2ZKOu2GA"
    width="173" height="234">politiques - surréalistes. Mais il garde son indépendance à l'égard de <strong>Breton***</strong> avec des textes comme <strong><em>"Une vague de rêves"</em></strong>
    (1924), <strong><em>"Le Paysan de Paris"</em></strong> (1926), <em><strong>"Traité du style"</strong></em> (1928). En 1927 il adhère au Parti Communiste français; en novembre 1928, il rencontre
    <strong>Elsa Triolet</strong>**** : ces deux événements déterminent son avenir de militant politique et d'écrivain.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">*</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Dada">http://fr.wikipedia.org/wiki/Dada</a></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp; ** <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Tristan_Tzara">http://fr.wikipedia.org/wiki/Tristan_Tzara</a><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Breton">*** http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Breton</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Elsa_Triolet">****http://fr.wikipedia.org/wiki/Elsa_Triolet</a><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Les ruptures ne sont pas des reniements. <strong>Aragon</strong> se sépare des surréalistes en 1931;
    l'&lt;&lt;.Affaire&gt;&gt; éclate à propos de l'inculpation de <strong><em>"Front rouge* "</em></strong> par l'autorité militaire, mais les divergences avec Breton portent sur la fonction de la
    poésie et les moyens de la révolution. Cependant, Aragon restera fidèle à ses convictions surréalistes : il les prolongera sous d'autres formes.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">*<a href=
    "http://blogs.mediapart.fr/edition/les-mains-dans-les-poches/article/070509/front-rouge">http://blogs.mediapart.fr/edition/les-mains-dans-les-poches/article/070509/front-rouge</a><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    Plusieurs voyages en U.R.S.S., dont un de six mois, lui font connaître directement la réalité soviétique. Il devient journaliste d'information à &lt;&lt;L'Humanité &gt;&gt; (février 1933 - mai
    1934), fonde avec P. Vaillant-Couturier la revue &lt;&lt; Commune&gt;&gt;, est secrétaire de la section française de l'Association Internationale des Écrivains, milite en faveur des républicains
    espagnols et contre les menées fascistes en France, dirige, de 1937 à 1939, le quotidien &lt;&lt;Ce Soir &gt;&gt;. Dans le domaine de la production littéraire, il ouvre, avec <strong><em>"Les
    Cloches de Bâle"&nbsp; (</em></strong>1934), le cycle du&nbsp; &lt;&lt;monde réel&gt;&gt;.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Mobilisé en 1939, <strong>Aragon</strong> connaît la débâcle de Dunkerque, la campagne de France. Après
    l'armistice, il forme avec P. Seghers des projets de résistance, prend contact avec le Parti Communiste clandestin, participe à la lutte, en zone sud. Poèmes, articles, tracts, pamphlets, signés
    de son nom ou de pseudonymes (François la Colère), ont alors pour thèmes dominants l'amour d'Elsa et la résistance à l'occupation. Simultanément, se poursuit la rédaction du
    <em><strong>&lt;&lt;Monde réel&gt;&gt;&nbsp; -&nbsp;</strong></em></span><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong>&nbsp;</strong></em></span>
    <span style="color: #800000;"><em><span id="printable_area" style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span class="_normal">Sur le modèle de Balzac et de Zola, Aragon
    entame alors un grand cycle romanesque : <a href=
    "http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-aragon/2-le-cycle-du-monde-reel/">http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-aragon/2-le-cycle-du-monde-reel/</a></span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    A la Libération - temps des enthousiasmes, des espoirs et des occasions manquées -, <strong>Aragon</strong> devient directeur de&nbsp; &lt;&lt; Ce Soir&gt;&gt; (1944,&nbsp; 1947-1953), puis des
    &lt;&lt; Lettres françaises&gt;&gt; ; il entre en 1950 au Comité central du Parti Communiste. Il prend position sans réserve, comme journaliste, comme communiste, comme écrivain, dans toutes les
    crises que traversent la France et le monde : guerres d'lndochine et d' Algérie, expansion américaine, guerre froide, guerre de Corée, affaire de Cuba, déstalinisation, révolte et répression en
    Hongrie, invasion de la Tchécoslovaquie, révolution chinoise... Ces événements provoquent des conflits dans les milieux intellectuels (avec les existentialistes notamment), des remises en
    question à l'intérieur du Parti Communiste : <strong>Aragon</strong> connait des doutes et des déchirements dont les oeuvres de cette époque sont l'écho.<strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    L'itinéraire d' <strong>Aragon</strong>, au fil des années, oeuvre après oeuvre, a pu s'interpréter comme une suite d'adhésions contradictoires justifiées après coup. Mais à distance, il s'agit
    bien plutôt d'une quête de tous les possibles dans la fidélité à soi-même : <em>&lt;&lt; J'ai toute ma vie appris pour devenir l'homme que je suis, mais je n'ai pas pour autant oublié l'homme que
    j'ai été, ou, à plus exactement parler, les hommes que j'ai été. &gt;&gt;</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">&nbsp;Le mouvement perpétuel&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    L'oeuvre d' Aragon, abondante et diverse (poèmes, récits, critique littéraire et artistique, pamphlets, journalisme politique), témoigne d'une curiosité toujours à l'affût, d'une culture
    polymorphe, d'une puissance de travail peu commune, d'une imagination de l'insolite. On l'a comparé à Victor Hugo. On a aussi parlé, non sans malice, de virtuosité. Pourtant, dans le kaléidoscope
    des images, le tourbillon des formes et les métamorphoses de l'écriture, transparaît l'unité d'un projet : affronter l'assaut des choses, méditer sur le moi, l'amour, la culture, le destin des
    hommes. <em>&lt;&lt; Je n'écris pas tellement pour faire un nouveau livre ; j'écris bien plus pour faire oublier les livres que j'ai écrits&gt;&gt;</em>, confiait Aragon à Fr. Crémieux. Chaque
    oeuvre peut être lue en effet comme étape d'une recherche et dépassement des oeuvres qui l'ont précédée. Cependant, on peut, du surréalisme au&nbsp; &lt;&lt;réalisme de l'âme &gt;&gt;, distinguer
    des cycles dans sa production littéraire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    <em><strong>Dada et le surréalisme</strong></em>. <strong>Aragon</strong> fut dadaiste et surréaliste avec passion. Par besoin exacerbé de s'affirmer, il n'évita pas alors une certaine
    surenchère. Dans les poèmes, les récits et les essais de cette époque, il cultive le paradoxe ; son écriture est éblouissante. <strong><em>"Feu de joie"&nbsp; et&nbsp; "Le Mouvement
    perpétuel"</em></strong> mêlent les pastiches de la poésie traditionnelle aux textes automatiques ; <strong><em>"Une vaque de rêves"</em></strong>&nbsp; est un manifeste du surréalisme avant la
    lettre ;<strong><em>&nbsp; "le Traité du style" et&nbsp; "La Peinture au défi"&nbsp;</em></strong> composent les deux volets d'une &lt;&lt; anti-poétique &gt;&gt; ; <strong><em>"Anicet" et "Le
    Paysan de Paris"</em></strong>&nbsp; sont des &lt;&lt;anti-romans&gt;&gt;.<em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><em><strong>Le monde réel</strong></em>. Le cycle du&nbsp; &lt;&lt;monde réel&gt;&gt; comporte cinq&nbsp;
    romans&nbsp; écrits de 1934 à 1951 ; c'est une fresque de la société française de 1889 à 1940 ; on y voit l'hégémonie incontestée de la bourgeoisie sombrer dans deux guerres mondiales. L'unité
    thématique de ces récits est une méditation sur I'amour, son pouvoir dans I'action sociale, sa perversion par I'argent, sa rédemption par la foi dans le bonheur et I'avenir. Ce &lt;&lt; cycle
    &gt;&gt; pose toute la question du réalisme : <strong>Aragon</strong> récuse la théorie du &lt;&lt; reflet &gt;&gt; ; il pense que le romancier n'a pas à calquer ce qui existe, mais à créer une
    réalité, à inventer l'avenir : <em>&lt;&lt;Je tiens le roman pour un langage qui ne dit pas seulement ce qu'il dit (l'anecdote, les personnages), mais autre chose encore [...]. C'est cet au-delà
    qui m'est précieux &gt;&gt;.</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    <strong><em>La poésie de combat.</em></strong> De 1940 à 1945, légalement ou clandestinement, Aragon publie des poèmes (qu'il regroupe ensuite en recueils) où il peint la stupeur de la défaite,
    les misères de l'occupation, puis la colère, le refus de la servitude, la résistance qui s'organise, la lutte de I'armée des ombres, l'atrocité des représailles, les arrestations, les tortures,
    les exécutions, l'espoir au coeur des combattants. On suit au fil des poèmes toute I'histoire des années sombres. Pour <strong>Aragon,</strong> la poésie est un mode d'action ; elle doit
    s'engager : <em>&lt;&lt;Mon chant ne se peut refuser d'être; parce qu'il est une arme lui aussi pour I'homme désarmé.&gt;&gt;.</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Ce qui caractérise cette poésie de combat - <strong><em>Le Crève-coeur</em></strong> (1941),
    <em><strong>Les Yeux d'Elsa</strong></em> (1942), <em><strong>Brocéliande</strong></em> (1942), <strong><em>En français dans le texte</em></strong> (1943), <em><strong>Le Musèe
    Grèvin</strong></em> (1943), <em><strong>La Diane française</strong></em> (1945) -, c'est un retour à la tradition. Aragon reprend les grands thèmes de la poésie du passé, évoque les héros des
    légendes (Merlin, Brocéliande, Lancelot...) et les figures de la résistance nationale (Du Guesclin, Jeanne d'Arc); ces images, aux heures de détresse et de doute, avaient une efficacité directe
    <em>;</em> elles témoignaient d'une permanence de la France et de son histoire. Aragon utilise des formes et des rythmes traditionnels ; il ne se borne pas à l'imitation pure ; sans rompre avec
    la continuité historique, il prend des libertés avec la prosodie -</span> <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>étude des phénomènes de l'accentuation et de
    l'intonation (variation de hauteur, de durée et d'intensité) permettant de véhiculer de l'information liée au sens telle que la mise en relief, mais aussi l'assertion, l'interrogation,
    l'injonction, l'exclama</em></span><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><span style="font-size: 8pt;"><em>tion</em></span> - . Cette écriture
    éveille le souvenir de vers connus, familiers ; entre 1940 et 1945, ces vers donnaient aux lecteurs la conviction réconfortante d'une survie du &lt;&lt;génie de la France&gt;&gt;.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    A la libération, une polémique éclata entre les poètes combattants publiant un recueil collectif, <strong><em>"L' Honneur des poètes"</em></strong> , et Benjamin Péret, condamnant, dans&nbsp;
    <em><strong>"Le Déshonneur des poète</strong></em>s", l'usage qu'ils avaient fait de la poésie. Les arguments et les positions prises alors dépassent les circonstances de l'époque et posent le
    problème général des fonctions de la poésie et des formes d'un art révolutionnaire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    <em><strong>Le cycle d'EIsa.</strong></em> En novembre 1928, Aragon fait la connaissance d<strong>'Elsa Triolet.</strong> Et du <strong><em>"Crève coeur"</em></strong> (1941) aux
    <strong><em>"Chambres"</em></strong> (1969), tous les recueils poétiques sont, à quelque degré, une célébration d'Elsa. Il évoque leur rencontre, au moment du pire désarroi, après une tentative
    de suicide, comme une seconde naissance :</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    <em>Tu m'as trouvé comme un caillou que l'on ramasse sur la plage.</em><br>
    <em>Comme un bizarre objet perdu dont nul ne peut dire l'usage.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Il&nbsp; fait d'Elsa l'inspiratrice de son action politique et de sa création littéraire. Il peint ses
    sentiments au fil des années : une passion à la fois idéalisée et sensuelle sur laquelle l'usure du temps n'a pas de prise ; un amour tourmenté, exclusif, jaloux jusqu'au désespoir; l'angoisse de
    la vieillesse ; l'intolérable certitude d'être voué au néant.<br>
    En même temps il instaure une &lt;&lt;religion de l'amour&gt;&gt;, imagine l'amour de la femme comme source de tout espoir, de toute action, de tout avenir. Il présente le couple qu'il forme avec
    Elsa - et qui fait songer à d'autres couples : Abélard et Héloise, Dante et Béatrice, Victor Hugo et Juliette Drouet... Tristan et Yseut - comme une communauté parfaite qui réalise et symbolise
    la totalité de la société future.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br>
    <strong><em>Une pratique théorique</em></strong>. Ce qui fait l'unité des derniers récits d' Aragon, de <strong><em>"La Semaine sainte"</em></strong>&nbsp; à <strong><em>"Théâtre&nbsp; /
    roman"</em></strong>, c'est leur caractère de pratique théorique : ce sont des textes à la fois expérimentaux et réflexifs : Aragon s'interroge, à travers le récit lui-même, sur la nature et la
    fonction de l'écriture, sur les jeux de l'histoire et de la fiction, sur le &lt;&lt;réalisme&gt;&gt;, sur le sujet élocuteur, sur le rapport de l'écrivain à son oeuvre et à ses lecteurs.
    Parallèlement, au cours de cette période, des essais sur la littérature et la peinture élaborent la théorie du texte dont les &lt;&lt; romans&gt;&gt; miment la pratique. Un résumé réduit
    forcément le sens de ces récits, masque leur polysémie -&nbsp;</span> <em><span style="color: #800000; font-size: 8pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La polysémie désigne un mot qui a
    plusieurs sens (ainsi, le verbe louer est polysémique&nbsp;: selon le contexte, il peut avoir le sens de «&nbsp;donner en location&nbsp;» et «&nbsp;vanter les mérites de quelqu’un
    -&nbsp;</span></em> <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">pourtant, leur trame narrative met en scène la problématique qu'ils développent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
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        <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><object type="application/x-shockwave-flash" id="Visionneuse" height="297" width="395" data=
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        <pubDate>Sat, 15 Oct 2011 15:46:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">af7cd2781a7d145d369b0bf20732e73a</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-louis-aragon-86905884-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Henry de Monfreid / Les Secrets de la Mer Rouge]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-henri-de-monfreid-86697062.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">1879 &nbsp; 1974</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">A trente-deux ans, Henry de Monfreid abandonne le commerce qui le retient à Djibouti et fait
    l'acquisition d'un voilier. Accompagné de deux matelots et d'un mousse, il embarque pour de périlleuses aventures.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong>Henry de Monfreid</strong> est né à La Franqui dans l'Aude, le 14 novembre 1879. Il est le fils de
    George-Daniel, peintre, graveur et collectionneur d'art, et&nbsp; d'Amélie dite&nbsp; Marie-Emilie Bertrand.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Enfant il a côtoyé Henri Matisse et Paul Gauguin, amis de son père. Il entame des études d'ingénieur,
    échoue et vit de petits boulots (chauffeur de maître, colporteur...), Cloué au lit plusieurs mois suite à une maladie -la fièvre de Malte -, il décide de changer de vie et de partir à
    l'aventure.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><img src=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.tourisme-montmorillon.fr/img/205_monfreid.jpg&amp;sa=X&amp;ei=kCOcTpxQw_jhBOTX_a4G&amp;ved=0CAwQ8wc&amp;usg=AFQjCNF3yJZjLVu1fGls02EYNervIkKuDQ"
    class="GcheTexte" alt=
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    width="205" height="160">En 1911, il part pour Djibouti comme commis faire le négoce du café et des peaux. Par la suite il entame une vie de contrebandier, se convertit à l'islam en 1914, vit de
    différents trafics, perles, armes, haschisch. Pendant la&nbsp; première guerre mondiale, les autorités françaises lui demandent d'espionner les positions Turques au- delà de la Mer Rouge en
    prenant des photographies. Après la guerre il s'installe à Obock, puis en Ethiopie.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Par la suite il rencontre J<strong>oseph Kessel</strong> qui l'incite à écrire ses aventures -
    <em><strong>"Les secrets de la Mer Rouge"</strong></em> en 1931, ses romans remportent un franc succès, il devient également correspondant de presse.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Peu avant la seconde guerre, il sert les Italiens pour leur conquête de l'Ethiopie en 1935. Il rejoint les
    troupes Italiennes, participe à quelques missions aériennes sur le territoire éthiopien, et manque d'être blessé en vol&nbsp; - <em><strong>"Les Guerriers de l'Ogaden"</strong></em>&nbsp; - en
    1935. Il retourne en Ethiopie, suit la débâcle de l'armée du Duce,&nbsp; il est capturé par les&nbsp; Britanniques et déporté au Kenya. Libéré, il vit de chasse et de pêche sur les pentes
    du&nbsp; Mont Kenya, relate ses aventures dans un livre <strong><em>"Du Harrar du Kenya"</em></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">En 1947, il retourne en France et s'installe à Ingrandes dans l'Indre, où il peint, joue du piano, mais
    surtout écrit. Il décède en 1974, à 95 ans.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">(source Wikipédia)<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Site officiel d'Henry de Monfreid
    :</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><a href=
    "http://www.henrydemonfreid.com/Chronologie/chrono_detail.htm">http://www.henrydemonfreid.com/Chronologie/chrono_detail.htm</a></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
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                  <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><object type="application/x-shockwave-flash" height="328" width="400" data=
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    <br>
    <br>
    <a href="http://culturebox.france3.fr/all/12097/henry-de-monfreid-l_homme-aux-1000-vies-expose-a-brest" target="_blank">Découvrez <strong>Henry de Monfreid, l'homme aux 1000 vies,</strong></a>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Les Secrets de la Mer Rouge</span></strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br></span></strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">&lt;&lt;</span></span></span> <span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Mais</span></span><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">,</span></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">qu'est-ce que
    l'Aventure ? Un accident que j'ai toujours cherché à éviter. Beaucoup de jeunes qui se disent écoeurés d'une vie trop monotone me demandent</span></span> <span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">où peut encore se trouver l'Aventure ? Mais c'est en nous-mêmes qu'elle est,
    l'Aventure...&gt;&gt;</span></span></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000;"><em>(Ma vie d'aventures)&nbsp; Henry de Monfreid</em></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000;"><em><br></em></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <strong><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L'infatigable homme des mers</span></strong>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    L' audace et I'originaIité du jeune Français ne plaisent guère à Djibouti. Le terrible gouverneur Pascal ne lui laisse pas une grande marge de manoeuvre, faisant épier tous ses faits et gestes.
    Difficile d'enfreindre les consignes de ce despote, d'autant que l'employeur de notre homme est son ami intime. Monfreid ne s'en laisse pas conter. Il démissionne de son emploi de négociant en
    cuirs et en café pour tenter l'aventure des perles ; une mission officieuse hâtera son départ ; il doit reconnaître Cheik-Saïd, territoire francais occupé par les Turcs. Commence<br>
    alors une formidable course au trésor, au cours de laquelle l'auteur rencontre des personnages de légende, tel Saïd Aly, détenteur des plus belles perles de la mer Rouge, qui révélera à Monfreid
    le secret de l'eau de pluie. Tout naturellement, la recherche des huîtres amène vite notre héros au commerce des armes. Mais la Première Guerre mondiale éclate ; les Anglais accusent Djibouti d'
    armer les Arabes. Il faut un coupable. Les autorités voient en Monfreid le moyen de détourner l'attention et de couvrir par là même les institutions officielles. Pour l'aventurier, ce sera la
    prison puis l'exil. Sur le navire qui le rapatrie parmi les indigènes mobilisés, le Seigneur de la mer Rouge, avec seulement une petite valise, pense déjà à son retour.</span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <strong>Un écrivain-aventurier</strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Malgré une vie aventureuse, Henry de Monfreid vécut presque centenaire. Pourvu d'un réel talent de conteur, il passionna plusieurs générations de lecteurs avec le récit de ses aventures dans la
    région du golfe Persique ou en Afrique orientaIe. Ses livres, écrits dans un style fluide et viril qui fait fi des conventions littéraires, exaltent l'intrépidité, le goût du danger et les
    émotions fortes. Il fait partie de cette race d'écrivains-aventuriers, tels London ou Kessel, pour qui écrire, c'est avant tout retranscrire une vie pleine d'action.</span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Extraits :</span></strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le palmier</span></strong></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Que de fois j' ai eu recours à cet arbre providentiel ; on enfonce un couteau dans le tronc ; on tète ensuite, à même la blessure cette sève saumâtre et fade quand elle n' est pas fermentée&nbsp;
    ; elle désaltère faute de mieux.<br>
    Le fruit est une grosse pomme brune, la chair n'a qu'un demi centimètre d'épaisseur, filandreuse et douceâtre&nbsp; ; on peut à la rigueur, la sucer. Mais c' est le noyau, gros comme un oeuf et
    dur comme de l' ivoire qui a le plus de valeur&nbsp; ; il sert à faire des boutons, dits de coroso&nbsp; ; c' est le principal commerce de cette cðte. La feuille, appelée &lt;&lt; tafi &gt;&gt;,
    donne toutes les nattes, tapis, sacs d' emballage employés depuis Port-Soudan jusqu' à Zanzibar. Les Danakil et les Somalis en tissent des objets d' ornement tels que des tapis de prière,
    corbeilles, etc. Enfin, le tronc, quand on lui a tout pris, fruits, feuilles et sève, sert à faire des poutres et des chevrons.<br>
    C' est pour un arbre une belle carrière de servitude !<br></span></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style=
    "font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></strong></span></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style=
    "font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    ****</span></strong><br>
    <strong>&nbsp;</strong></span></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>L'art de refermer une plaie</strong></span></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Le patient ferme les yeux, on dirait qu' il se replie en lui-même pour abandonner son corps privé de sentiment.<br>
    L' opérateur, d' un geste très simple, dégaine la lame brillante de sa djembia, ce grand poignard à lame plate, large comme la&nbsp; main, longue de trente centimètres et légèrement recourbée. II
    vérifie du&nbsp; pouce le tranchant et affûte la lame sur sa cuisse nue. II plonge ses mains et le coutelas dans le beurre fondu. Puis, avec une cuiller de bois, il arrose la plaie avec cette
    graisse brûlante. Le patient fait entendre un grognement bref, étouffé, et son corps se raidit ; il sait que la torture va commencer. Alors, avec la pointe de cet énorme coutelas, avec une
    dextérité remarquable, il entaille le ventre sur une longueur de quinze centimètres. Le sang afflue&nbsp; ; aussitôt il répand du beurre chaud pour l' étancher.<br>
    La djembia entre les dents, il plonge la main toute luisante de beurre dans cette plaie saignante, comme un boucher qui va&nbsp; étriper un mouton.<br>
    J' ai un vertige et je dois m'asseoir pour ne pas perdre l'équilibre. Sans se presser, il fait un signe, à un de ses aides qui retire avec une paille les termites de la bouteille, et les lui
    présente.</span><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></strong></span></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Un viscère blanchâtre a été amené au niveau de la plaie. Le deuxième aide le saisit</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">entre ses doigts ; c'est l'estomac déchiré par le coup de lance ; l'aide tient réunies les</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">deux lèvres de cette déchirure.</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le sorcier prend alors délicatement, par le ventre, les termites qu'on lui présente. Je</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">vois au bout de ses doigts, tout rouges de sang, les mandibules arquées de l'insecte,</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">ouvertes, prêtes à mordre. II présente à ces pinces naturelles les deux peaux à réunir ;</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">l' insecte mord, et aussitôt le sorcier lui coupe le ventre et le corselet, d' un coup d' ongle.</span></em><br>
    <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La tête reste fichée&nbsp; ; c' est le premier point de suture ;&nbsp; il en place ainsi une vingtaine
    tout</span> <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">le long de la déchirure de l' estomac.</span></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="color: #800000;">Grasset&nbsp; 1984</span></strong></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>Notes :</em></span></strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em><br></em></span>
  </div>
  <p>
    &nbsp; <em><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&lt;&lt;Ce qu'on pourrait appeler mon oeuvre</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">littéraire n'est autre que le récit de ma</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">vie, écrit au jour le jour dans un présent</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">absolu où les phases de mon existence</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">se succèdent dans une apparente indépendance, comme autour d'un centre</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">instantané de rotation. Aujourd'hui, en</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">regardant derrière moi mon sillage, ce</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">sillage où j'ai fixé par le pinceau ou la</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">plume ces images éphémères, je leur</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">découvre un sens dans une continuité</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">qui en fait la raison d' être de ma vie, en</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">expliquant ce que je fus et ce que je</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">suis, tout au moins ce que je voudrais</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">être. Peut-être ces amis inconnus, mes</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">lecteurs, qui m' ont accompagné dans</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">ma vie errante, mes aventures, comme</span></em> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>on se plaît à dire, peut-être ces fidèles</em></span> <em><span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">compagnons de voyage comprendront-ils&nbsp;</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">mieux celui qu'ils aiment parce</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">qu' ils aiment l' Aventure. &gt;&gt;</span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">-Henry de</span> <span style=
    "color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Monfreid, Ma Vie d'aventures, Laffont</span></strong>
  </p>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 24 Sep 2011 15:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2d08024b933f41c047eb2c216a4a7316</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-henri-de-monfreid-86697062-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Julien Gracq / Le Rivage des Syrtes]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-julien-gracq-le-rivage-des-syrtes-86155625.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">1910 - 2007</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://www.jose-corti.fr/Images/photosauteurs/domainefrancais/gracq-dekiss-GF.gif&amp;sa=X&amp;ei=SkqQTtq9MMmy8QP1h6gK&amp;ved=0CAkQ8wc&amp;usg=AFQjCNFH6LHVwitIQn5T-GDlPlzYFSIXYQ"
    class="CtreTexte" alt=
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    width="230" height="250">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong>Louis Poirier dit Julien Gracq,</strong> né&nbsp; le 27 juillet 1910 à Saint Florent-le-Vieil&nbsp;
    (Maine et Loire), romancier français, a donné au surréalisme un prolongement romanesque, en créant un milieu <em>&lt;&lt;où baignent gens et choses et qui transmet les vibrations dans tous les
    sens&gt;&gt;</em></span> .
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Biographie sur Wikipédia :</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Gracq">http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Gracq</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Plus que de raconter une histoire. ce que Gracq tente de faire dans <strong>Le Rivage des Syrtes,</strong>
    c' est de suggérer un univers étrange. D' où un goût du détail, des descriptions précises de l' état intérieur du héros, ainsi que certaines lenteurs, très étudiées dans le mouvement même du
    récit.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Le lecteur apprend, à l' aide de quelques indices discrets, qu' au Farghestan aussi, l' idée de guerre s'
    est soudain rallumée. En insinuant par ce moyen qu' on a affaire à deux "frères ennemis", Gracq peut développer le thème du double qui lui est très cher</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #800000;">"Un jeune officier, éxécutant malgré lui la volonté de son peuple, provoque une
    guerre qui détruira sa patrie.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">L'héritage
    du surréalisme</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <strong>Julien Gracq</strong> fut témoin, dans son adolescence, de la tornade littéraire française la plus violente du XXème siècle : l'émergence du surréalisme. En 1924, quand André Breton donne
    au mouvement surréaliste son <img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/31BH817EB9L._SS500_.jpg" class="DrteTexte" alt="http://ecx.images-amazon.com/images/I/31BH817EB9L._SS500_.jpg" width=
    "190" height="190">impulsion décisive, Gracq a quatorze ans : l'âge de toutes les influences. Pourtant, ce normalien de talent sut s'extraire - au moins partiellement - de la "pieuvre"
    surréaliste, et produire un art tout à fait original, dont&nbsp; <em><strong>"Le Rivage des Syrtes"</strong></em>, couronné par le prix Goncourt en 1951, fut l' expression la plus réussie. Mais
    Gracq, soucieux de dissocier sa personne de l'écrivain, refusa de recevoir le prix.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">Dans un
    monde figé, l'attente d'un événement</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">La seigneurie d'Orsenna est un vieil empire figé et déclinant,
    vivant seulement de sa gloire passée. Sa torpeur est à l'image de la guerre qu'elle livre depuis trois cents ans au Farghestan, pays situé sur l'autre rive de la mer des Syrtes. Les deux
    belligérants, en effet, s'ignorent depuis longtemps, et aucun ne semble pressé de reprendre un conflit qui n'existe plus que dans les archives. Mais voilà que, pour des raisons mystérieuses, on
    se remet à parler avec passion du Farghestan, dans le peuple et même dans les milieux cultivés d'Orsenna. C'est comme si toute une nation s'enflammait soudainement pour secouer son inertie. Aldo,
    jeune officier dépêché sur le rivage des Syrtes, va servir malgré lui d'instrument à ce brusque réveil. Gagné par l'exaltation quasi mystique qui souffle dans son entourage à propos du
    Farghestan, et entraîné lui-même par une irrésistible impulsion, il commet l'irréparable : une nuit, alors qu'il commande une patrouille côtière, il décide de se rendre en terre ennemie, où il
    essuie trois coups de canon. Cet incident diplomatique sera le prétexte à la reprise de la guerre, que le Farghestan semblait souhaiter aussi ardemment que la seigneurie d'Orsenna, et qui, selon
    toute vraisemblance, anéantira cette dernière.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">Extraits
    :</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">Le malaise où je m' étais trouvé plongé se dissipait mal.
    Au sortir de ce sommeil bref, il me semblait retrouver la pièce inexplicablement changée. Dans un soudain retour de peur panique, sous mon regard bien réveillé, les murs de la salle continuaient
    à bouger légèrement, comme si le songe eût résisté à crouler autour de cette chambre mal défendue. A une fraîcheur aux épaules, je sentais que le vent léger où s' était engouffrée la pièce n'
    avait pas cessé de souffler, et je devinais soudain que les ombres dansantes oscillaient sur les murs avec la flamme même de ma lanterne, et que la porte derrière moi s' était depuis quelques
    secondes ouverte sans bruit. Je me retournai tout d' une pièce et sursautai en froissant de ma joue la robe d'une femme. Un rire léger et musical éclata dans le noir, qui me rejeta à la mer, me
    roula dans une dernière vague de songe. Je crispai les mains sur la robe, et relevai les yeux sur le visage noyé dans&nbsp; l'ombre. Vanessa était devant moi.</span></span></span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <strong><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    ****</span></strong><br>
    <em>- Le Tängri ! dit doucement Fabrizio pâle comme la cire, en enfonçant ses ongles dans mon poignet, comme devant une de ces puissances très rares dont le nom est prière, et qu'il est permis
    seulement de reconnaître et de nommer. - Droit dessus ! Plus près ! lui murmurai-je à l' oreille d' une voix qui résonna étrangement gutturale et dure. Mais Fabrizio ne songeait pas à virer de
    bord. Il était trop tard maintenant - plus tard que tout. Un charme nous plaquait déjà à cette montagne aimantée. Une attente extraordinaire,</em><br>
    <em>illuminée, la certitude qu' allait tomber le dernier voile suspendait ces minutes hagardes. De tous nos nerfs tendus, la flèche noire du navire volait vers le géant illuminé.(...) Soudain, à
    notre droite, du côté de Rhages, le rivage vibra du cillement précipité de plusieurs éclairs de chaleur. Un froissement lourd et musical déchira l' air au-dessus du navire, et,&nbsp; éveillant le
    tonnerre caverneux des vallées de montagne, on entendit se répercuter trois coups de canon.</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
      <div>
        <div>
          <div>
            <em><span style="text-decoration: underline;"><strong><object type="application/x-shockwave-flash" height="281" width="450" data="http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=28627">
              <param name="data" value="http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=28627">
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            </object></strong></span></em>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div><br>
    <br>
    <a href="http://culturebox.france3.fr/all/28627/saint-florent-le-vieil-rend-hommage-a-julien-gracq" target="_blank">Découvrez <strong>Saint-Florent-le-Vieil rend hommage à Julien Gracq</strong>
    sur Culturebox !</a>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" height="281" width="450" data="http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=25834">
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      </object><br>
      <br>
      <a href="http://culturebox.france3.fr/all/25834/centenaire-de-la-naissance-de-julien-gracq--l_hommage-de--jacques-boisleve" target="_blank">Découvrez <strong>le Centenaire de la naissance de
      Julien Gracq : l'hommage de Jacques Boislève</strong> sur Culturebox !</a>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><br></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 24 Sep 2011 14:48:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a67721dc2ea30521617275950e43a114</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-julien-gracq-le-rivage-des-syrtes-86155625-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Milan Kundera / La vie est ailleurs]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xxeme-milan-kundera-la-vie-est-ailleurs-85424218.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img src=
    "http://www.google.fr/url?source=imglanding&amp;ct=img&amp;q=http://2.bp.blogspot.com/_FsljesP7R1A/ShddsnwudtI/AAAAAAAAAVI/_5hGM80JtrI/s320/kundera.jpg&amp;sa=X&amp;ei=HomETo32JMSM-wa0j7Uw&amp;ved=0CAkQ8wc4Hg&amp;usg=AFQjCNENz-uaObATdkMaHDI95kO8qS69Zw"
    class="CtreTexte" alt=
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    width="223" height="186">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Milan Kundera</strong> est né en Tchécoslovaquie, à Brno, en 1929. Son père était un pianiste
    célèbre. Il a milité dans sa jeunesse pour le régime communiste. Après l'intervention soviétique en 1968, il perd son emploi, ses livres sont interdits. Il quitte son pays en 1975. En 1981, il
    acquiert la nationalité française.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    * <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Milan_Kundera">http://fr.wikipedia.org/wiki/Milan_Kundera</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 14pt;">****************</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 14pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp; <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&lt;&lt;A Prague, un jeune poète en quête d'absolu se fait prendre au piège de la révolution
    communiste.&gt;&gt;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;">Splendeur et misère du poète</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Jaromil naît à la veille de la seconde guerre mondiale à Prague. Ne sachant pas aimer son
    mari, sa mère reporte sur lui son amour déçu. Très tôt, elle s'extasie devant ses premières paroles et lui révèle sa vocation poétique. La poésie devient pour Jaromil une fuite devant sa peur des
    femmes, et le rêve prend un rôle compensatoire. Avec l'arrivée au pouvoir des communistes en 1948, il voit dans la révolution un moyen d'échapper à sa mère. De plus, son père résistant et mort en
    déportation, devient un héros officiel : Jaromil peut dès lors s'identifier intégralement au nouveau régime. Il devient un poète officiel et s'enflamme pour une jeune rousse. Il est jaloux à
    <img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/31J21bxzYtL._AA300_.jpg" class="DrteTexte" alt="http://ecx.images-amazon.com/images/I/31J21bxzYtL._AA300_.jpg" width="236" height="236">l'excès :
    il vit dans l'absolu. Un jour, la jeune fille, en retard à son rendez-vous, prétend pour se justifier qu'elle essayait de dissuader son frère de partir à l'Ouest. Stalinien en quête d'héroïsme,
    Jaromil le dénonçe à la police : la jeune fille est emprisonnée avec son frère. Devenu désormais homme, Jaromil cherche en vain à séduire une femme très en vue du régime. A la suite d'aventures
    humiliantes, il disparaît à vingt ans d'une mort sans gloire ; une pneumonie. Quelques années plus tard, son nom tombe dans l'oubli définitif.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Une épopée
    ironique</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><strong>"La vie est ailleurs"</strong></em> est une épopée qui met sarcastiquement en
    branle les valeurs tabous : la maternité, comme compensation à un amour raté ; l'originalité, comme produit du hasard ; le triple mariage révolution-jeunesse-lyrisme, comme insrument de la
    terreur. L'écriture de Kundera est ironique, surtout lorsque le propos est sérieux ! C'est par ce procédé que s'affirme la philosophie de Kundera : à la quête de l'absolu, l'écrivain substitue la
    voie incertaine du specticisme, du relativisme. De même, la recherche de l' "ailleurs" s'efface au profit de&nbsp; l' "ici et maintenant". L'extrême légereté de la forme permet tout aussi bien à
    Kundera de traîter les sujets les plus graves que de laisser libre cours à la fantaisie de son inspiration. Réflexion philosophique et imagination romanesque sont inextricablement liées dans le
    livre ; la rencontre des deux genres différents fait de Kundera un romancier philosophe.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><strong>"La vie est ailleurs"</strong></em> à été interdite de publication en
    Thécoslovaquie. Cependant ce livre a eu une audience internationale. Il a reçu le prix Médicis étranger en 1973.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Extraits :</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">L</span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">a poésie, comme compensation et mystiflcation</span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    "Je suis sous l'eau et les chocs de mon coeur font des cercles à la surface" ; <em>ce vers offrait l'image de l'adolescent tremblant devant la porte de la salle de bains, mais en même temps, dans
    ce vers, ses traits</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>s' estompaient lentement ; ce vers le dépassait et le transcendait.</em> "Ah, mon amour
    liquide", <em>disait un autre vers, et Jaromil savait que cet amour liquide c' était Magda, mais aussi il savait que personne n' aurait pu la reconnaître derrière ces mots, qu' elle y était
    perdue, invisible, ensevelie ;&nbsp; le poème qu'il avait écrit était absolument autonome, indépendant et incompréhensible, aussi indépendant et incompréhensible</em> <em>que la réalité elle-même
    qui n' est de connivence avec personne et qui se contente d' être ; et cette autonomie du poème offrait à Jaromil un magnifique refuge, la possibilité rêvée d'une deuxième vie&nbsp; ;&nbsp; il
    trouva cela si beau qu' il tenta dès le lendemain d' écrire d' autres vers et qu' il s'adonna peu à peu à</em> <em>cette activité.</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>&nbsp;</em><br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    ***</strong></span><br>
    <strong><span style="text-decoration: underline;">Lyrisme et inexpérience</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <em>Tant qu' il n'est pas adulte, l' homme aspire, pendant longtemps encore, à l'unité et à la sécurité de cet univers qu' il emplissait à lui seul tout entier à l'intérieur de sa mère, et il
    éprouve de l'angoisse (ou de la colère) face au monde adulte de la relativité où il est englouti comme une gouttelette dans un océan d' altérité. C' est pourquoi les jeunes gens sont des monistes
    passionnés, des messagers de l' absolu ; c'est pourquoi le poète trame l' univers privé de ses poèmes ; c' est pourquoi le jeune révolutionnaire revendique un monde radicalement nouveau forgé d'
    une seule idée ; c' est pourquoi ils n'admettent pas le compromis, ni en amour ni en politique&nbsp; ;&nbsp; l' étudiant révolté clame à travers l'histoire son tout ou rien, et Victor Hugo,
    à</em> <em>l'âge de vingt ans, se met en fureur en voyant Adèle Foucher, sa fiancée, relever sa jupe sur&nbsp; un trottoir boueux, découvrant sa cheville. "</em>Il me semble que la pudeur est
    plus précieuse qu'une robe", <em>lui reproche - t- il ensuite dans une lettre&nbsp; sévère,&nbsp; et il menace : "</em>Prends garde à ce que je te dis ici, si tu ne veux m'exposer à donner un
    soufflet au premier insolent qui osera se tourner vers toi !<br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Lyrisme et
    terreur</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <em>Et si nous allions rendre visite aux dix poètes qui étaient assis à la tribune avec Jaromil pendant la soirée chez les flics ! Où sont les poèmes qu' ils ont récités ce soir-là ? Personne,
    mais personne ne s' en souvient .. et les poètes eux-mêmes refuseraient de s' en souvenir ; parce qu' ils en ont honte, ils en ont tous honte à présent... Au fond, qu' est-il resté de ce temps
    lointain ? Aujourd' hui ce sont pour tout le monde</em><br>
    <em>les années des procès politiques, des persécutions, des livres à l'index et des assassinats judiciaires. Mais nous qui nous souvenons, nous devons apporter notre témoignage : ce n' était pas
    seulement le temps de l' horreur, c' était aussi le temps du lyrisme !</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong>Traduit du tchèque par François Kérel. Collection Folio, Gallimard,
    1973</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong>Notes de
    l'éditeur</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">&lt;&lt;Le romancier n'est historien ni prophète&nbsp; : il est explorateur de l'
    existence.&gt;&gt;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    &lt;&lt;L'interrogation méditative (méditation interrogative) est la base sur laquelle tous mes romans sont construits. Restons-en à<em><strong>&nbsp; "La vie est ailleurs"</strong></em> . Ce
    roman avait pour premier titre : <strong><em>L'Age lyrique.</em></strong><br>
    (...) Ce roman repose sur quelques questions : qu'est-ce que I'attitude Iyrique ? qu'est-ce que la jeunesse en tant qu'âge Iyrique ? quel est le sens du triple mariage :
    lyrisme-révolution-jeunesse ?<br>
    Et qu'est-ce être poète ? (...)&gt;&gt;</span></span><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "color: #800000;"><strong>&nbsp;</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">&lt;</span></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">&lt;Le roman n'est pas une confession de</span></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">I'auteur, mais une exploration de ce qu'est la vie humaine dans le piège qu'est devenu le monde.
    &gt;&gt;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    &lt;&lt;Découvrir ce que seul un roman peut découvrir, c'est la seule raison d'être du roman. Le roman qui ne découvre pas une portion jusqu'alors inconnue de I'existence est immoral. La
    connaissance est la seule du roman. &gt;&gt;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    &lt;&lt;Si la raison d'être du roman est de tenir le "monde de la vie" sous un éclairage perpétuel et de nous protéger de I"'oubli de I'être", l'existence du roman n'est-elle pas aujourd'hui plus
    nécessaire que jamais ? &gt;&gt;<br>
    &lt;&lt;Mes romans sont une méditation poétique sur l' existence. &gt;&gt;.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong>Milan Kundera, L'Art du roman, Gallimard, 1986</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xm0cjb" width="480" frameborder="0" height="270"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;" _mce_style="font-size: 10pt; font-family:
    arial,helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;strong&gt;&amp;lt;span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;" _mce_style="font-size: 10pt; font-family:
    arial,helvetica,sans-serif;"&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt; &amp;lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xm0cjb_milan-kundera-entre-dans-la-pleiade_news"
    _mce_href="http://www.dailymotion.com/video/xm0cjb_milan-kundera-entre-dans-la-pleiade_news" target="_blank"&amp;gt;Milan Kundera entre dans La Pléiade&amp;lt;/a&amp;gt; &amp;lt;em&amp;gt;par
    &amp;lt;a href="http://www.dailymotion.com/lefigaro" _mce_href="http://www.dailymotion.com/lefigaro"
    target="_blank"&amp;gt;lefigaro&amp;lt;/a&amp;gt;&amp;lt;/em&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;</strong></span></iframe></strong></span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong>Seul auteur à entrer dans "La Pléïade" de son vivant.<br></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span>
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        <pubDate>Tue, 20 Sep 2011 14:07:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c0140ee0fdc65ebe207188587cc10360</guid>
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