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    <title><![CDATA[Le blog de Cathou]]></title>
    <link>http://www.litterature-pour-tous.com/</link>
    <description>Une approche de certains écrivains ; vie, œuvres, extraits. </description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog de Cathou]]></title>
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    <pubDate>Sun, 18 Jul 2010 15:54:02 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 18 Jul 2010 15:54:02 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.litterature-pour-tous.com</copyright>            <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les Origines de la langue Française]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-les-origines-de-la-langue-francaise-43938495.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 14pt;">La double naissance</span></span><br></span></span></strong></span>
  </div>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>842&nbsp;&nbsp; Serments de Strasbourg<br></strong></span><br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Les&nbsp; serments de Strasbourg sont les premiers documents où le
    latin cède la place aux langues vulgaires, le&nbsp; "roman"&nbsp; pour la partie occidentale de l'empire, le&nbsp; "tudesque" pour la partie orientale.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Le mot&nbsp; "tudesque"&nbsp; vient de l'adjectif germanique tiudesc,
    qui signifie <em>«populaire»</em>. Cette racine se retrouve aussi dans le mot <em>tiudesc-Land</em> qui signifie le <em>«pays du peuple»</em>.&nbsp; Au fil du temps, il se transformera en
    <em>Deutschland</em>, nom actuel de l'Allemagne.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <br>
    Ils sont trois, <strong>Lothaire (ci contre),</strong> Louis et Charles. Les deux premiers sont frères. Lothaire, quarante-sept ans, et Louis, <img src=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fb/Lothar_I.jpg/180px-Lothar_I.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fb/Lothar_I.jpg/180px-Lothar_I.jpg" height="278" width="180">trente-quatre, sont les fils de l'empereur Louis le Pieux et d'Ermangarde.
    Charles est le fruit du remariage de l'empereur avec la jeune et belle Judith de Bavière. Il a dix-neuf ans. <strong>Tous les trois sont les petits-fils de</strong> <strong>Charlemagne</strong>.
    Ils se font la guerre depuis deux lustres, et plus encore depuis la mort de leur père. <strong>Le Pieux</strong> semblait pourtant avoir tout prévu et réglé depuis longtemps. En 817, l' année
    suivant son couronnement, il a rompu avec la tradition franque du partage en instituant son premier fils, Lothaire, en futur détenteur de la couronne impériale. Ses autres fils, Louis et Pépin
    (ce dernier devait mourir quelques années plus tard), recevraient en lots de consolation des royaumes soumis à l' autorité de Lothaire. Entre la coutume des Francs et le rêve d'un Empire romain
    reconstitué, Louis 1er choisit l'unité de l' Empire et celle de l' Europe chrétienne. L'Église applaudit. Les guerriers francs et leurs chefs plient, sans enthousiasme. La naissance de Charles,
    l'ambition de Judith et&nbsp; l'amour de Louis pour sa jeune épouse vont bouleverser le schéma. Pour doter le petit Charles et lui assurer un bel avenir, on va peu à peu rogner sur les
    territoires promis à Lothaire, lequel n'entend pas être dépossédé par un gamin et par une marâtre qui a ensorcelé son père. Le ton monte et, chez les princes francs, il est rare qu' on en reste
    aux mots. D'autant que Lothaire est pressé de ceindre la couronne promise avant qu' elle ne tombe en quenouille. Si pressé que, par deux fois, il monte une expédition, dépose son père - avec l'
    appui de l' archevêque de Reims - et l' envoie méditer, en compagnie de l' impératrice, derrière les murs d'un couvent. Deux fois, le vieil empereur refait surface. Intrigues, coups de main,
    assassinats, yeux crevés, alliances faites et défaites, mais aussi, comme personne ne l' emporte durablement, réconciliations spectaculaires, embrassades, pardons, traités, nouveaux partages. Les
    royaumes virtuels et leurs titulaires se font et défont. Lorsque Louis meurt à Mayence en 840, l'idée impériale est morte. Elle n'aura pas duré un demi-siècle. Elle entre dans la légende de
    l'Europe.<br>
    <br>
    <img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/75/Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg/300px-Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/75/Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg/300px-Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg" height="209" width="220">Mais Lothaire s'y accroche encore, et
    pour cause. L'Église franque, elle, hésite. L'unité politique de I'Empire, garante de son unité spirituelle, c'était sa grande idée. Un empereur, un pape, une chrétienté. Mais elle vient aussi,
    dans les dernières années du règne de Louis le Pieux, de découvrir les bénéfices d'un pouvoir impérial affaibli et divisé ; sous <strong>Charlemagne,</strong> elle était soumise ; depuis 830,
    elle dirige l' essentiel des affaires politiques et l' administration d 'un monarque affaibli. Et Lothaire, le violent, le brutal, risque de replacer l' épiscopat sous le joug.<br>
    <br>
    &nbsp;Le sort des armes va trancher le cas de conscience des évêques et exprimer, faute d'un message plus clair, la volonté divine : le 25 juin 841, les troupes conjointes de <strong>Louis, dit
    le Germanique,</strong> et de <strong>Charles, qu' on sumommera le Chauve</strong>, rencontrent à Fontenoy en Puisaye, près d' Auxerre, les soldats de Lothaire. Le choc fut, disent les annales,
    d'une extraordinaire violence. Lothaire, défait, s' enfuit, abandonnant sur le champ de bataille les corps de la plupart de ses partisans. La guerre est finie, la parole appartient désormais aux
    politiques, c'est-à-dire aux clercs.<br>
    <br>
    Faute de document, on doit imaginer les tractations entre les camps, les émissaires, les cartes rudimentaires, les colères des uns</span></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">et des autres et les efforts des religieux pour mettre fin au plus vite à un conflit dont les hordes païennes, les Arabes
    au sud, les Normands à l' ouest et au nord, les Hongrois à l'est, pourraient profiter.<br>
    Sans doute est-ce d'un groupe de ces clercs savants, formés aux écoles d'Aix-la-Chapelle, de Corbie ou de <strong>Fulda*,</strong> imprégnés de culture latine traditionnelle, qu' est venue cette
    idée si simple et si révolutionnaire : effectuer le partage entre Charles et Louis - Lothaire, provisoirement, est hors course, contraint d' accepter ce qu'on lui donne - selon la langue parlée
    par leurs sujets. <strong>Une Francia occidentalis à l' ouest, dont les habitants parlent le roman ; une Francia orientalis à l'est, de langue germanique</strong>. Entre les deux, en tampon parce
    <img src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:9r-hKF_nmmqTGM:http://osee3.unblog.fr/files/2009/10/0a2.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:9r-hKF_nmmqTGM:http://osee3.unblog.fr/files/2009/10/0a2.jpg" height="111" width="105">qu' on n' est pas naïf, on réservera pour Lothaire un royaume tout en
    longueur et assez invivable, <strong>multilingue de surcroît,</strong> qui court de la Lombardie à l' embouchure du Rhin. En guise de consolation, Lothaire conservera la couronne impériale,
    réduite à un simple symbole d'unité. <strong>L'idée de la France et celle de l' Allemagne sont nées autour de l' appartenance homogène à une manière de parler.</strong><br>
    <br>
    *</span></span></span> <cite><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fulda">fr.wikipedia.org/wiki/<strong>Fulda</strong></a><br>
    <br></cite> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong>Le roman est une langue doublement vulgaire</strong> : un
    dérivé populaire du latin populaire, celui des marchands, des esclaves et des soldats arrivés en Gaule avec la conquête romaine huit siècles plus tôt. Du mauvais latin mâché et remâché par
    l'usage quotidien jusqu'à n'avoir plus qu'un vague souvenir de sa naissance. Ces origines fort plébéiennes de la langue française n' ont jamais fait l' affaire des nationalistes : <strong>on n'
    avoue pas aisément que le génie de la langue, ce don des dieux, est né dans le ruisseau.</strong> Selon les époques, les idéologies et l' état des connaissances linguistiques, idéologues et
    grammairiens - c'est tout un - se sont échinés à trouver des parents plus nobles ou à imaginer des mariages augustes dont serait issu le divin enfant. Le celtique, le grec, le germain, l'hébreu.
    Peine perdue, immenses chantiers ouverts pour n'y découvrir qu' une poignée de cailloux, quelques mots, quelques formes grammaticales, quelques racines importées, comme il en existe dans toutes
    les langues, perdues dans un océan de latin bâtard et rustique, lequel traînait déjà avec lui un fantôme de grec.<br>
    <br></span></span></span> <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Dater la naissance de la langue française parlée est donc une vaine entreprise.</strong> Chacun croit parl</span></span>er le latin de son père
    et de sa mère et chacun le transforme. Mais à un moment, vers le début du VII ème&nbsp; siècle, chacun se rend compte qu'il ne comprend plus que vaguement le vieux latin des gens instruits, celui
    qu' on parle <img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/28/Sacramenta_Argentariae_%28pars_longa%29.png/180px-Sacramenta_Argentariae_%28pars_longa%29.png" class="GcheTexte"
    alt="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/28/Sacramenta_Argentariae_%28pars_longa%29.png/180px-Sacramenta_Argentariae_%28pars_longa%29.png" height="350" width="180">dans les
    églises, et moins encore celui des livres. Il a cessé de parler latin. Déjà, les évêques recommandent aux prêtres d'utiliser dans leurs prêches un latin simplifié.&nbsp; Que Charlemagne et sa
    cour d'intellectuels rénovent les études et les lettres latines tombées en déshérence, et l' écart se creuse encore, définitivement. <strong>Les contemporains de Charlemagne ont conscience qu'il
    existe désormais deux langues dans la partie occidentale de l'Empire, celle de l' écrit, le latin, et celle des illettrés, de la parole, que personne encore n'appelle le français et qui
    s'éparpille d'ailleurs en une infinité de dialectes.</strong><br>
    <br>
    <strong>Du côté de l' écriture - latine</strong> : le sacré, le pouvoir, la justice, la littérature, les formes nobles du savoir; le tout entre les mains d 'une toute petite minorité de clercs,
    bilingues, seuls détenteurs de cette immense puissance, celle de tradui re en langue romane rustique la parole de Dieu, les ordres de l' administration, les décisions des juges et la mémoire de
    la civilisation. <strong>Du côté de la parole</strong> : la sujétion, l'espace restreint des patois, la force brutale de l'aristocratie militaire franque, l'exercice rugueux et borné de la vie
    quotidienne.<br>
    <br>
    <strong>Le 14 février 842, Louis le Germanique et Charles le Chauve se rencontrent à Strasbourg pour sceller l'alliance d'où sortiront,</strong></span></span></span> <span style=
    "color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>quelques mois plus tard, les traités de Verdun.</strong> Les conseillers des deux
    rois ont tout fait pour donner à l' événement un éclat exceptionnel. Plus que publique, la cérémonie est publicitaire. II ne s' agit pas d'un simple serment d'accord entre deux princes comme il y
    en a eu, comme il y en aura tant, mais d'un acte fondateur, directement inspiré par la volonté divine : la création de deux royaumes égaux que les deux demi-frères se donnent l'un à l'autre par
    total consentement, après l</span></span>e jugement de Dieu sans appel qu' est la victoire de Fontenoy.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">II est donc essentiel que tous entendent et comprennent le serment échangé. lls sont donc là, présents,
    <strong><em>&lt; &lt;en la cité qui jadis s' appelait Argentaria, mais qui aujourd' hui est appelée communément Strasbourg &gt;&gt;</em></strong>, les conseillers qui ont préparé l'accord, les
    clercs qui administrent, les législateurs, les hommes de cour, mais aussi,&nbsp; mais surtout, les chefs de guerre et leurs troupes. C'est à eux que s' adressent en priorité Louis et Charles. Le
    premier, le plus âgé. parle d' abord, en langue germanique, à ceux de son camp pour leur expliquer la force particulière du serment qu'il va prononcer : <strong><em>&lt;&lt; Si toutefois, ce qu'à
    Dieu ne plaise, je venais à violer le serment juré à mon frère, je délie chacun de vous de toute soumission envers moi, ainsi que du serment que vous m' aurez prêté. &gt;&gt;</em></strong>
    Charles, en langue romane, reprend exactement les mêmes termes.<br>
    <br>
    C' est après ce moment que se produit le coup de théâtre politique et linguistique préparé en coulisse. Louis le Germanique, toujours au bénéfice de&nbsp; l' âge, se tourne vers les troupes de
    Charles et jure, en langue romane : <strong><em>&lt;&lt;Pro Deo amur et pro Christian poblo et nostro commun salvament, dist di en avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo
    cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra salvar dift, in o quid il mi altresi fazet.</em> <em>. . &gt;&gt;</em></strong></span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">On est obligé aujourd'hui de traduire cette première apparition du français : <strong><em>&lt;&lt;Pour
    l'amour de Dieu et pour le&nbsp; salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir de ce jour, pour autant que Dieu m' en donne le savoir et le pouvoir, je soutiendrai mon frère Charles ici
    présent de mon aide matérielle et en toute chose, à condition qu' il m' en fasse autant. .. &gt;&gt;<br>
    <br></em></strong> Et Charles prononce un serment de nature identique, en langue tudesque: <strong><em>&lt;&lt;In Goddes minna ind thes christianes folches ind unser bedhero gehaltnissi. ..
    &gt;&gt;<br>
    <br></em></strong> <span style="color: #800000;">Vient ensuite un troisième serment, celui que&nbsp; &lt;&lt; le peuple de chacun des deux &gt;&gt; prononce dans sa propre langue.
    <em><strong>&lt;&lt; Si Louis tient le serment qu' il a juré à son frère Charles et que Charles, mon seigneur, de son côté n' observe pas le sien, au cas où je ne pourrais l' en détourner, je ne
    lui prêterai en cela aucun appui, ni moi ni nul que j' en pourrais détourner &gt;&gt;</strong></em><em>.<br>
    <br></em> <strong>Les Serments de Strasbourg</strong> marquent la naissance conjointe de la France et de l' Allemagne, <strong>sous le signe de la reconnaissance mutuelle de leur spécificité
    linguistique sur la ruine de l'idée impériale latine.<br>
    fondateur.</strong><em><br></em></span><strong><em><span style="color: #800000;"><br></span></em></strong></span></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong>Les <em>Serments de Strasbourg</em></strong> sont primordiaux du point de vue de l'histoire <a title=
    "Linguistique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Linguistique">linguistique</a>, car ils sont une des premières attestations écrites de l'existence d'une <a title="Langues romanes" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_romanes">langue romane</a> en <a title="Francie occidentale" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francie_occidentale">Francie occidentale</a> (ici l'ancêtre
    de la <a title="Langue d'oïl" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_d%27o%C3%AFl">Langue d'oïl</a>) et d'un <a title="Langues germaniques" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_germaniques">dialecte germanique</a>.</span></span></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">(extrait&nbsp; du Préambule : "Le Pays de la Littérature" Pierre Lepape - Edition du Seuil)</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:40:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-les-origines-de-la-langue-francaise-43938495.html</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-les-origines-de-la-langue-francaise-43938495-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Jean Paul Sartre]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-jean-paul-sartre-53509202.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">1905&nbsp; 1980</span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></em></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "color: #800000;">Jean-Paul-Charles-Aymard-Léon-Eugène</span></em></span></span></strong> <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "color: #800000;"><strong>Sartre</strong> né à Paris le 21 Juin 1905, orphelin de père à deux ans ;&nbsp;</span></span></em></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;">sa mère est la cousine du célèbre <a title="Albert Schweitzer" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Schweitzer">Albert Schweitzer</a>.&nbsp;</span></em></span></span><span style="font-size: 10pt;"><em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Il trouve auprès d'elle et dans sa famille maternelle le confort d'une moyenne bourgeoisie soucieuse de réussites
    intellectuelle ; loin des crises, des guerres et des révolutions, il hérite de son milieu son intérêt, lire, et découvre dans sa propre situation au sein de ce milieu sa vocation, écrire : écrire
    sur tout, tout fixer dans I'écriture et comprendre la fonction de I'écriture dans la réalisation de soi. La passion des lettres I'oriente vers l'École normale supérieure ; I'interrogation sur la
    littérature, les raisons et les rouages de l'oeuvre et des <img src="http://www.sartre.com/site/images/sartre-portrait.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://www.sartre.com/site/images/sartre-portrait.jpg" height="300" width="241">personnages, lui fait choisir la philosophie, enseignée de 1931à 1944 : il quitte alors cette profession pour se
    consacrer à son métier d'écrivain. En 1964, lui est attribué le prix Nobel de littérature qu'il refuse, pour manifester son désaccord avec la politique générale du jury.</span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Tendu, sans cesse en éveil, attentif à tout, <strong>Sartre</strong> trouve
    son expression majeure dans sa production et sa réflexion littéraires, mais se laisse comprendre par le développement de sa recherche philosophique, et I'évolution de sa pensée est le reflet d'un
    effort paradoxal dont les raisons sont politiques et s'inscrivent dans la réalité vécue.</span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Les cheminements
    politiques</span></span></em></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Soucieux d'écrire, <strong>Sartre</strong> est d'abord un simple spectateur
    des choses politiques : <strong>"Les Chemins de la liberté"</strong> ne sont qu'un roman. L'engagement mis en valeur est I'engagement dans et par la littérature, non dans le militantisme : la
    liberté reste de I'ordre de l'héroïsme mythique, qui fait écrire : &lt;&lt;</span></span></em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Jamais nous
    n'avons été plus</span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">libres que sous I'occupation allemande&gt;</span></span><em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">&gt; (1944), propos renié, mais qui disait que I'extrême asservissement impose à la seule responsabilité, sans aide ni
    excuse, le choix entre I'acceptation totale et le refus absolu. Suite de <strong>"L' Existentialisme est un humanisme"</strong>, les <strong>"Réflexion&nbsp; sur la question juive"</strong>
    (1946) dénoncent dans I'antisémitisme une pensée close, faisant état d'une essence juive, décèlent dans l'antisémite une peur de soi se fuyant dans le recours à la haine et concluent que nul
    n'est libre, s'il reste de hommes&nbsp; ne jouissant pas de la plénitude de leurs droits.</span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">En 1945,&nbsp; <strong>Sartre</strong> fonde "Les Temps Modernes", revue
    créée pour défendre la littérature, mais l'obligeant&nbsp; à suivre de plus en plus près l'actualité, spécialement la vie politique.</span></span></em></span> <em><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong>Sartre</strong> y partage sa plume, avec entre autres, <a title=
    "Simone de Beauvoir" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_de_Beauvoir">Simone de Beauvoir</a>, <a title="Maurice Merleau-Ponty" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Merleau-Ponty">Merleau-Ponty</a> et <a title="Raymond Aron" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Aron">Raymond Aron</a>. Dans le long éditorial du
    premier numéro, il pose le principe d'une responsabilité de l'intellectuel dans son temps et d'une littérature engagée. Pour lui, l'écrivain est dans le coup</span></span></span></em>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">«&nbsp;quoi qu'il fasse, marqué, compromis jusque dans sa plus lointaine
    retraite (…) L'écrivain est en situation dans son époque.&nbsp;»</span></span></span> <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "color: #800000;">Cette position sartrienne dominera tous les débats intellectuels de la deuxième moitié du&nbsp; XX ème siècle.&nbsp; La revue est toujours considérée comme l'une des plus
    prestigieuses revues françaises au niveau international. Ses positions sont celles&nbsp; de la gauche, et quand le gouvernement s'engage dans les guerres coloniales et rejette les communistes
    dans l'opposition, il est avec eux, tout en soutenant contre eux des polémiques idéologiques sur leur déterminisme matérialiste.</span></span></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Avec la crise de mai 1968, il revient à la politique intérieur, pour
    apporter son appui à divers courants étudiants et ouvriers qui se réclament de ce&nbsp; mouvement de révolte : c'est alors sur le terrain de la pratique militante que se</span> <span style=
    "color: #800000;">poursuivent les polémiques avec les communistes. Évoquant son point de départ, <strong>Sartre</strong> parle de son &lt;&lt;</span></span></span></em><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">ignorance aveugle de la lutte des classes</span></span></span> <em><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">&gt;&gt;. La dénonciation du racisme, puis la lutte contre le colonialisme I'amènent à voir
    la réalité sociale et à reconnaître la lutte des classes, mais, après 1968 encore, son attention aux conflits sociaux est plus une vision lucide des luttes de consciences et de groupes victimes
    de leur marginalité qu'un savoir des rapport de classes qui les produisent. Ainsi s'explique par le cheminement politique une philosophie qui part du vécu existentiel&nbsp; et qui s'efforce de
    retrouver et de fonder à partir de là le marxisme.</span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;">Pour <strong>Jean-Paul Sartre,</strong> Dieu n'existant pas, les hommes
    n'ont pas d'autres choix que de <strong>prendre en main leur destinée</strong></span></em></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;">à
    travers les conditions politiques et sociales dans lesquelles ils se trouvent.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;"><br></span></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;">Il intégre l'École normale supérieure en 1924, passe l'agrégation de
    philosophie en 1929.&nbsp; C'est à cette époque qu'il fait la rencontre avec <strong>Simone de Beauvoir.&nbsp;</strong> Il est nommé professeur au lycée du Havre en 1929, puis séjourne à Berlin
    de 1933 à 1934, où il découvre la pensée <strong>d'Edmund Husserl,</strong> qui aura une grande importance pour l'élaboration de sa propre pensée.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;"><br></span></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;"><span class="content">&nbsp;</span>Mobilisé en 1939, fait prisonnier en
    1940 et libéré en 1941. Il participe à la Résistance en fondant le réseau Socialisme et Liberté qui n' a qu'une existence brève.&nbsp; Avec la publication de <strong><em>"l'Etre et le
    Néant"</em></strong> en 1943 et la représentation de deux de ses pièces, <strong>"<em>les Mouches</em>"</strong> en 1943 et <strong><em>"Huis clos"</em></strong> en 1944, il devient&nbsp; un des
    grands représentants de la philosophie de la liberté et des idées de la Résistance. Le philosophe français Vladimir Jankélévitch a cependant affirmé que, selon lui, l'insistance de
    <strong>Sartre</strong> sur l'idée de liberté venait en partie compenser son absence d'engagement politique véritable auprès de la Résistance durant l'occupation allemande en
    France.</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;">Il devient la figure principale de&nbsp; <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Existentialisme">l'existentialisme&nbsp;</a> athée à partir des années cinquante. Il entretint des relations difficiles avec le Parti communiste. D'abord compagnon
    de route de 1952 à 1956, date de la répression de l'insurrection hongroise, il critique le marxisme dogmatique et tente de proposer une version existentialiste du marxisme fondée sur la pratique
    individuelle dans <strong><em>"Critique de la raison dialectique</em>"</strong> (1958-1960). Il continue à entretenir un dialogue avec les communistes pendant les années soixante, mais rompt avec
    eux après l'écrasement du Printemps de Prague. <strong>Sartre</strong> s'engage dans le combat contre le colonialisme lors des conflits d'Indochine, d'Algérie, du Viêt&nbsp;Nam et de la
    révolution cubaine. En mai 1968, il soutient les maoïstes et milite à leurs côtés.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Il&nbsp; s'éteint le 15 avril à l'Hôpital Broussais. Ses obsèques ont lieu
    le 20 avril et rassemblent une foule immense. Un cortège de plusieurs dizaines de milliers de personnes suit son enterrement au cimetière du Montparnasse.&nbsp;<br></span></span></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 13:16:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-jean-paul-sartre-53509202.html</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-jean-paul-sartre-53509202-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / André Malraux / Les voix du silence]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-andre-malraux-les-voix-du-silence-52708391.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;">La reproduction des chefs-d'oeuvre par la photographie nous apporte,&nbsp;
    &lt;&lt; pour la première fois, I'hèritage de toute I'histoire &gt;&gt;. Mais cet héritage est le résultat d'une immense métamorphose : car c' est à la lumière de notre temps que&nbsp; nous
    donnons un sens aux oeuvres du passé. L' Art moderne, qui est né avec l' &lt;&lt; Olympia &gt;&gt; de Manet (pour la première fois, la peinture n'a d' autre sujet qu' elle même), dialogue avec
    les arts sacrés ou avec les &lt;&lt; arts de la fiction&gt;&gt;. Les formes, les styles, naissent en s' opposant aux formes, aux styles antérieurs. IIs ne sont jamais véritablement au service du
    &lt;&lt;réel&gt;&gt;, de la vie, de la nature, mais ils expriment une vision nouvelle du monde. &lt;&lt; J'appelle artiste celui qui crée les formes.&gt;&gt;. Le grand artiste conquiert sa
    liberté en refusant les formes antérieures. Il crée un monde qui rivalise avec le monde réel. A une époque privée de la foi en un Absolu, I'art prend figure d'absolu par lui même. L' art moderne,
    qui refuse les formes trop &lt;&lt;réalistes&gt;&gt;, soumises à I'apparence, rejoint les arts sacrés. L' art est liberté, il est&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &lt;&lt;anti-destin&gt;&gt;.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L'ART EST UN
    ANTI-DESTIN</span></span></span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <strong><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Par les chefs-d'oeuvre de l'art, les hommes, privés des certitudes
    que leur offraient les religions, communient dans une même victoire sur le destin.</span></span></span></em></strong>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L'art ne délivre pas l'homme de n'être qu'un accident de l'univers ; mais
    il est l'âme du passé au sens où chaque religion antique fut une âme du monde. Il assure pour ses sectateurs (partisan d'une secte), quand l'homme est né à la</span> <span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">solitude, le lien profond qu'abandonnent les dieux qui s' éloignent. Si nous introduisons dans notre&nbsp;&nbsp; civilisation tant d'éléments ennemis,
    comment ne pas voir que notre avidité les fond en un passé devenu celui de sa plus profonde défense, séparé du vrai par sa nature même ?. Sous l'or battu des masques de Mycènes, là où l'on
    chercha la poussière de la beauté, battait de sa pulsation millénaire un pouvoir enfin réentendu jusqu'au fond du temps. A la petite plume de <strong>Klee</strong>, au bleu des raisins de
    <strong>Braque,</strong> répond du fond des empires le chuchotement des statues qui chantaient au lever du soleil. Toujours enrobé d'histoire, mais semblable à lui-même depuis <strong>Sumer
    jusqu'à l'école de Paris,</strong> l'acte créateur maintient au long des siècles une reconquête aussi vieille que l'homme. Une <strong>mosaïque byzantine</strong> et un <strong>Rubens</strong>,
    un <strong>Rembrandt et un Cézann</strong>e expriment des maîtrises distinctes, différemment chargées de ce qui fut maîtrisé ; mais elles s'unissent aux <strong>peintures magdaléniennes</strong>
    dans le langage immémorial de la conquête, non dans un syncrétisme* de ce qui fut conquis. La leçon des <strong>Bouddhas de Nara ou celle des Danses de Mort çivaïtes</strong> n'est pas une leçon
    de bouddhisme ou d'hindouïsme ; et le <strong>Musée Imaginaire</strong> est la suggestion d'un vaste possible projeté par le passé, la révélation de fragments perdus de l'obsédante plénitude
    humaine, unis dans la communauté de leur présence invaincue. Chacun des chefs-d'oeuvre est une purification du monde, mais leur leçon commune est celle de leur existence, et la victoire de chaque
    artiste sur sa servitude rejoint, dans un immense déploiement, celle de l'art sur le destin de l'humanité. <strong>L'art est un anti-destin.</strong></span></span></span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">* système philosophique ou religieux basé sur les mélanges de
    plusieures doctines différentes.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span><em><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <strong>Les Voix du silence (Gallimard)</strong></span></span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Jun 2010 15:33:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-andre-malraux-les-voix-du-silence-52708391.html</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-andre-malraux-les-voix-du-silence-52708391-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / André Malraux / La voie royale]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-andre-malraux-la-voie-royale-51602521.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #800000;">Un jeune archéologue et un aventurier, partis à la recherche de
    sculptures antiques au Siam, affrontent la double adversité de la nature et des tribus locales.</span></strong></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;">La première édition de <strong>"La Voie royale"</strong> annonçait une
    suite au roman : "La Voie royale" constitue le tome premier des "<strong>Puissances du désert</strong>" dont cette initiation tragique n' est que le prologue." Cette suite n' a en réalité jamais
    été écrite, si ce n' est sous forme d' un embryon de roman enclavé dans les <strong>"Antimémoires"</strong> et évoquant le personnage de Mayrena.</span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>&nbsp;</em></span></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000;">La voie
    royale...</span></strong></span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Sur le bateau qui le mène au Cambodge, Claude Vannec rencontre un mystérieux aventurier, Perken. Ce
    Danois recherche le moyen d'obtenir I'argent nécessaire pour protéger une région du Siam qu'il&nbsp; "tient", <img height="300" width="300" src=
    "http://ecx.images-amazon.com/images/I/41NAHJQH0KL._SL500_AA300_.jpg" class="DrteTexte">contre toute intrusion étrangère. Vannec lui expose son projet de rapporter sculptures et bas-reliefs
    trouvés le long de l'antique voie royale qui partait d'Angkor pour traverser le Siam, et lui offre ainsi I'occasion recherchée. Les oeuvres d'art seraient vendues en Europe. Mais I'aventure
    s'avère d'emblée périlleuse. Regardée avec suspicion par le ministère des Colonies, la mission de Claude est dotée de peu de moyens. L'expédition commence difficilement tant la nature luxuriante
    où pullulent les insectes et animaux de tout genre apparaît mortifère (qui entraîne la mort)&nbsp; ; et les</span></span> ruines rencontrées sont décevantes. Enfin, Vannec et Perken découvrent un
    temple aux sculptures intactes. Mais l' opération pour les détacher est délicate et longue, et les guides les ont tous abandonnés.</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></em></span></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000;">Une pathétique marche
    vers la mort</span></strong></span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;">Alors qu'elle continue à s'enfoncer dans la forêt, l'expédition sent peser sur elle la menace des tribus
    hostiles. Vannec et Perken ne tardent pas à tomber entre les mains de I'une d'elles, les Moïs. Là, Perken retrouve, pitoyable, réduit en esclavage, un vaillant aventurier qu'il recherchait,
    Grabot. Menacé de mort, Perken passe un contrat avec le chef. Mais il s'est grièvement blessé, et le verdict des médecins annonce une mort imminente. Alors commence la marche vers la "région de
    Perken", au Laos. Tandis qu'il entre dans une douloureuse agonie, Perken voit s'écrouler sous ses yeux I'oeuvre de sa vie : une colonne de soldats, mandatée par le gouvernement du Siam, marche
    imperturbablement et apporte la civilisation avec la voie ferrée. Perken meurt.</span></em></span></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 10pt;">Magistrale introduction à l' oeuvre de
    <strong>Malraux</strong>, <strong>"La Voie royale"</strong>&nbsp; est une marche pathétique vers la mort, une tragique confrontation avec le destin. Le roman d'aventure, dense et haletant, auque
    la méditation de l'auteur donne toute sa dimension, annonce les grands romans, "La Condition humaine"&nbsp; et&nbsp; "L'Espoir</span>".</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>"Comme d' autres ont besoin de l'imagination, <strong>Malraux</strong> a
    besoin de l' éprouvé". De fait, <strong>"La Voie royale"</strong> a une base réelle : <strong>André Malraux</strong>, manquant d' argent était parti en 1923 avec sa femme Clara, piller le temple
    khmer de Banteai-Srei, ce qui lui valut de la prison</em>.<br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Extrait
    :</span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Perken passa des jumelles à Claude, une fois de plus. L' agitation, rapprochée
    ainsi, restait ordonnée : rien ne distrayait les Moïs de leur but. L'extrême tension de l'atmosphère, l'hostilité de ce qui baignait dans l'air, comme si tous ces gestes tendus vers eux se
    fussent ramassés en une seule âme, tout convergeait des êtres à l' affût vers ces hommes acculés (...). L' épouvante de l' être écrasé de solitude saisit Claude au creux de l' estomac, au défaut
    des hanches, l' épouvante de l' homme abandonné parmi des fous qui vont bouger. (...).</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    <strong>***</strong></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Toute pensée précise était anéantie par ces têtes aux aguets : l' irréductible
    humiliation de l' homme traqué par sa destinée éclatait. La lutte contre la déchéance se déchaînait en lui ainsi qu'une fureur sexuelle, exaspérée par ce Grabot qui continuait à tourner dans la
    case comme autour du cadavre de son courage. Une idée idiote le secouait : les peines de l' enfer choisies pour l' orgueil - les membres rompus et retournés, la tête retombée sur le dos comme un
    sac, le pieu du corps à jamais planté en terre - et le désir forcené que tout cela existât pour qu' un homme, enfin, pût cracher à la face de la torture, en toute conscience et en toute volonté,
    même en hurlant. Il éprouvait si furieusement l'exaltation de jouer plus que sa mort, elle devenait à tel point sa revanche contre l'univers, sa libération de l' état humain, qu' il se sentit
    lutter contre une folie fascinante, une sorte d' illumination. "Aucun homme ne tient contre la torture" traversa son esprit, mais sans force, comme une phrase, lié à un cliquètement inexplicable
    : ses dents qui claquaient. Il sauta sur la claie, hésita encore une seconde, tomba, se redressa, un bras en l' air, tenant son revolver par le canon, comme une rançon.<br>
    "Fou ?" Claude, la respiration coupée, le suivait du canon de son arme : Perken marchait vers les Moïs, pas à pas, tout le corps raidi. Le soleil abaissé lançait sur la clairière de longues
    ombres diagonales, avec un dernier reflet sur la crosse du revolver. Perken ne voyait plus rien. Son pied rencontra un buisson bas ; il fit un geste de la main, comme s' il eût pu l'écarter (il
    ne suivait pas le sentier), continua d'avancer, tomba sur un genou, se releva toujours aussi raide, sans avoir lâché le révolver. La piqûre des plantes fut si aigüe qu'il vit, une seconde, ce qui
    était devant lui : le chef inclinait la main vers la terre, opiniâtrement. Poser le révolver. Il était la -haut dans sa main. Enfin, il parvint à à plier le bras, pris l'arme de l'autre main,
    comme pour la détacher. Ce n'était plus de l'hésitation : il ne pouvait plus bouger. Enfin elle s'abaissa d'un coup et s'ouvrit, tous les doigts tendus : le révolver tomba.</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 16:00:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-andre-malraux-la-voie-royale-51602521.html</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-andre-malraux-la-voie-royale-51602521-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / André Malraux]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-andre-malraux-51596801.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><em><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #800000;">1901&nbsp; 1976</span></span></em></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">La vie d' ANDRÉ MALRAUX a fait de cet étudiant à l'École des
    Langues Orientales, déjà&nbsp; passioné d'archéologie en 1922, non seulement un témoin important, mais un acteur, tantôt caché, tantôt découvert, des grands drames de
    l'époque.</span></span></span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;">Entre 1923 et 1927 il a vécu en Extrême-Orient et participé à des
    expéditions archéologiques, des mouvements révolutionnaires, de vrais combats aussi, sous le drapeau du Kuomintang. Il a, dès 1933, milité contre le fascisme et l'hitlérisme, puis lutté dans
    l'aviation aux côtés des républicains espagnols à partir de 1936. Évadé <img src="http://www.alalettre.com/pics/malraux4.jpg" class="DrteTexte" alt="http://www.alalettre.com/pics/malraux4.jpg"
    height="235" width="158">d'un camp de prisonniers après l'armistice de 1940, blessé dans les rangs du &lt;&lt;maquis&gt;&gt;, il a commandé la célèbre brigade &lt;&lt;Alsace-Lorraine&gt;&gt;
    pendant la libération du sol français. Armé par tant d'expériences et considéré comme possédant au plus haut point&nbsp; &lt;&lt; le sens du monde actuel &gt;&gt;, il a, depuis 1945, abandonné
    le&nbsp; &lt;&lt;mythe de la Révolution&gt;&gt; pour le &lt;&lt;primat de la nation&gt;&gt; - le terme appartient aux Antimémoires -<br>
    et suivi la voie du général de Gaulle, avant de l'imiter dans la retraite qu'il évoquera dans "Les Chênes qu'on abat" (1971). Titulaire de Ministères à la mesure de son rayonnement (Information,
    1945-1946; Affaires culturelles après 1958) il a orienté sa méditation vers &lt;&lt; l'éternité&gt;&gt; de l'Art * et publié divers tomes du "Miroir des limbes" - &nbsp; "Antimémoires"&nbsp;
    (1967) - "Les Chênes qu'on aba" (1971) -&nbsp; "Lazar" (1974).</span><br></span></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">* Outre son oeuvre de romancier, <strong>MALRAUX</strong> a composé un ensemble important de critique
    esthtique : Les Voix du Silence (1951) - Le Musée Imaginaire de la Sculpture Mondiale (1952-1954) - La Métamorphose des Dieux (1957-1974) - La Tête</span></span> <span style=
    "color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">d'obsidienne (1974).</span></span> <span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il
    sait que le geste qui crée exerce une action profonde et continue sur la vie spirituelle.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Site André MALRAUX /</span></span> <a href="http://www.malraux.org/">http://www.malraux.org/</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;">On cite souvent la déclaration de <strong>Malraux</strong> qui se trouve au
    début des "Antimémoires" : &lt;&lt;</span></em><span style="color: #800000;">Presque tous les écrivains que je connais aiment leur enfance, je déteste la mienne</span><em><span style=
    "color: #800000;">&gt;&gt;. <strong>Malraux</strong> est le contraire d'un introverti ; et il n'a cessé, tout au long de sa vie de dénoncer une certaine forme
    d'individualisme.</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;"><br></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;">A la solitude, à la mort ou à la souffrance, <strong>Malraux</strong>&nbsp;
    opposera&nbsp; &nbsp; toujours la fraternité ; celle qui se manifeste dans le combat, pendant la guerre d'Espagne par exemple : &lt;&lt;</span></em><span style="color: #800000;">les hommes unis à
    la foi par l'espoir et par l'action accèdent à des domaines auxquels ils n'accéderaient pas seuls</span><em><span style="color: #800000;">&gt;&gt;&nbsp;&nbsp; (
    L'Espoir).</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;">Privé du christianisme aququel il ne croit pas, et de façon générale
    &lt;&lt;amputé de l'éternel&gt;&gt; (Antimémoires) <strong>Malraux,</strong> trouve dans l'Art, dans la communion des chefs-d'oeuvre, une autre forme de fraternité.</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;">L'Art est un anti-destin : le destin pour <strong>Malraux</strong>, c'est
    tantôt une sorte de fatalité, &lt;&lt;</span></em><span style="color: #800000;">la certitude que vous serez cela et pas autre chose, que vous aurez été cela et pas autre
    chose</span><em><span style="color: #800000;">&gt;&gt; ; tantôt, la condition humaine&nbsp; : &lt;&lt;</span></em><span style="color: #800000;">le Destin n'est pas la mort. Il est fait de tout ce
    qui impose à l'homme la conscience de sa condition&gt;</span><em><span style="color: #800000;">&gt;. On ne nie pas sa condition ; on peut tenter de l'assumer : &lt;&lt;NON&gt;&gt;&nbsp; jeté à
    ceux qui opprime, NON à la misère qui prive l'homme de sa dignité : un pauvre ne peut pas s'estimer, NON à ceux qui avilissent l'homme, NON à l'angoisse de la solitude, NON à
    l'absurde.</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;">Les différentes voies explorées par <strong>Malraux</strong> sont autant
    d'expériences successives pour fonder la grandeur de l'homme. Il est facile de remarquer que l'oeuvre de <strong>Malraux</strong> sort de sa vie. Mais on peut dire tout aussi bien que sa vie,
    c'est la mise en pratique, l'épreuve de sa conscience, de sa vérité intérieure. Les deux s'interpénètrent. Tout oeuvre naît d'une rencontre : l'aventure, le combat, la fraternité, l'art.... Mais
    ces rencontrent répondent à un appel venu de lui-même.</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h1>
    <strong><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Interview de Raymond ARON sur André MALRAUX
    :<br></span></span></span></strong>
  </h1>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em> </em></span>
    <div style="background-color: #000000; font: 11px/18px Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; color: #b4d2fe; width: 320px;">
      <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>retrouver ce média sur <a style="font-weight: bold; color: #b4d2fe;" href=
      "http://www.ina.fr/video/I00018721/interview-de-raymond-aron-sur-andre-malraux.fr.html" target="_blank">www.ina.fr</a></em></span>
    </div>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 15:05:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-andre-malraux-51596801.html</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-andre-malraux-51596801-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Ernest Hemingway / Le Vieil Homme et la mer]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-ernest-hemingway-le-vieil-homme-et-la-mer-48944432.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>Un vieux pêcheur, qui n'a rien attrapé depuis longtemps, fait
    soudain la prise de sa vie... et lutte tragiquement pour la ramener au port.</em></span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>On a souvent dit - abusivement - que le Vieil Homme, c' était
    <strong>Hemingway</strong> lui-même. La barbe que l' auteur portait à la fin de sa vie, et qui lui donnait vraiment une tête de vieux pêcheur, aida certainement à cet
    amalgame...</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>Une fin
    tragique</em></span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br>
    Le matin du 2 juillet 1961, un coup de feu retentit dans la maison <strong>d'Hemingway</strong>. L'écrivain s'est suicidé avec son fusil de chasse. Rien pourtant ne semblait justifier ce geste :
    son art, largement reconnu, son livre&nbsp; <strong>"Le Vieil Homme et la mer"&nbsp;</strong> couronné par le prix Nobel en 1954, étaient là pour le démentir. Mais selon certains, ce livre
    justement, écrit huit ans avant la tragédie, et narrant le dernier combat d'un homme sur le décIin, contenait déjà le message d'adieu qu'on chercha vainement autour du
    cadavre.</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>La pêche de la dernière chance</strong></span></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>Le vieux Santiago est un marin malchanceux : voilà quatre-vingt-quatre
    jours qu'il n'a pris aucun poisson. Même Manolin, le gamin qui travaillait avec lui, est contraint par ses parents d'embarquer sur un autre <img src=
    "http://ecx.images-amazon.com/images/I/51cub8AD-pL._SL500_AA300_.jpg" class="DrteTexte" alt="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51cub8AD-pL._SL500_AA300_.jpg" height="241" width="241">bateau.
    Mais il reste attaché au vieux, et tandis qu'il voit celui-ci repartir seul, à I'aube du quatre-vingt-cinquième jour, pour la pêche du dernier espoir, il reste confiant. Le vieux, de fait, est
    décidé à forcer sa chance : il a choisi d'aller très loin, au grand large, là où les autres ne vont pas, là où vivent les très gros poissons. Et là-bas, enfin, le sort le favorise : un énorme
    espadon de six mètres se laisse prendre à son hameçon. Le vieux et le poisson vont combattre dans la solitude de la mer pendant trois jours et trois nuits. Le fil qui les relie dans une même
    souffrance va créer une curieuse intimité, le vieux parlera à son poisson, l'appellera même son "frère". Mais il reste que l'un des deux doit mourir : ce sera le poisson. Le vieux a-t-il vaincu
    sa malchance ? Hélas, sur le chemin du retour, des requins le harcèlent sans relâche, et ne laissent de sa superbe prise qu'une misérable carcasse. C'est un homme brisé que Manolin accueille au
    port.</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>La solitude est un thème cher à <strong>Hemingway.</strong> Mais ici, elle
    prend une dimension nouvelle, réellement physique. La mer fait plus qu' éloigner les autres, elle les efface littéralement. Allégorie pour exprimer la souffrance de l' écrivain
    ?...</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>Extraits
    :</em></span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Il appelait l' océan <em>la mar,</em> qui est le nom que les gens lui donnent
    en espagnol quand ils l' aiment. On le couvre aussi d' injures parfois, mais cela est toujours mis au féminin, comme s' il s'agissait d'une femme. Quelques pêcheurs parmi les plus jeunes, ceux
    qui emploient des bouées en guise de flotteurs pour leurs lignes et qui ont des bateaux à moteur, achetés à l'époque où les foies de requin se vendaient très cher, parlent de l'océan en disant
    <em>el mar</em>, qui est masculin. lls en font un adversaire, un lieu, même un ennemi. Mais pour le vieux. l'océan c' était toujours <em>la mar,</em> quelque chose qui dispense ou refuse de
    grandes faveurs ; et si l<em>a mar</em> se conduit comme une folle, c' est parce qu' elle ne peut faire autrement : la lune la tourneboule comme une femme.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <strong><span style=
    "font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    ***</span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">"Si le gosse était là, il pourrait me frictionner la main. il me plierait le
    poignet, pensait-il. Bah ! ça finira bien par se remettre en place."</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Tout à coup, avant même de voir l'inclination de la corde se modifier, il
    sentit quelque chose de nouveau dans la tension de la ligne. Pesant de toutes ses forces sur le fil,&nbsp; le vieux se donnait de la main gauche de grands coups contre la cuisse. La ligne,
    lentement, arrivait.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">- Le voilà qui monte. dit-il. Allez, main, allez, crénom !</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Lentement. régulièrement la ligne montait ;&nbsp; soudain l'océan se souleva en
    avant de la barque et le poisson apparut. ll n' en finissait pas de sortir ; l'eau ruisselait le long de ses flancs ; il étincelait dans la lumière ; sa tête et son dos étaient violet foncé ; le
    soleil éclairait en plein ses larges rayures lilas. ll avait un nez très long, aussi long qu'une batte de base-ball, et pointu comme une épée. Le poisson émerga tout entier, puis, avec l'aisance
    d' un bon nageur, replongea. Le vieux eut le lemps d' apercevoir la grande queue en forme de faux qui s' enfonçait,&nbsp; tandis que la ligne recommençait à galoper.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br>
    <strong><span style=
    "font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp; ***</span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><strong><span style=
    "font-size: 14pt;"><br></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Alors,&nbsp; il décrocha la barre du gouvernail, la prit à deux mains et se
    remit à cogner dans tous les sens. Mais les requins se pressaient contre la poupe. Tantôt l'un derrière l'autre, tantôt ensemble, ils s'élançaient sur le poisson, arrachant des morceaux de chair
    que l' on voyait briÌler à travers l' eau quand ils se retournaient pour revenir à la charge. Un dernier survint, qui s'attaqua à la tête. Le vieux comprit que tout était fini. II bran dit la
    barre et l' abattit sur la mâchoire même du requin qui était comme coincée dans les cartilages de la tête du poisson. II cogna deux fois, trois fois, dix fois. La barre se rompit. II continua à
    cogner avec le morceau cassé. ll le sentit entrer dans la bête ; déduisant de cela qu' il était très pointu, il frappa encore. Le requin lâcha prise et se tordit. C' était le dernier de la meute.
    ll ne restait plus rien à manger pour personne.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>Notes
    :</em></span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>"On n'a jamais écrit un bon livre avec des symboles déterminés d'avance
    puis fourrés dedans. Les symboles de ce genre ressortent comme le raisin dans le pain aux raisins (...) J'ai essayé de créer un vrai vieil homme, un vrai&nbsp; jeune garçon, une vraie mer, un
    vrai poisson et de vrais requins. Mais si je les ai faits assez réels et fidèles, ils signifieront bien des choses. Le plus dur est de rendre quelque chose absolument vrai et quelquefois plus
    vrai que la réalité."</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>- Hemingway dans une interview du Time
    "</em></span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>ll ne faut pas s'attendre à trouver dans <strong>Le Vieil Homme et la
    mer</strong> un renouvellement&nbsp; thématique quelconque. L'effort humain, la solitude, le sens de&nbsp; a vie, la présence de la mort : ces thèmes noués et dénoués tout au long de l'oeuvre de
    <strong>Hemingway</strong> sont encore présents ici. La seule différence, peut être, consiste en ceci qu'ils sont tous poussés à l'extrême, de la façon la plus
    radicale."</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em>- Jorge Semprun</em></span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><br>
    "En mettant les choses au mieux, le fait d'écrire implique une vie solitaire. Les organisations destinées aux écrivains portent remède à la solitude de l'écrivain, mais je me demande si elles
    améliorent son oeuvre. Sa stature publique s'en accroît tandis qu'il se dépouille de sa solitude, mais souvent son oeuvre se dégrade. Car il fait son oeuvre seul, et s'il est assez bon écrivain
    pour cela, il doit chaque jour affronter l' éternité, ou l'absence de cette éternité (...)."</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><em><strong>- Discours de Hemingway lors de la remise de son prix
    Nobel</strong><br></em></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 17 Feb 2010 11:29:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-ernest-hemingway-le-vieil-homme-et-la-mer-48944432.html</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-ernest-hemingway-le-vieil-homme-et-la-mer-48944432-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Ernest Hemingway]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-ernest-hemingway-48662515.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>1898&nbsp;&nbsp; 1961</em></span></strong></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Ernest Hemingway appartient à ce que Gertrude Stein a appelé
    &lt;&lt;la génération perdue&gt;&gt; *,&nbsp; c'est à dire la génération des Américains nés à peu de chose près avec le siècle et jetés dans la tourmente de la&nbsp; Première Guerre mondiale
    avant d'avoir pu connaître une existence normale.</em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br></em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong>* <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ration_perdue"><cite>fr.wikipedia.org/wiki/Génération_perdue</cite></a></strong></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Les survivants en étaient&nbsp; revenus désaxés et désabusés. Partis pour
    une croisade, pensaient-ils, ils ne virent en Europe que massacres absurdes au lieu de batailles épiques, et que victimes pitoyables au lieu de héros. Ils leur fut dorénavant <img src=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/28/ErnestHemingway.jpg/250px-ErnestHemingway.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/28/ErnestHemingway.jpg/250px-ErnestHemingway.jpg" height="208" width="162">impossible de croire aux notions de gloire, d'honneur et de
    patrie. Les romanciers de cette génération rejetèrent donc toutes les valeurs traditionnelles et perdirent la foi en tout idéal. Ils exprimèrent leur désarroi et leur désenchantement un peu à la
    manière de ces autres</em> <strong>&lt;&lt; enfants du siècle&gt;&gt;</strong> <em>qu'avaient été les romantiques français, mais sur un tout autre mode et sans lyrisme. Peu à peu, cependant,
    leurs plaies morales se refermèrent et <strong>Hemingway,</strong> en particulier, s'est attaché à redonner sens et valeur à la condition humaine. Son oeuvre suit une courbe qui va d'un
    scepticisme désespéré aux affirmations d'un stoicisme à la Montherlant et même d'une foi retrouvée en l'amour et en la fraternité de tous les êtres.</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Cette épreuve fut d'autant plus traumatisante pour
    <strong>Hemingway</strong> qu'il sortait d'une famille très bourgeoise et très pieuse du Middle-West. <strong>Il est né le 21 Juillet 1899 à Oah Park (Illinois).</strong> Son père était
    gynécologue et sa mère avait renoncé à sa carrière de cantatrice pour l'épouser. Elle se rattrapa en les dominant, lui, et leurs enfants. Le couple habitait à Oak Park, petite ville cossue de la
    banlieue de Chicago. Le jeune <strong>Hemingway</strong>&nbsp; y passa toute son enfance, dans une atmosphère très puritaine d'où il pouvait cependant s'échapper chaque été lorsque toute la
    famille allait passer des vacances au milieu des bois qui entourent le lac des Wallons au nord du Michigan. C'est là qu'il fit son apprentissage de chasseur et de pêcheur, ainsi qu'il l'a raconté
    dans les contes qui ont pour héros le jeune Nick Adams, qui n'est autre que lui-même.</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>A l'inverse de <strong>Fitzgerald, de Dos Passos et même de
    Faulkner</strong>, <strong>Hemingway</strong> n'alla jamais à l' Université et se donnait volontiers des airs d'autodidacte, mais il fit néanmoins de très solides études à l'excellente High
    School d'Oak Park avant de se lancer dans le journalisme. Il&nbsp; fut pendant plusieurs mois reporter au&nbsp; &lt;&lt;Kansas City Star &gt;&gt; qui était à cette époque un des meilleurs
    quotidien des États-Unis. C'est alors, prétendait-il, qu'il apprit à écrire, en appliquant soigneusement les règles qu'imposait le rédacteur en chef :&nbsp;&nbsp;</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&lt;&lt; Faites des phrases courtes. Faites des introductions brèves.
    Servez-vous d'un anglais vigoureux. Soyez affirmatif et non négatif... &gt;&gt;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Lorsque les États-Unis entrèrent en guerre, <strong>Hemingway</strong>
    voulut s'engager pour se battre en Europe et voir de près ce qui s' y passait, mais, sa vue étant mauvaise, il n'obtint de partir que comme conducteur d'ambulance, et il fut affecté à la Croix
    Rouge italienne. Il&nbsp; subit&nbsp; pourtant l'épreuve du feu, car, le 8 juillet 1918, au petit jour, à Fossalta di Piave, un obus autrichien tomba sur un groupe d'hommes dont il faisait partie
    alors qu'il distribuait du chocolat et des cigarettes en première ligne. Un des hommes fut tué et un autre très grièvement blessé. <strong>Hemingway</strong>, lui même touché, le chargea sur son
    dos et essaya&nbsp; de gagner l'arriè</em></span></span>re.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>I<span style="color: #800000;">l fut par deux fois atteint par un tir de mitrailleuse avant d'arriver au
    poste de secours. On dut extraire de ses jambes une vingtaine d'éclats d'obus. Il&nbsp; passa plus de trois mois dans un hôpital de Milan. Il s'éprit à ce moment-Ià d'une jeune infirmière
    américaine qui lui servit de modèle pour Catherine Barkley dans <strong>"L' Adieu aux armes"</strong>. Il&nbsp; aurait voulu l'épouser, mais elle lui préféra un officier italien. Cet échec
    I'affecta d'autant plus qu'il&nbsp; souffrait de désordres nerveux - d'insomnies torturantes en particulier - depuis sa blessure. Il essayait de s'en guérir en lisant beaucoup - et aussi en
    buvant - pour oublier I'effrayante rencontre avec la mort qu'il avait faite à Fossalta et qu'il décrivait en ces termes dans une lettre à un ami :</span></em> <span style=
    "color: #800000;">&lt;&lt; J'ai senti mon âme, ou quelque chose comme ça, qui quittait mon corps, comme lorsqu'on tire un mouchoir de soie de sa poche par un coin. Elle tournoya autour de moi,
    puis revint, rentra de nouveau dans mon corps, et je cessez&nbsp; d'être mort. &gt;&gt;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br>
    <img src="http://www.rochester.edu/College/ENG/theatre/dramaturgical/gertrudestein.jpg" class="GcheTexte" alt="http://www.rochester.edu/College/ENG/theatre/dramaturgical/gertrudestein.jpg"
    height="141" width="176">Comme beaucoup de jeunes gens de sa génération, <strong>Hemingway</strong> eut du mal à se réadapter. Il rompit avec ses parents qui ne le comprenaient pas, reprit du
    travail comme journaliste, se maria et alla s'installer à Paris dès 1921. Il voulait écrire et s'imposa une discipline rigoureuse, qu'il a décrite dans son livre de souvenirs de cette époque,
    <strong>"Paris est une fête".</strong> Guidé par <strong>Gertrude Stein</strong> et le poète <strong>Ezra Pound,</strong> i! s'efforça d'atteindre à un style aussi laconique que <img src=
    "http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:VhcPNRp2K89pmM:http://epc.buffalo.edu/authors/pound/ep.jpg" class="DrteTexte" alt=
    "http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:VhcPNRp2K89pmM:http://epc.buffalo.edu/authors/pound/ep.jpg" height="113" width="120">possible dans des récits très concis&nbsp; dont il publia sans grand
    succès un recueil en 1925 sous le titre&nbsp; <strong>"De nos jours</strong>". Il ne réussit à percer que lorsque parut en 1926 son premier roman, <strong>"Le Soleil se lève aussi"
    **.</strong></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong>**</strong></em></span></span></span> <cite><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_soleil_se_l%C3%A8ve_aussi">fr.wikipedia.org/wiki/<strong>Le_soleil</strong>_<strong>se</strong>_<strong>lève</strong>_<strong>aussi</strong></a></cite>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br>
    Le second roman de <strong>Hemingway,</strong> <strong>"L' Adieu aux armes" ***,</strong> est tout aussi désespéré. Il y aborde, avec dix ans de recul, le sujet de cette guerre qui I'avait si
    profondément marqué. Le titre, emprunté à un poème patriotique anglais, est ironique, car on y voit tout au long que la guerre n'a aucun sens et que I'amour ne vaut pas mieux. Le héros, en effet,
    le lieutenant Frederick Henry, ambulancier américain dans I'armée italienne, comme <strong>Hemingway,</strong> après avoir conclu une paix séparée, c'est-à-dire déserté et être passé en Suisse
    avec une jeune infirmière anglaise, Catherine Barkley, qui I'a soigné à Milan et qu'i! aime d'un grand amour sans phrases, s'aperçoit bientôt que le Destin auquel il croyait avoir échappé I'a
    pris à son piège. Après quelques mois de grand bonheur dans la pureté de la neige sur les montagnes, la jeune femme meurt ainsi que son bébé dans une maternité de Lausanne des suites d'un
    accouchement difficile, et le livre s'achève sur une vision du héros partant sans but, le dos courbé sous la pluie.</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;">***<cite>r<a href=
    "http://rosannadelpiano.perso.sfr.fr/ONPA_Hemingway_html.htm">osannadelpiano.perso.sfr.fr/ONPA_<strong>Hemingway</strong>_html.htm</a></cite></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong>Hemingway</strong> lui-même n'a pas connu pareille épreuve. Il a
    réussi à oublier I'horreur de la guerre et l'absurdité de la vie en s'adonnant à deux divertissements, les courses de taureaux et à la chasse, auxquels il a consacré <strong>"Mort dans
    l'après-midi" (1932) et&nbsp; "Vertes collines d'Afrique" (1935).</strong></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong><span style="text-decoration: underline;">L'engagement
    politique</span></strong></em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><br>
    Après le succès de ses premiers romans et son second mariage, <strong>Hemingway</strong> s'installa en 1928 à Key West, à I'extrême pointe de la Floride, et plus tard à Cuba, près de La Havane,
    pour bien marquer son désir de rester en marge des États-Unis. C'était I'époque de la &lt;&lt;crise&gt;&gt;, mais les problèmes sociaux ne I'intéressaient pas.</em></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;">La guerre civile&nbsp; espagnole&nbsp; fait rage et &nbsp; le fascisme
    menace. <strong>Hemingway</strong>, sans hésiter, se range du côté des démocraties et, pour défendre la cause Républicaines espagnoles, écrit le texte d'un film documentaire : <strong>&lt;&lt; La
    Terre espagnole &gt;&gt;, et une pièce de théâtre : &lt;&lt; La&nbsp;&nbsp; Cinquième colonne &gt;&gt; (1938).</strong></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="color: #800000;">Il écrit à chaud un roman ou&nbsp; il utilise ses souvenirs récents, sans
    leur donner le temps de&nbsp; se décanter, comme <strong>Malraux</strong> l'a fait dans<strong>" l'Espoir ".</strong> Ce fut <strong>"Pour qui sonne le glas" **** (1940)</strong>
    :&nbsp;</span></em> <span style="color: #800000;">&lt;&lt;Nul homme n'est une île complète en soi-même ; chaque homme est un morceau du continent, une partie du
    Tout...&gt;&gt;<br></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;">****</span><span style="color: #800000;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/.../Pour_qui_sonne_le_glas_(roman)"><cite>fr.wikipedia.org/.../Pour_qui_sonne_le_glas_(roman)</cite></a></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Quand éclate la Seconde Guerre&nbsp; mondiale, <strong>Hemingway</strong>
    se contenta de patrouiller pendant plusieurs mois sur son yacht dans la mer des Antilles, avec l'espoir&nbsp; de détruire ou de capturer un sous marin allemand, mais en 1944, il se fit envoyer en
    Europe comme correspondant de guerre et prit part à ce titre à plusieurs missions aériennes au-dessus de l' Allemagne et au débarquement en Normandie.&nbsp; Il suivit les troupes&nbsp; et parfois
    même devança les alliées et entra, l'un des premiers dans Paris. Bien qu'il eût matière pour écrire, il traversa une période de stérilité dont la fin fut marquée par la publication en 1949&nbsp;
    <strong>"d' Au delà du fleuve et sous les arbres".</strong> Le livre connut un succès médiocre.</span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><br></span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;">Pour reconquérir son titre de champion (c'est ainsi qu'il voyait sa
    carrière), il écrivit un&nbsp; court récit : <strong>"Le Vieil homme et la mer (1952).&nbsp;</strong> Ce fut son chant du cygne. Après ce récit, <strong>Hemingway</strong> tourna en rond, à bout
    de souffle et à court d'imagination.&nbsp; Il revisita les lieux où il avait été heureux. Il n'avait plus la force d'écrire, ni de vivre. Désespéré, il y mit un point final en se <strong>tuant
    d'une balle dans la tête le 2 Juillet 1961.</strong><br></span></span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 Feb 2010 13:03:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-ernest-hemingway-48662515.html</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-ernest-hemingway-48662515-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Bertolt Brecht / Mère Courage]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-bertolt-brecht-mere-courage-48362998.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Chronique de la guerre de Trente Ans, vue à travers les
    vicissitudes d'une vaillante cantinière, mère de trois enfants qu'elle perdra I'un après I'autre, avant que la paix la prive aussi de son métier.</span></span></em></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span></em></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les coulisses de la
    guerre</span></span></em></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    &nbsp;Pendant la guerre de Trente Ans, du printemps 1624 jusqu'à l'hiver 1636, la cantinière Anna Fierling suit avec sa roulotte, de pays en pays, à travers I'Europe, des troupes de soldats
    &lt;</span></span></em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&lt;vêtus de trous, nourris d'ordures &gt;&gt;.</span></span> <em><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/61iCVsjpAwL._AA300_.gif" class="DrteTexte" alt=
    "http://ecx.images-amazon.com/images/I/61iCVsjpAwL._AA300_.gif" height="218" width="218">ElIe leur procure de la farine, des chaussures et,</span></span></em> <span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&lt;&lt;pour le cafard &gt;&gt;,</span></span> <em><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">de l'eau-de-vie. On l'appelle Courage parce que, disent ses fils,</span></span></em> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&lt;&lt;elle a eu peur de perdre son bien et qu'elle a traversé le feu des canons de Riga avec cinquante miches de pain dans sa
    roulotte&gt;&gt;</span></span><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">. Robuste et sensuelle, Anna s'est, pour survivre, armée de cynisme et de
    rapacité. La guerre est son gagne-pain :</span></span></em> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&lt;&lt;Si elle ne rapportait pas, les petites
    gens comme nous ne la feraient pas &gt;&gt;,</span></span> <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">explique t-elle. Elle a trois enfants, tous de
    père différent. En âge d'être soldats, ses deux fils, dont l'un est intrépide, l'autre un peu bête mais honnête, s'engagent, contre sa volonté. Sa fille, Catherine, est muette. L'innocence et la
    bonté d'âme de l'infirme font peur à Anna. SeIon une sagesse très brechtienne, chacun des trois enfants mourra victime de sa vertu -l'un de son courage, l'autre de son honnêteté naïve, la
    troisième de son grand coeur.</span></span></em> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&lt;&lt;Enviez ceux qui en sont quittes !
    &gt;&gt;-</span></span> <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">chante l'un des personnages.</span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>Une vision satirique du courage</strong></span></span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A travers dialogues et chansons d'un humour sombre, toujours percutants,
    <strong>Brecht</strong> fait le procès du courage : ainsi la vaillance de la cantinière n'est dictée que par son instinct de survie et son âpreté au gain ; quant aux prétendus &lt;&lt;exploits
    &gt;&gt;de son fils, ils lui valent d'abord la gloire, mais ensuite, lorsque la paix est en vue, la condamnation à mort et l' exécution. Le jeune soldat est en effet coupable d'avoir
    accompli&nbsp; &lt;&lt;un exploit de trop &gt;.</span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Extraits
    :</span></span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Chanson du premier tableau de Mère
    Courage</span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Mon capitaine assez de batailles<br>
    Tes fantassins, laisse-les souffler<br>
    La Mère Courage, pour la piétaille<br>
    A des chaussures qui tiennent aux pieds.<br>
    Couverts de gale, rongés de vermine,<br>
    Ils traînent tes canons sans renâcler<br>
    Si à la mort faut qu'ils cheminent,<br>
    Ils veulent au moins de bons souliers.<br>
    Le printemps vient, debout chrétiens !<br>
    La&nbsp; neige a fondu sur les morts.<br>
    Et tout ce qui se traîne encore<br>
    repart en guerre sur les grands chemins.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <strong><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; <span style=
    "font-size: 18pt;">***</span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></strong><br>
    <strong>Mère Courage expose sa sagesse à son ami Le Cuisinier</strong></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    COURAGE. Ça doit être un bien mauvais capitaine.<br>
    LE CUISINIER. Il est glouton,mais pourquoi mauvais capitaine ?<br>
    COURAGE.Parce qu'il lui faut de braves soldats. S'il savait faire un bon plan de bataille, il n' aurait pas besoin de braves, des soldats suffiraient. D'ailleurs partout où on trouve de grandes
    vertus, on peut être sûr qu'il y a quelque chose qui va de travers.<br>
    LE CUISINIER- .Je croyais que c' était bon signe les grandes vertus.<br>
    COURAGE.Non, c'est signe que quelque chose va de travers. Pourquoi ? lmagine que le capitaine est un sot, il conduira ses hommes dans un cul-de-sac. lls devront déployer du courage pour ne pas y
    laisser leur peau. Si le chef est un avare qui lésine sur le nombre de soldats à recruter, il faudra que tous ses gens&nbsp;&nbsp; soient d'une force herculéenne du premier au dernier. Si c' est
    un Jean-Foutre qui ne se soucie pas de ses hommes, ils seront forcés de se conduire avec la prudence du serpent. S'il les accable de ses exigences, ils ne tiendront qu'à force de fidélité. Tout
    cela, ce sont des vertus dont on n' a pas besoin dans un pays ordonné, avec un roi et des capitaines à la hauteur.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Berceuse de Mère Courage pour sa fille morte sous la
    mitraille</span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Dors mon amour<br>
    Fais dodo mon trésor<br>
    On crie chez la voisine,<br>
    Chez nous on câline<br>
    Tu vas dans la soie,<br>
    Dans la robe d'un ange<br>
    Retaillée pour toi.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 18pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 18pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ***</span></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Cette pièce sur la guerre a curieusement été écrite un an à peine avant la
    Seconde Guerre mondiale, en 1938 -39, alors que son auteur vivait en exil. Parue en allemand en 1950, <strong>Mère Courage</strong> a été mise en scène pour la première fois à Zurich, puis à
    Berlin, avec le Berliner Ensemble. L'année suivante, c'est Germaine Montero qui incarne avec succès la cantinière de Brecht au TNP de Jean Vilar. Si pour certains, comme pour le théoricien du
    théâtre Bernard Dort, la pièce annonce la Seconde Guerre mondiale - &lt;&lt;un enlisement, un effritement, la perte quotidienne de nos grands espoirs historiques, I'échec de la révolution<br>
    &gt;&gt;(Bertolt Brecht, Les Cahiers de I'Herne, vol. II,1979) - pour d'autres, comme le metteur en scène Antoine<br>
    Vitez, c'est un point de vue pacifiste un peu désuet, lié à la guerre de 14, qui triomphe ici : &lt;&lt;La pièce de Brecht, dit-iI, est pessimiste et pleine de tendresse pour cette figure de Mère
    Courage qui incarne en fin de compte le courage du pauvre, le courage d' Arlequin, le courage du lièvre comme dit Aragon (courageux comme un lièvre). Vous n'avez pas vu comme iI court le lièvre ?
    Quel effort iI fait pour fuir ? &gt;&gt;</span></span></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div class="txtpanelvideo">
    <h1>
      <strong><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">"Mère Courage et ses enfants" à la Comédie Française
      :<br></span></span></span></strong>
    </h1>
  </div><!--  player video-->
  <div class="container-flashplayervideo"></div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
     
    <div style="background-color: #000000; font: 11px/18px Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; color: #b4d2fe; width: 320px;">
      retrouver ce média sur <a style="font-weight: bold; color: #b4d2fe;" href=
      "http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAB98047393/mere-courage-et-ses-enfants-a-la-comedie-francaise.fr.html" target="_blank">www.ina.fr</a>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span><em><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Feb 2010 15:38:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-bertolt-brecht-mere-courage-48362998.html</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-bertolt-brecht-mere-courage-48362998-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Bertolt Brecht /]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-bertolt-brecht-48361112.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="color: #800000;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">1898&nbsp; 1956</span></em></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L'image que I'homme a laissée chez ses contemporains est
    contradictoire : militant courageux pour les uns, Bertolt Brecht a été perçu par d'autres comme un paysan rusé capable de se jouer de tous. Son oeuvre a suscité la ferveur enthousiaste, mais
    s'est attiré aussi les anathèmes les plus furieux. Pourquoi ce désaccord ? Brecht, par sa vie et son oeuvre, est au coeur même des luttes politiques et esthétiques de notre
    siècle.</span></em></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les combats de
    l'homme</span></em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Né en 1898 à Augsbourg, ce fils de directeur d'une fabrique de papier a vingt ans à la fin de la Première Guerre mondiale. Jeune étudiant en médecine, il découvre, en 1918, la réalité de la
    guerre. Le pacifisme de sa "<strong>Légende du soldat mort"</strong>, écrite à cette époque, lui vaudra d'être sur la liste noire de Hitler lors du putsch manqué par celui-ci à Munich en 1923.
    Désormais, sa vie sera celle d'un homme engagé, mêlé à toutes les phases importantes de I'histoire de son pays.</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img src=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f8/Bundesarchiv_Bild_183-W0409-300%2C_Bertolt_Brecht.jpg/240px-Bundesarchiv_Bild_183-W0409-300%2C_Bertolt_Brecht.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f8/Bundesarchiv_Bild_183-W0409-300%2C_Bertolt_Brecht.jpg/240px-Bundesarchiv_Bild_183-W0409-300%2C_Bertolt_Brecht.jpg" height="252" width=
    "184">A Augsbourg, il soutient d'abord la révolution <strong>spartakiste</strong>* qui, en 1919, éclate en Bavière. Installé à Munich en 1920 et ayant abandonné ses études de médecine pour se
    consacrer au théâtre,&nbsp; à la musique et au journalisme, il se joint à ces nouveaux révoltés que sont les expressionnistes : ses poèmes sentent le soufre anarchiste et nihiliste. A Berlin, à
    partir de 1924, où il s'est établi avec sa première femme Marianne Zoff, il s'associe aux efforts de ceux qui, par l' <strong>&lt;&lt;agit-prop**&gt;&gt;</strong> , essaient d'amener au théâtre
    et à la musique les classes sociales les plus défavorisées. Quand la crise économique touche durement l'Allemagne - on compte près de 5 millions de chômeurs en 1931 -, il est au premier rang des
    adversaires du national-socialisme. Dès 1932, il figure dans la liste des&nbsp; &lt;&lt; écrivains décadents &gt;&gt; publiée par le journal nazi&nbsp; &lt;&lt;Der Völkischer Beobachter &gt;&gt;.
    Le lendemain de l'incendie du Reichstag, le 28 février 1933, il doit s'enfuir avec sa seconde femme Hélène Weigel. Il gagne Prague, Vienne, Zurich, puis Paris, avant de s'installer finalement au
    Danemark, d'où il ne cesse de dénoncer les progrès du fascisme en Europe. En 1935, il est déchu par Hitler de sa nationalité.</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">* </span></em></span></span><span style="color: #800000;"><strong>mouvement
    d’extrême-gauche <a title="Marxisme" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marxisme">marxiste</a> révolutionnaire, actif en Allemagne&nbsp; pendant la&nbsp; Première guerre mondiale et le début de
    la révolution allemande.</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><strong>** Le</strong> <strong>théâtre d'agit-prop est un théâtre populaire, en ce sens qu'il s'adresse aux "prolétaires", mais également politique&nbsp;: un
    instrument d'agitation et de propagande.</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Devant l'avance des troupes hitlériennes, il repart en 1939 : Suède,
    Finlande, Californie. Là en octobre 1947, il doit se rendre à la convocation que lui a adressée la Commission des activités anti-américaines ; il parvient à déjouer les pièges des enquêteurs.
    Mais ne pouvant supporter la vague maccarthyste, il quitte peu après l'Amérique pour la Suisse, d'où, en 1949, il va monter <strong>"Mère Courage"</strong> à Berlin-Est. Il décide alors de
    s'établir dans cette ville divisée et d'apporter son soutien au nouveau régime d'inspiration communiste. Collaboration qui exclut toute soumission : en 1953, il critique publiquement la
    répression du soulèvement ouvrier de Berlin-Est, puis certaines options de la politique culturelle de la R.D.A. Cela ne l'empêche pas, en 1954, d'être appelé à siéger au conseil artistique du
    ministère de la Culture. En 1956, peu avant sa mort, il publie une "<strong>Lettre au Bundestag"</strong> de Bonn contre le réarmement de l'Allemagne Fédérale. <strong>Il meurt subitement le 14
    août 1956.</strong></span></em></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Feb 2010 14:58:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-bertolt-brecht-48361112.html</guid>
                        <comments>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-bertolt-brecht-48361112-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[XX ème / Fédérico Garcia Lorca / Noces de sang]]></title>
        <link>http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-federico-garcia-lorca-noces-de-sang-48050043.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La fiancée se prépare au mariage. Mais celui qu'elle va épouser n'est pas l'homme qu'elle aime.
    Son amour va à Léonard, à qui, autrefois, elle a dû renoncer. Le soir de ses noces, elle se laisse enlever,<br>
    entraÎnant, sans le vouloir, son fiancé et son amant dans la mor</span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "color: #800000;">t.</span></span></span></strong></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;">Une danse d'amour et de
    mort</span></em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;"><br></span></em><span style="color: #800000;">&lt;&lt; Mais. ma fille,
    qu'est-ce qu'une noce ? Les fleurs ? Les&nbsp; gâteaux ? Non. C'est un grand lit brillant avec un homme et une femme. &gt;&gt;</span> <em><span style="color: #800000;">L'affirmation d'une sagesse
    bien populaire dans la bouche d'une servante, au début de la pièce, est démentie par la suite : dans ces noces-là, il n'y aura pas de lit mais deux cercueils, <img src=
    "http://ecx.images-amazon.com/images/I/41H9VS7CW1L._SL500_AA300_.jpg" class="DrteTexte" alt="http://ecx.images-amazon.com/images/I/41H9VS7CW1L._SL500_AA300_.jpg" height="300" width="300">ceux du
    fiancé et de son rival. La fiancée est enlevée, le jour de son mariage, par Léonard, son ex-promis.<br>
    Le fiancé les poursuit, mais trouve la mort au cours d'un duel fatal aux deux hommes. Le triangle classique - la femme, I'amant, le mari - n'a ici rien à voir avec celui d'un adultère. La femme
    est chaste. Si elle a décidé de se marier, c'est pour oublier Léonard et refaire, comme lui, sa vie. Le seul responsable de la tragédie est un sentiment invincible.</span></em> <span style=
    "color: #800000;">&lt;&lt; Quand les choses arrivent à nos centres, personne ne peut les arracher &gt;&gt;</span> <em><span style="color: #800000;">dit Léonard en enlevant la fiancée. Une
    conception fataliste liant l'amour à la mort domine ici : Léonard n'est-il pas un parent de ceux qui, autrefois, ont assassiné le père et les frères du fiancé ?</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;">Un triptyque d'une fausse
    naïveté</span></em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #800000;"><br>
    Très courts, les trois actes et sept tableaux de <strong>"Noces de sang"</strong> (1933) constituent un triptyque à la Giotto, avec la styIisation des personnages et les contrastes du décor. Des
    dialogues laconiques alternent avec des chants - berceuses et ritournelles d'un lyrisme à la fois précieux et sombre. Tout dans le cadre - couleurs, écheveau de laine rouge, torrents ou forêt
    obscure - est symboIique. Mais s'il n'y a aucune connotation réaliste dans<br>
    le trio composé par la fiancée et les deux rivaux, certains personnages, en revanche, évoquent un contexte social précis : la mère du fiancé est une paysanne que sa morale traditionnelle fait
    vivre repliée sur le passé. le cimetière où dorment son mari et ses fils assassinés. Le père du fiancé ne pense qu' aux</span></em></span> <span style="color: #800000;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><em>richesses de la terre:</em> &lt;&lt; Ce qu'il faut, ma fille, c'est acheter, tout acheter. Si j'avais eu des fils, j'aurais acheté tout ce plateau, jusqu'au ruisseau...
    &gt;&gt;.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">Extraits
    :</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">Arrivée à la noce de Léonard, le cousin chéri et redouté de la
    fiancée</span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    LA SERVANTE.Léonard et sa femme sont déjà là. Ils ont été comme le tonnerre aussi vite qu'à cheval. La femme est arrivée morte de peur.<br>
    LE PÈRE. - Ce gars-là cherche un malheur : il a le sang mauvais.<br>
    LA MÈRE. - Le sang de sa famille. Cela a commencé avec son bisaïeul, le premier de la lignée qui ait tué un homme, et ça se perpétue dans sa maudite engeance. Manieurs de couteaux, gens au rire
    sournois...<br>
    LE PÈRE.- Nous n' allons pas parler de ça...<br>
    LA MÈRE. -J'ai mal jusqu'au bout des veines. Je ne vois en eux tous que leurs mains, pareilles à celles qui ont tué mes deux hommes. Tu me crois folle ? Eh bien, si je le suis, c' est de n' avoir
    pas crié autant que j' en avais besoin. J' ai dans la poitrine, toujours prêt à sortir, un cri que je maîtrise et cache sous ma mante. Car une fois qu' on a emmené les morts, les vivants doivent
    se taire. Il n 'y a que ceux qui n' ont rien à voir dans l' histoire qui aient le droit de clabauder.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <strong><span style=
    "font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    <span style="font-size: 18pt;">***</span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">Dans une sorte d'intermède
    poétique, la lune apparaît sous la forme d'un bûcheron au visage blanc et s'adresse aux branches</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    LA LUNE. - Je ne permets plus les ombres,<br>
    Mes rayons auront jeté<br>
    Jusqu'au dedans des troncs sombres<br>
    Une rumeur de clartés.<br>
    Le doux sang sur ma face<br>
    Et les joncs réunis<br>
    Que balance la nuit...<br>
    Qui se cache ? Allez-vous-en...<br>
    Non. Pas d'abri. Leur mort est prête.<br>
    Je fais briller sur leurs têtes<br>
    Une fièvre de diamants.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <strong><span style=
    "font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    <span style="font-size: 18pt;">***</span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">La fiancée explique son geste
    à la mère du fiancé</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    Je suis partie ! (Avec angoisse.) Toi aussi tu serais partie ! J'étais brûlée, couverte de plaies dedans et dehors. Ton fils était un peu d'eau dont j'attendais des enfants, une terre, la santé.
    Mais l'autre était un fleuve obscur sous la ramée, il m'apportait la&nbsp; rumeur de ses joncs, sa chanson murmurait. Je courais avec ton fils qui, lui, était tout froid comme un petit enfant de
    l'eau, et l'autre, par centaines, m'envoyait des oiseaux qui m' empêchaient de marcher et qui laissaient du givre sur mes blessures...</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Traduction de Marcelle Auclair, Gallimard,
    1947</span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
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    &nbsp;
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  <p>
    <em><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">Notes
    :</span></span></span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">Dans sa biographie de <strong>Lorca</strong>, Marcelle Auclair, traductrice
    et amie du poète, explique que la trame de la pièce s'inspire d'un fait divers qui a eu lieu pendant I'été de I'année 1928, près d' Almería : fiancé et invités d'une noce avaient attendu en vain
    la fiancée, partie en fait avec son cousin dont on découvrit plus tard le cadavre. L'histoire avait même donné naissance à une complainte locale.<strong>Lorca</strong>, qui a trouvé cette
    histoire dans un journal, y revient souvent et finit par écrire en 1932 <strong>"Noces de sang"</strong> en une semaine - trois cahiers format écolier. La pièce fut créée à Paris en juin 1938 au
    Théâtre de l' Atelier, avec Germaine Montero.</span></span></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><br></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">&lt;&lt;Federico, écrit Marcelle Auclair, préférait dans son drame cette scène
    où la lune et la mort sont les éléments et les symboles de la fatalité. (...) Il] se trouvait dans son élément, dans la hantise de la mort violente. &gt;&gt;</span></span></span> <em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">Pour elle,</span></span></span></em> <span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;">&lt;&lt;les héros de García Lorca sont en état de crise, chacun est tout entier en proie à
    un sentiment primaire, mais irrésistible, comme la faim, la soif, la naissance et la mort. Ce n'est pas de la littérature, mais la vie prise au piège de la sensibilité.
    &gt;&gt;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>-Marcelle Auclair, Enfances et mort de García Lorca, Le Seuil,
    1968</strong><br></span></span></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 10pt;"><br></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 14 Feb 2010 16:54:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.litterature-pour-tous.com/article-xx-eme-federico-garcia-lorca-noces-de-sang-48050043.html</guid>
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